Petit retour sur le BookCamp
17 06 2008Je parlais, samedi soir, de l’atelier auquel j’avais participé lors du premier BookBarCamp parisien.
Une rencontre fort intéressante, et où trop de sujets ont été abordés pour que je puisse en faire rapidement un compte-rendu. D’autant que vu le nombre d’ateliers, une seule personne ne pouvait tout voir ni tout faire !
Mais si on est intéressé par plus de détails, voici les liens vers ce qu’en disent les autres participants :
- Sur La Feuille, Hubert Guillaud propose son résumé, avec les liens vers d’autres articles à ce sujet ;
- Emmanuel Guillot, arrivé vers 16h, a tout de même pu participer à deux ateliers, qu’il commente sur son blogue d’auteur Lulu ;
- le blogue Bibliobsession 2.0 offre aussi un récit et de nombreux liens ;
- Marc-André Fournier a assisté à l’atelier de Bruno Rives (Ganaxa) sur les “supports enrichis” de lecture et fait part de ses observations ;
- sur le blogue de l’association Les Complexes, on fait le point sur les différences d’approches
- Christian Fauré, sur le blogue Hypomnémata, s’interroge sur ce qui fera ou non le succès des liseuses ;
- Il y a aussi le point de vue de Virginie Clayssen, de TeXtes, sur ce sujet, sur l’édition électronique et sur l’avenir de la librairie ;
- À propos de librairie, Bernard Strainchamps (de Bibliosurf), qui intervenait pour présenter la géolocalisation des livres, a mis en ligne le pendant temporel : une chronologie (Timeline) des documents et romans historiques sur les XXe et XXIe siècles. Une idée avancée au cours du BookCamp (par Sylvère, de Bibliobsession) et aussitôt réalisée !
À voir aussi :
- Les photos de Renaud Gevrey, du blog Attrape-cœurs ;
- les diapos de Virginie Clayssen, sur le thème “Qu’est-ce qu’un site d’éditeur 2.0 ?” ;
- et celles de Nathalie Quint et Hadrien Gardeur : Du livre personnalisé au livre service.
Tout un programme.
Pour finir, je ne voudrais pas manquer de citer des gens que j’ai rencontré à l’occasion de ce BookCamp et avec qui j’ai pu discuter, et notamment Xavier Cazin, ex-O’Reilly France, aujourd’hui cofondateur d’Immateriel.fr, qui se propose d’accompagner les éditeurs désireux de se lancer dans l’édition et la diffusion de livres numériques.
Eh oui, la crise boursière américaine a contraint O’Reilly à fermer une filiale française encore jeune et qui n’était rentable qu’un an sur deux…(1) Mais les gens qui y travaillaient ont un savoir-faire et une expérience en matière de publication et de diffusion en ligne dont ils peuvent faire profiter les éditeurs “classiques”. Eh oui, O’Reilly France gagnait de l’argent en vendant des livres électroniques sous forme de PDF — sans verrous numériques !
Citons aussi Pierre Mounier, chercheur en sciences sociales, qui anime Homo Numericus (site de veille et réflexions sur les implications sociales des TIC) et présentait le portail Revues.org (publication en ligne de revues de sciences humaines), édité par le CLEO avec le soutien du CNL du CNRS, de l’EHESS, de l’Université de Provence, de celle d’Avignon et d’Adonis. (Merci Marin Dacos pour ces précisions !)
François Bon n’était pas là, finalement : dommage, car il aurait eu bien des choses à dire en tant qu’auteur et éditeur numérique lui-même !
À lire aussi :
- Un article de Pierre Mounier sur Rue89 : “Le meilleur des deux mondes : allions droits d’auteurs et culture 2.0”.
Psst !
Si par hasard vous êtes en manque de BookCamp, j’espère que vous parlez italien ? Car il y en aura un à Rimini le 11 juillet, organisé par Mario Guaraldi (des éditions Guaraldi), Antonio Tombolini, de Simplissimus (“le site qui aime les livres et leur futur”) et Marco Barulli, de Clipperz (gestion en ligne des mots de passe).
___________- Par comparaison, notons que Lulu n’est pas encore rentable. Et qu’Amazon avait failli décrocher en 2001 après l’éclatement de la bulle Web. [↩]












Oui, j’ai été surpris aussi d’apprendre que lulu n’est pas rentable, car aux conférences de presse auxquelles j’avais assisté jusque là, ils parlaient d’un doublement du chiffre d’affaire en France en un an. Comme quoi, il ne faut pas confondre chiffre d’affaire et bénéfices, voire rentabilité !
Bravo pour le côté fédérateur de ton article en tout cas.
Lulu n’est pas rentable en France, ou globalement ?
À ce que j’ai compris, globalement.
Bonjour,
Merci pour ce billet. Une petite précision, cependant : Revues.org et le Centre pour l’édition électronique (CLEO) sont des initiatives qui se sont développées et continuent à se développer sans le soutien du CNL… En revanche, c’est grâce au soutien du CNRS, de l’EHESS, de l’Université de Provence et de l’Université d’Avignon, sans oublier le Très grand équipement Adonis, que le CLEO fonctionne.
Cordialement,
Marin Dacos