Un concours aux éditions Filaplomb

14 05 2008

Un concours en ligne, pour gagner de quoi lire ? C’est du 15 au 25 mai et c’est chez Filaplomb, éditeur de nouvelles en petits volumes.

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Recommandé par des Influenceurs

Premier prix : 1 an d’abonnement, soit 24 nouvelles. De quoi découvrir pas mal d’auteurs…



Un pas en avant, deux pas en arrière

13 05 2008

Bon, autant l’avouer tout de suite : je n’ai pas pulvérisé de records d’écriture durant ce week-end à rallonge. En fait, la barre de progression a même reculé de plus de 50 000 signes.

Photo : Nevall Jacobs. Sur le bouton : suppr. Texte : Révisions : c'est l'occasion d'apporter votre contribution au monde de la littérature (Sean Lindsay, 101 Reasons to Stop Writing)

(Photo : Nevall Jacobs. Démotivateur par Sean Lindsay.)

Pourquoi ? Eh bien, en gros, c’est à cause de l’un des principes clefs de la fiction narrative :

“Il y a dix-neuf lois gouvernant l’art littéraire dans le domaine de la fiction romanesque – certains disent vingt-deux. […] Elles requièrent que tous les épisodes d’un récit soient des parties nécessaires de ce récit et contribuent à son développement.”(1)

Ainsi l'a énoncé Mark Twain il y a plus de cent ans, en des termes lapidaires que bien des auteurs modernes feraient bien de méditer.

C'est pourquoi j'ai coupé sans remords (quoique avec un léger pincement au cœur) trois chapitres et demi qui n'avaient rien à faire dans le récit en cours. Et puis retour au clavier pour avancer dans l'histoire ainsi débarrassée de ses à-côtés inutiles. Bien entendu, j'ai sauvegardé à part les chapitres excisés... On ne sait jamais.

Voici donc le résumé de mes activités d’écriture pour le week-end :

  • Rédaction : + 5947 caractères
  • Coupures : - 54 946 caractères
  • Ce qui place la barre de progression à : 307 510 caractères
  • Chose apprise grâce au Littré : le gruau n’est pas seulement une bouillie de céréales, mais aussi un type de farine, à la fois fine et riche en protéines.
  • Ambiance musicale : Bach, Susheela Raman, Luz y Norte
  • Aide chimique : thé vert, thé au jasmin
  • Aide féline : beaucoup de sieste.
  • Problème résolu par Gougoule : noms, origines et aires de répartition de diverses céréales ; leurs méthodes de culture, qualités nutritives, etc.
  • …Et il y a plein de trucs sur Internet : encore une vidéo bizarroïde ! Des chats sur un tapis d’exercice (YouTube)… Il faut le voir pour le croire. Trouvé sur Cute Overload, of course. Totalement ri-di-cule et hilarant. Au milieu de l’actu qu’on se paye, ça fait du bien.

À la semaine prochaine, j’espère.

___________
  1. “There are nineteen rules governing literary art in the domain of romantic fiction – some say twenty-two. […] They require that the episodes of a tale shall be necessary parts of the tale, and shall help to develop it.” Mark Twain, “Fenimore Cooper’s Literary offenses”. L’emphase est de moi, ainsi que la traduction. []


Une carte pour L’Héritier du tigre

11 05 2008

Vous avez remarqué, j’imagine, qu’il n’y a pas eu de rapport d’étape, le 8 mai. Pas que je n’aie rien fait, attention ! J’ai bien profité de ce jour férié pour avancer dans mon second roman, mais pas en termes de progression du compteur de signes, cette fois.

En revanche, j’ai passé un bon moment à passer au crible la chronologie de mon univers imaginaire, à vérifier que je ne m’étais pas trompée dans les noms des personnages, etc. Et j’ai complété une carte de la région où se déroule l’histoire. (Carte créée à la mimine, scannée et modifiée dans The Gimp, si vous voulez tout savoir. Et si vous trouvez que c’est un peu fouillis, désolée : en matière de graphisme, je reste une amatrice.)

Comme c’est aussi celle où se déroule pour l’essentiel L’Héritier du tigre, je la reproduis ci-dessous à l’intention des lecteurs et lectrices qui désireraient suivre de près les pérégrinations du héros…

(Cliquer sur l’image pour télécharger en taille normale.)

Image : carte de Lizil, par Irène Delse (Creative Commons)

N.B. C’est un fichier image au format PNG, publié sous licence Creative Commons 2.0 (ce qui permet par exemple aux fans de poster la carte sur leur propre site, à l’identique ou dans un format différent, à condition de garder le nom de l’auteur d’origine, de ne pas en faire une utilisation commerciale et de publier les œuvres dérivées aux mêmes conditions).

C’est beau l’Internet. Et les logiciels libres aussi.

Si tout se passe bien côté éditeur, une carte similaire (mais sans doute un peu plus propre) pourrait figurer dans le tome 2 une fois celui-ci terminé. Bon, je vous laisse, il faut justement que j’y travaille !

P.S. du 11/05 : Je ne suis qu’une amatrice en matière de graphisme, disais-je. Voilà qu’une gentille lectrice me signale AutoRealm, un logiciel de cartographie libre et gratuit sous licence GPL, qui a été développé pour… créer des cartes de jeux de rôle ! Il existe en français et en anglais et fonctionne aussi bien sous Windows que sous Linux grâce à Wine. Bon, maintenant, il ne faut pas que j’en oublie d’écrire…



Alapage contre les libraires, nouveau rebondissement

10 05 2008

Comme me le signale gentiment un lecteur, la Cour de Cassation a rendu son verdict dans l’affaire des frais de port gratuits chez la librairie en ligne Alapage. Et il m’envoie un article de L’Expansion qui commente l’affaire :

“La livraison gratuite des livres gagne une bataille en France”

Article fort intéressant, même si la confusion sur le rôle de la Cour de Cass’ me chiffonne. L’auteur écrit en effet :

«la Cour de Cassation juge que le port gratuit d’un livre offert par un libraire en ligne ne constitue pas une infraction à la loi Lang».

C’est inexact. En fait, cette juridiction ne juge pas sur le fond, mais sur la forme. Quand elle rend son verdict, elle valide ou invalide le jugement précédent pour des questions de procédure non respectée, point. Pas besoin d’être un grand juriste pour le comprendre.

Ce qui s’est passé ici, en l’occurrence, c’est que la Cour de Cassation a cassé (invalidé) le verdict précédent de la cour d’appel qui avait donné raison au Syndicat de la librairie française (SLF) contre Alapage en mai 2007, cf. Livres-Hebdo.

À noter que le SLF avait aussi gagné en décembre dernier face à Amazon.fr. J’en avais parlé ici, reprenant l’analyse de Marc Autret.

Évidemment, la webrairie en question n’a pas perdu de temps pour faire sonner bien haut cette victoire sur le SLF : si l’on fait un tour sur sa page d’accueil, on trouvera un placard assez grandiloquent sur les “frais de port en révolte”, avec un poing levé bien soixante-huitard, pour faire mode. Ha, ha.

Bon. Si on y regarde de près, on constate que la gratuité des frais de port ne concerne que la France métropolitaine (tant pis pour les îles), sur trois types de produit :

  1. les livres, quel que soit le montant de la commande ;
  2. les disques, DVD et jeux vidéos à partir de 25 € de commande ;
  3. les “produits techniques” (hifi, vidéo…) à partir de 400 €, hors “famille 5” (les plus encombrants : écrans géants, par exemple).

C’est curieux comme ça donne l’impression que les livres sont utilisés par Alapage, Amazon et autres vendeurs en ligne comme produits d’appel… Pas très différent de ce que fait la Fnac, au fond, tant en ligne que dans ses boutiques physiques.



Prix des Imaginales 2008

10 05 2008

La septième édition du festival des Imaginales se tiendra dans deux semaines à Épinal, mais les lauréats du Prix Imaginales 2008 sont déjà connus. Sylvie Miller vient de poster le palmarès sur la liste SFFranco :

  • Roman en langue française : Le Trône d’ébène, de Thomas Day, chez Le Bélial;
  • Roman étranger traduit : Des Horizons rouge sang (Les Salauds Gentilhommes, 2), de Scott Lynch, traduit par Olivier Debernard, éditions Bragelonne ;
  • Œuvre pour la jeunesse : La Malédiction d’Old Haven, de Fabrice Colin, Albin Michel ;
  • Nouvelle(s) : le recueil Contes Myalgiques de Nathalie Dau, éditions Griffe d’encre;
  • Illustration : Guillaume Sorel pour Kane, l’intégrale T1, de Karl Edward Wagner, chez Denoël ;
  • Prix spécial : Les Enfants de Húrin, de J.R.R. Tolkien et Christopher Tolkien, traduit par Delphine Martin en collaboration avec Vincent Ferré et Daniel Lauzon, éditions Christian Bourgois.

Créé par la ville d’Épinal, le prix Imaginales récompense chaque année les meilleures œuvres de fantasy – cette littérature inspirée des contes et légendes dont Le Seigneur des Anneaux est l’archétype moderne.

Les lauréats reçoivent un Chat botté, statuette originale créée pour le festival par l’artiste Ottmar Hörl, ainsi qu’une dotation (1000 € pour le roman francophone, le roman étranger traduit, l’œuvre pour la jeunesse et l’illustration, et 250 € pour la nouvelle et le prix spécial du jury).

Pour la liste complète des finalistes, voir la page du prix sur le site officiel du festival.

Du beau monde, en somme, mais aussi quelques jolis coups de chapeau à de jeunes auteurs (ou moins jeunes, mais débutants), ainsi qu’aux éditeurs indépendants que sont Le Bélial, Bragelonne et Griffe d’Encre ; mais aussi les Moutons électriques, L’Atalante, le Calepin jaune, Glyphe, Mnémos…

Sans ces passionnés, ces découvreurs de talents, ces “rêveurs réalistes” que sont les éditeurs dignes de ce nom, il n’y aurait pas beaucoup de variété sur les rayonnages des librairies.

P.S. Et tant que j’y suis, je rappelle que le roman de Marc Vassart Les Larmes étaient leur pardon, publié chez Le Navire en pleine ville, est actuellement en compétition pour le Prix Imaginales des Lycéens.



Mes nouvelles sur le Cybook Gen3

8 05 2008

Un peu de publicité, si vous me permettez ! Et quelques bonnes nouvelles pour les amateurs de livres numériques. Vous connaissez le Cybook Gen3, la liseuse électronique de la société française Bookeen ?

Couvertures de La Faim et autres nouvelles

Le Cybook Gen3 est un appareil que j’aime beaucoup. Léger, maniable, et d’un grand confort de lecture grâce à la technologie e-paper… J’avais acheté l’un des tout premiers, et je ne l’ai absolument pas regretté.

Eh bien, je suis ravie d’annoncer que les Cybooks destinés à la France sont désormais livrés avec un lot élargi d’œuvres prêtes à lire, incluant 10 titres en français mis à la disposition gratuitement et sans DRM par le collectif d’auteurs Babelpocket – dont je fais partie !

Cf. le communiqué officiel paru aujourd’hui sur le blogue de Bookeen.

Parmi ces titres, mon recueil La Faim et autres nouvelles, mais aussi des œuvres d’Emmanuel Guillot, Jean-Pierre Julhes, Fred Vasseur… Des textes allant de la SF/anticipation au fantastique et à la fantasy.

Nous sommes en bonne compagnie, vu que le lot “prêt à lire” comprend aussi des textes en V.O. (anglais) de Cory Doctorow et Charles Stross.

Une précision : je ne touche rien sur les ventes du Cybook, à part un peu de notoriété et beaucoup, beaucoup de satisfactions d’amour propre ! Il s’agit d’un échange de bons procédés entre Bookeen et les auteurs autoédités regroupés dans Babelpocket : nous, auteurs, désirons être connus du plus large public possible ; tandis que Bookeen doit convaincre le plus de gens possible de l’intérêt de la lecture sur papier électronique.

La présence sur l’appareil tout juste déballé de la boîte de titres prêts à lire, et non seulement les classiques du domaine public, mais des œuvres d’auteurs contemporains faisant le pari du livrel, voilà un argument astucieux, pas vrai ?

Le Cybook Gen3, un livrel qui aime les auteurs…

Logo de Bookeen



Mick Jagger, les éboueurs et Jean-Pierre Pernaut

8 05 2008

Vous, je ne sais pas, mais ce matin, je le trouve bien réjouissant cet article de Télérama en ligne :

Les rois de la récup racontent comment ils ont vendu 15 000 francs les ongles de Johnny ou cédé à une admiratrice de Prince une bouteille de jus de fruit entamée par l’idole. Et Jean-Pierre Pernaut, équipé de gants de chirurgien pour ne pas altérer les empreintes de la célébrité, de brandir en plateau la fameuse canette de Jagger.

Le houblon aura finalement un goût amer pour JPP. Penaud, il devra reconnaître, dans l’émission suivante, s’être fait piéger. Les éboueurs de la jet-set n’étaient en fait que de malins farceurs, ravis de prendre la télé-poubelle au mot de sa fascination pour le trash.

Ah, les bonnes vieilles leçons de choses d’antan…

Manu Layotte et Jo Dahan, les deux auteurs du canular, ont tiré de leur happening télé de 1994 une «conférence-spectacle» qui se joue en ce moment à Nantes, jusqu’au 9 mai au bar de la Perle et le 10 au festival Les Désaxés.



Présences d’Esprits, n°54

6 05 2008

Encore une nouvelle pour les amateurs de littératures de l’imaginaire : le dernier numéro de Présences d’Esprits, la revue du Club du même nom, vient de paraître.

Illustration de Michel Koch - Couverture du numéro 54 de Présences d'Esprits - spécial Jack Williamson

(Illustration de couverture : Michel Koch)

Dans ce n°54, le plat de résistance est le dossier sur Jack Williamson, un auteur qui a accompagné toute l’histoire de la SF au long de ses 75 ans et plus de carrière.

Également au sommaire : “Luviana”, une nouvelle de Cyril de Sainte-Maréville ; des entretiens avec Manchu, Sire Cédric (Prix Merlin 2007) et Jean-Marc Ligny (auteur du très primé AquaTM) ; ainsi qu’une étude sur la figure de l’Autre dans les littératures de l’imaginaire. Et bien sûr les rubriques habituelles : l’Ansible, les Nouvelles de la Galaxie ; et des critiques de livres, bandes dessinées, cinéma, jeux…

50 pages N&B, couverture couleur, 5 Euros.

Pour se le procurer, ou pour commander les anciens numéros de la revue, tous les détails dans la boutique du Club Présences d’Esprits. (Et il reste également des exemplaires des anthologies Esprits mutants 1 et 2 : c’est l’occasion d’en profiter…)

Ah, et pour ne rien vous cacher : j’ai participé à la correction de ce numéro, comme des 3 ou 4 précédents, et je le recommande chaudement.



Et alors, ce deuxième roman ?

4 05 2008

Retour du fils de la vengeance de Zorro du rapport d’étape

Image : LOLcat - moderator kitteh disapproves ur submishinz

Voici donc le résumé de mes activités d’écriture pour le week-end :

  • Travail abattu : + 8753 caractères
  • Ce qui place la barre de progression à : 356 509 caractères
  • Mots appris à OpenOffice : “dégoutture” (mais il connaissait “égoutture”) ; “antiquement”.
  • Chose apprise grâce au Littré : l’expression “fleuret moucheté” est un pléonasme.
  • Ambiance musicale : Neil Young, Harvest Moon ; Lucas Ruiz de Ribayaz, Luz y Norte, enregistré par The Harp Consort.
  • Aide chimique : retour thé vert (caféine + anti-oxydants, elle est pas belle la vie ?)
  • Aide féline : ça va. Avec les beaux jours, la bestiole se met à faire la sieste au frais dans la baignoire…
  • Problème résolu par Google : rien pour cette fois.
  • …Et il y a plein de trucs sur Internet : connaissez-vous le groupe Cats Laughing ? Ou ce que faisaient des gens comme Steven Brust et Martha Bull avant de devenir auteurs de fantasy et science-fiction. Non, Cats Laughing n’existe plus, mais… ils ont un site Internet ! On peut écouter leur musique en streaming sur LastFM ou même télécharger des morceaux. Sans oublier de donner quelque chose avec Paypal si on apprécie. Les artistes, eux, n’en seront certainement pas mécontents…

Allez, bonne écoute, j’espère, et à la semaine prochaine pour de nouvelles indiscrétions.



Galaxies, nouvelle formule

3 05 2008

Une info qui devrait intéresser tous les amoureux de science-fiction : la nouvelle formule de la revue Galaxies est disponible !

couverture de Galaxies nouvelle série, numéro 1 - Alastair Reynolds, Neil Gaiman

L’ami Pierre Gévart, qui a repris les commandes après que Stéphanie Nicot soit partie vers de nouvelles aventures, vient d’annoncer la mise en ligne du site officiel de la revue. On peut y découvrir l’édito, le sommaire (entretien avec Neil Gaiman, nouvelles de Xavier Mauméjan, Robert et Claire Belmas, etc.) et des infos sur Alastair Reynolds, l’auteur mis à l’honneur.

Plus toutes les infos pratiques : s’abonner, commander les anciens numéros, etc. (Avec possibilité de payer en ligne.) Enfin, les anciens abonnés ne seront pas oubliés non plus.

À découvrir ou redécouvrir !