Désolée pour le peu de billets, ces temps-ci, mais il se passe que j’éprouve ces temps-ci un vieux coup de ras-le-bol envers le Net, les médias, l’actu, la blogoboule et tout ça. Bref, j’essaie de prendre un peu le large.
Sans vouloir spécialement marcher sur les plates-bandes d’Éric, d’ailleurs. Mais il y a des moments où décrocher du train-train devient aussi nécessaire que l’oxygène.
Voici tout de même un nouveau bulletin du front de l’écriture :
Rédigé le week-end du 14 Juillet : + 18 855 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 379 528 caractères
Ambiance musicale : Vangelis, B.O. du film Alexandre ; Anathema, Restless Oblivion.
Aide chimique : retour au thé. En plus, ça tue les microbes.
Aide féline : Le chat sur les genoux de l’auteure, c’est mignon, mais quand même pas très pratique pour écrire…
Découvert dans le Littré : le participe passé de bruire est “bruit”.
Mots appris à OpenOffice.org : “d’affilée”, “célébrante”, “coassante” (ces deux-là existaient au masculin), “raidement” (et aussi “roidement”), “tigrillon”.
…Et il y a plein de trucs sur Internet : Vous vous souvenez du fameux chat réveille-matin, le petit dessin animé de Simon Tofield (un Britannique, membre du studio d’animation Tandem Films) ? Sans oublier la suite, la séquence de la porte… Eh bien, ça continue ! Cette fois, le chat et l’homme sont devant la télé, et on peut deviner à l’avance qui aura le dernier mot… C’est bien simple, je jurerais que l’artiste s’est documenté auprès de mon propre fichu félin ! (Vidéo trouvée sur Cute Overload.)
Avec toute ma sympathie pour ceux qui partagent leur espace vital avec un félin…
— Sœur Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
— Je ne vois que la route qui poudroie et l’herbe qui verdoie… Hum, et aussi le tapuscrit qui s’allonge, bien sûr.
Voici donc un nouveau bulletin du front de l’écriture :
Rédigé ce week-end : + 11 057 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 360 673 caractères
Ambiance musicale : D. C. Simpson, Shiver ; J.-S. Bach, Six suites pour violoncelle seul, enregistré par Henri Demarquette.
Aide chimique : un grand verre de coca light.
Soutien moral félin : “Miaaou ?” Plaît-il ? “Mrraaaou !” Oui, mais encore ?“Maaaou…” C’est ça, c’est ça, j’ai compris. Les voilà, tes croquettes !
Mot appris dans le Littré : embabouiner (j’adore).
Problème du jour : comment perdre mon personnage (et le lecteur à sa suite) dans les couloirs d’un vieux château, sans m’y perdre moi-même. (Et non, je n’ai pas encore dessiné de plan.)
…Et il y a plein de trucs sur Internet : saviez-vous que Darwin aussi avait un blogue ? Si, si, je vous jure ! Il paraît que c’est la dernière mode, pour les personnalités d’outre-tombe… À déguster : Charles Darwin’s blog, rigoureusement scientifique et délicieusement british.
Allez, bon vent, mes agneaux, et à la semaine prochaine !
Non, non, chers lecteurs impatients, je ne vous oublie pas !
Histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes, voici un petit bulletin des mes travaux du week-end :
Rédaction : + 5206 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 349 616 caractères
Ambiance musicale : Lucas Ruiz de Ribayaz, Luz y Norte par The Harp Consort ; Luis de Narvaez, Los Seys Libros del Delphin de Musica, avec Hopkinson Smith à la vihuela de mano ; Anathema, Restless Oblivion.
Aide chimique : retour à la caféine du coca light, because chaleur. (Mais ça ne vaut pas le thé.)
Aide féline :un peu de bolduc, récupéré lors d’une fête d’anniversaire, et ce sont des heures d’amusement garantis pour l’animal.
Gaffe évitée : la fenêtre décrite, quelques chapitres auparavant, comme donnant vue sur une cour orientée à l’ouest, peut-elle permettre aujourd’hui de voir un jardin verdoyant et le soleil du matin ? Et comment ne perdre ni l’un ni l’autre passage ? Euh… C’est qu’il y s’agit donc d’une autre fenêtre, sur le mur opposé ! (Ouf !)
…Et il y a plein de trucs sur Internet : Just Follow Law ! Ou la découverte de Singapour et du cinéma singapourien par le professeur Zali L. Falcam. Indispensable.
Voilà, voilà. Merci de votre attention, mesdames et messieurs – et à la semaine prochaine, si vous vous en donnez la peine !
C’est ce que se dit l’auteure qui bosse le dimanche sans même gagner plus. Du moins pour le moment, vu qu’il faut tout de même que la chose soit terminée pour qu’on la publie et que je touche le moindre commencement de sous.
Sur ce, rendons compte :
Rédaction : + 3848 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 344 410 caractères
Ambiance musicale : Bach, L’Œuvre de luth, enregistré par Hopkinson Smith.
Aide chimique : en trois lettres, commençant par T.
Aide féline :la bestiole a de la suite dans les idées. Du genre, persister à croire qu’un menton de chat sur le clavier aide l’écrivain à taper…
Mots appris à OpenOffice.org : aucun. (J’ai dû bien le dresser.)
Chose apprise dans le Littré : la nuance entre les mots compagnon et camarade. Le premier, qui vient du vieux français compain, désigne à l’origine des gens qui prennent leurs repas (leur pain) ensemble. On peut donc être compagnons par hasard ou pour un moment sans être vraiment proches, alors que les camarades (de l’espagnol camarada, chambrée) sont des gens qui partagent le même genre de vie et les mêmes habitudes. D’où la différence, dans un parti bien connu, entre les camarades au sens plein et les compagnons de route, qui ne font pas partie des “élus”.
…Et il y a plein de trucs sur Internet : À propos de monstres, connaissez-vous The Unspeakable Vault (of Doom) ? Le webcomic lovecraftien (et génialement délirant) de François Launet. Détail amusant : le site a beau être en anglais, l’auteur est français et vit à Paris. Et voilà comment se répand la légende qu’il n’y a pas de webcomics français…(1) N.B. Pour les réfractaires à la langue de H. P. Lovecraft, il y a une traduction en français de quelques planches sur le site Cthulhu malin.
Hop. C’est tout pour le moment.
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Bon, il n’y en a certes guère en français, mais on pourrait arguer que c’est historiquement un genre américain, un peu comme le rock ‘n roll… [↩]
Heureusement qu’il y a aussi Maëster pour nous faire rire – jaune, mais c’est toujours ça de pris.
Sur ce, rendons compte :
Rédaction : + 3398 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 340 562 caractères
Ambiance musicale : Gambomania, par Ralph Rousseau Meulenbroeks (merci Magnatunes) ; Anathema, Restless Oblivion ; J.-S. Bach, Suites BWV 1010 à 1012, avec Pascal Montheilhet au théorbe.
Aide féline :une fenêtre donnant sur le jardin, c’est la télévision du chat. Pas besoin de réveiller la bestiole quand passe Canal Oiseaux…
Mots appris à OpenOffice.org : “s’étrécir” (mais il connaissait déjà la forme non pronominale “étrécir”).
Chose apprise dans le Littré : le mot “route” signifie au sens propre, et à l’origine, une voie percée dans une forêt.
…Et il y a plein de trucs sur Internet : avez-vous jamais vu naître un bébé bélouga ? (Source : Pharyngula, le blogue de P.Z. Myers, biologiste évolutionniste et grand pourfendeur de bigots.) N.B. Vidéo après la coupure pour ne pas alourdir ma page d’accueil :
Petit compte-rendu de mes activités d’écriture du week-end :
Rédaction : + 6456 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 337 164 caractères
Ambiance musicale : Altri Stromenti, Italian Music of the 17th Century ; Ralph Rousseau Meulenbroeks, Gambomania (et vive Magnatunes !)
Aide chimique : du thé, pour ne pas changer
Aide féline : “Miaaaou ?”
Mots appris à OpenOffice.org : châtelet, churent (verbe “choir”), bruissante (le participe “bruissant” est dans la liste, mais pas l’adjectif)
Ce que Gougoule a fait pour moi : me montrer des exemples de voûtes en berceau et plus généralement les différents types de voûtes.
Découverte insolite dans le Littré : “Il y avait un démon appelé Titivillus le vétilleux, qui apportait tous les matins en enfer un plein sac des syllabes que les moines avaient passées dans leur psalmodie de la nuit”, LE CLERO, Hist. litt. de la Fr. t. XXIV, p. 282 (les exemples du Littré, j’adore) !
C’est donc le désormais habituel compte-rendu de mes activités d’écriture pour le week-end :
Rédaction : + 7234 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 325 165 caractères
Ambiance musicale : Shiva in Exile, Ethnic ; J. S. Bach, Suites pour théorbe
Aide chimique : retour au thé, pour cause de temps frisquet.
Aide féline : les auteurs ayant un chat sont avisés que la concentration exclusive sur leurs écrits peut conduire la bête à se sentir négligée et à réagir par le fameux et très impressionnant “quart d’heure de folie furieuse féline”. À vos risques et périls.
Mot qu’OOo connaissait, à ma grande surprise : mézail
Question résolue grâce à Gougoule : une fronde, c’est efficace ; un fustibale, ça lance les pierres encore plus loin !
…Et il y a plein de trucs sur Internet : un panda roux, c’est mignon ; un bébé panda roux, c’est incommensurablement mignon. Pourquoi l’industrie du nounours n’a pas encore massivement investi dans cet animal, c’est un grand mystère. (Source : Cute Overload, natürlich.)
Vidéo après la coupure, pour ne pas surcharger la page d’accueil.
(Attention : risque d’implosion cérébrale. Personnes impressionnables et aigris chroniques s’abstenir !)
…Et il y a plein de trucs sur Internet : un Lolcat médiéval ? Chiche !
Livre d’heures du XIVe siècle (British Library, MS Stowe 17).
Oui, tout cela fait très moyenâgeux. Cela ne veut pas dire que toutes ces recherches serviront effectivement dans le bouquin, mais c’est utile d’avoir une idée du contexte technologique, économique et même stratégique auquel on a affaire.
Bon, autant l’avouer tout de suite : je n’ai pas pulvérisé de records d’écriture durant ce week-end à rallonge. En fait, la barre de progression a même reculé de plus de 50 000 signes.
Pourquoi ? Eh bien, en gros, c’est à cause de l’un des principes clefs de la fiction narrative :
“Il y a dix-neuf lois gouvernant l’art littéraire dans le domaine de la fiction romanesque – certains disent vingt-deux. […] Elles requièrent que tous les épisodes d’un récit soient des parties nécessaires de ce récit et contribuent à son développement.”(1)
Ainsi l’a énoncé Mark Twain il y a plus de cent ans, en des termes lapidaires que bien des auteurs modernes feraient bien de méditer.
C’est pourquoi j’ai coupé sans remords (quoique avec un léger pincement au cœur) trois chapitres et demi qui n’avaient rien à faire dans le récit en cours. Et puis retour au clavier pour avancer dans l’histoire ainsi débarrassée de ses à-côtés inutiles. Bien entendu, j’ai sauvegardé à part les chapitres excisés… On ne sait jamais.
Voici donc le résumé de mes activités d’écriture pour le week-end :
Rédaction : + 5947 caractères
Coupures : - 54 946 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 307 510 caractères
Chose apprise grâce au Littré : le gruau n’est pas seulement une bouillie de céréales, mais aussi un type de farine, à la fois fine et riche en protéines.
Ambiance musicale : Bach, Susheela Raman, Luz y Norte…
Aide chimique : thé vert, thé au jasmin
Aide féline : beaucoup de sieste.
Problème résolu par Gougoule : noms, origines et aires de répartition de diverses céréales ; leurs méthodes de culture, qualités nutritives, etc.
…Et il y a plein de trucs sur Internet : encore une vidéo bizarroïde ! Des chats sur un tapis d’exercice (YouTube)… Il faut le voir pour le croire. Trouvé sur Cute Overload, of course. Totalement ri-di-cule et hilarant. Au milieu de l’actu qu’on se paye, ça fait du bien.
À la semaine prochaine, j’espère.
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“There are nineteen rules governing literary art in the domain of romantic fiction – some say twenty-two. […] They require that the episodes of a tale shall be necessary parts of the tale, and shall help to develop it.” Mark Twain, “Fenimore Cooper’s Literary offenses”. L’emphase est de moi, ainsi que la traduction. [↩]
Voici donc le résumé de mes activités d’écriture pour le week-end :
Travail abattu : + 8753 caractères
Ce qui place la barre de progression à : 356 509 caractères
Mots appris à OpenOffice : “dégoutture” (mais il connaissait “égoutture”) ; “antiquement”.
Chose apprise grâce au Littré : l’expression “fleuret moucheté” est un pléonasme.
Ambiance musicale : Neil Young, Harvest Moon ; Lucas Ruiz de Ribayaz, Luz y Norte, enregistré par The Harp Consort.
Aide chimique : retour thé vert (caféine + anti-oxydants, elle est pas belle la vie ?)
Aide féline : ça va. Avec les beaux jours, la bestiole se met à faire la sieste au frais dans la baignoire…
Problème résolu par Google : rien pour cette fois.
…Et il y a plein de trucs sur Internet : connaissez-vous le groupe Cats Laughing ? Ou ce que faisaient des gens comme Steven Brust et Martha Bull avant de devenir auteurs de fantasy et science-fiction. Non, Cats Laughing n’existe plus, mais… ils ont un site Internet ! On peut écouter leur musique en streaming sur LastFM ou même télécharger des morceaux. Sans oublier de donner quelque chose avec Paypal si on apprécie. Les artistes, eux, n’en seront certainement pas mécontents…
Allez, bonne écoute, j’espère, et à la semaine prochaine pour de nouvelles indiscrétions.
L’héritier du tigre / Delse, Irène Le Navire en pleine ville, 2006 ; 1 vol. (442 p.) ; couv. ill. en coul., 20 cm. (Shalinka ; tome 1) (Collection Sous le vent).
ISBN : 9782916517025.
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