Irène Delse

"Je ne désire pas le pouvoir, mais je refuse d'être soumise au pouvoir d'un idiot." – Cordelia Vorkosigan
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Bilan d’écriture (provisoire)

Irène | 21 juin 2009 | 20 h 36 min

Encore un dimanche, et encore un modeste avancement de mon projet en cours, la révision du tome 2 du cycle de Shalinka. Faisons un peu le bilan…

  • Nombre de caractères: 572 521
  • Nombre de mots: 99 072
  • Mot appris à OpenOffice.org: «pis», comme dans «de mal en pis».

Eh oui, j’ai dû couper une certaine quantité de matériau. Quoi d’étonnant? Rien de pire pour plomber un roman que des longueurs. Tiens, au fait, vous connaissez la formule de la «solution à 10%»?

Texte final = (Premier jet) - 10% x (Premier jet)

C’est par cette formule, énoncée notamment par l’auteur de SF américain Ken Rand, que même le «King» (Stephen, bien sûr…) jure pour le peaufinage des manuscrits.

Voilà, vous aurez appris quelque chose aujourd’hui.

À part cela, j’ai (un peu) de neuf du côté des textes courts. Il y a une sympathique revue d’imaginaire francophone qui m’a demandé l’autorisation de reproduire un des textes du recueil La Faim et autres nouvelles. Plus de précisions quand ce sera finalisé, bien entendu.

Pour finir, un aveu: j’ai une nouvelle inédite qui est toujours en lecture auprès d’une revue, et j’ai normalement jusqu’au 30 juin pour avoir une réponse. Et comme on s’en doute, je suis sur des charbons ardents.

Ouh, là, là…

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écriture, Nouvelles, réécrire, romans, Tome 2
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Pendant ce temps, sur le front de l’écriture…

Irène | 9 juin 2009 | 10 h 57 min

Velouté de tigres à la crème - ne pas agiter

Je me suis embarquée depuis ce week-end dans une énième tentative pour terminer le roman en cours. Le tome 2, vous savez, la suite de Shalinka?

Bref, tout cela pour dire que je suis en pleine révision de la chronologie (je suis tombée sur des passages où le temps semblait bizarrement se dilater, d’autres où le fil des événements accélérait soudain sans raison – ça perturbe) et de la cohérence du récit. Et que ça me prend le plus clair de mon temps libre.

Résultat, moins de temps pour bloguer, pontifier sur les élections(1) ou disséquer la vie et les mœurs du monde des livres.

Je tâcherai tout de même de continuer à poster ici sur un rythme semi-quotidien, au moins un court billet ou un lien intéressant. (Ou inintéressant, pourquoi pas. Ce qui est formidable, avec le ouaibe, c’est qu’on a l’assurance de tomber sur au moins autant de gens qui ne s’intéressent pas à votre truc que de gens qui s’y intéressent. Et réciproquement)

Voilà, c’était la forte pensée du jour. Sur ce, je vous laisse.

À tantôt.

___________
  1. Ha, ha! Je vous renvoie à ma brillante analyse anticipée, en date du 25 mai 2009. Non, non, ne me remerciez pas… [↩]
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Hâte-toi lentement

Irène | 1 juin 2009 | 17 h 12 min

Ce vieil adage grec, qu’affectionnait l’empereur Auguste (si l’on en croit son biographe Suétone), est valable aussi parfois pour l’écriture.

Sur le bouton : suppr. Texte : Révisions : c'est l'occasion d'apporter votre contribution à la littérature (Sean Lindsay, 101 Reasons to Stop Writing)

Et ces derniers temps, je n’ai pas beaucoup parlé de l’avancement de mon deuxième roman sur ce blogue, je l’avoue. D’une part, en raison de certaines obligations extra-littéraires inévitables qui m’ont éloignée du traitement de texte…

Mais aussi parce qu’en termes de nombre de pages ou de caractères, il y aurait peu de changements. Mon travail, pour le moment, ne consiste pas à ajouter de nouveaux chapitres mais à modifier ceux qui existent, vers le milieu du roman, pour les rendre plus logiques, plus en phase avec ce qui vient après.

Bref, on enlève un mot ici, on en rajoute un là, on déplace telle phrase d’une ou deux pages… Un travail lent, frustrant, mais nécessaire… Si on veut pouvoir lire, au final, un texte qui tient la route!

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Une fête et du travail

Irène | 1 mai 2009 | 11 h 59 min

Écrivain, c’est un métier formidable. On peut travailler chez soi en pyjama le dimanche ou un jour férié, avec de la musique pour l’ambiance et une théière pleine de liquide stimulant.

Image : DETERMINATION - There’s a word for someone who never gives up writing. And a special room.

D’un autre côté, faut avouer, comme l’écriture ne rapporte guère, même une auteure publiée peut n’avoir de choix que de travailler le dimanche et les jours fériés à son deuxième roman. Soyons clairs: ce que l’on appelle “avoir un deuxième métier”, chez les zôteurs de mon genre, est en fait avoir un gagne-pain. Pas d’autre mot.

Et quand ledit gagne-pain est du genre classique, du lundi au vendredi, horaires de bureau, ma foi… Le dimanche et les jours fériés sont des jours de travail!

De travail d’écriture, évidemment. Nuance.

Au cas particulier, maintenant que j’ai bouclé le fameux “chapitre zéro”, l’étape suivante consistera en une nouvelle opération délicate:  rendre une certaine transition, vers le milieu du récit, plus crédible, plus cohérente, plus en accord avec le caractère des personnages impliqués…

Délicat, oui, mais pas impossible. À suivre très bientôt, ici même, pour de nouveaux développements.

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Et un chapitre clos, un…

Irène | 26 avril 2009 | 21 h 56 min

(Bande son: Massive Attack, Mezzanine; Hopkinson Smith, J.-S. Bach, L’Œuvre de luth.)

Nombre de caractères: 582 929

Avancement: +9445 signes

Mot appris à OpenOffice.org: “adorner” (Ben alors?).

Bizarre: le Littré ne distingue pas entre “orangerie” et “orangeraie”. (Le dernier mot date du XXe siècle, apprend-je.)

Et cela me permet de mettre un terme au “chapitre zéro” du roman, celui qui devrait permettre aux lecteurs n’ayant pas lu L’Héritier du Tigre de ne pas se sentir totalement perdus en abordant cette nouvelle aventure de Yenshaya… Le tout sans ennuyer ceux qui l’ont déjà lus.

Ce qui tombe bien. Je sais que mes fidèles lecteurs se demandent quand j’aurai fini, quand paraîtra ce deuxième roman… Deux choses:

  1. Comme je l’avais expliqué plus tôt, il y a encore du travail pour passer du premier jet à un texte publiable. Je viens de terminer une étape, donc ça avance. Mais je ne saurais dire quand j’aurai terminé. Sorry.
  2. Même quand j’aurai terminé, il faudra forcément un peu de temps encore à l’éditeur pour préparer la sortie du bouquin.

Donc, quelques mois encore. Faut s’y faire.

À ce propos, on se rappelle peut-être que ledit éditeur, Le Navire en Pleine Ville, s’était mis en cale sêche fin 2008 en raison de problèmes de santé. Pas de bol, depuis, il y a un truc qui s’appelle la crise économique, et ça n’arrange pas la trésorerie des éditeurs.

Où va-t-on, maintenant? Les mois qui viennent vont le déterminer. J’ai eu quelques échos encourageants du côté du Navire, mais ce n’est pas définitif.

Wait and see… Mais je vous tiendrai informés. Promis sur la tête du cavalier de Sleepy Hollow!

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écriture, chapitre zéro, Navire en Pleine Ville, romans, Shalinka, Tome 2, Yenshaya
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Et dix feuillets de plus!

Irène | 13 avril 2009 | 22 h 48 min

(Bande son: Tanita Tikaram, Ancien Heart.)

Nombre de caractères: 573 484

Avancement: +16 519 signes

Soit une bonne dizaine de feuillets(1) ajoutés au manuscrit durant ce long week-end de Pâques. Et vive la République laïque, une et indivisible!

Démotivateur: "Révisions" (101 Reasons to Stop Writing)

Cela m’a permis de faire avancer le “chapitre zéro” du roman, celui qui devrait permettre aux lecteurs n’ayant pas lu L’Héritier du Tigre de ne pas se sentir totalement perdus en abordant cette nouvelle aventure de Yenshaya… Mais sans ennuyer ceux qui l’ont déjà lus.

Sans entrer dans les détails, disons que je me suis inspirée du bon vieux principe narratif: “Show, don’t tell”, aussi valable en littérature qu’au cinéma.

___________
  1. Le feuillet est une unité employée dans l’édition pour évaluer la longueur d’un texte et correspondant à 1500 signes. Au temps des machines à écrire, on l’obtenait avec des pages comptant 25 lignes de 60 signes chacune. [↩]
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Chapitre zéro

Irène | 5 avril 2009 | 23 h 43 min

(Bande son: J. S. Bach on the Lute, par Paul Berget.)

Nombre de caractères: 556 965

Avancement: +10 688 signes

Après la greffe de chapitres de la semaine dernière, pour étoffer la dernière partie du roman, j’ai travaillé cette fois sur l’extrémité opposée du texte: j’ai commencé à rédiger un prologue (ou chapitre zéro, si on préfère). Le but étant bien sûr de permettre aux lecteurs qui n’avaient pas lu L’Héritier du Tigre de pouvoir prendre l’histoire en marche…

J’avoue que j’ai du mal avec ce genre de procédé littéraire. Question de goûts personnels. Je préfère sauter dans l’intrigue in medias res plutôt que de me fader les scènes d’exposition habituelles: qui, où, quand… Camouflées en péripéties(1) ou non.

Mais si on me dit que oui, c’est vraiment nécessaire, alors… D’accord, mon capitaine, je la suis, la feuille de route!

D’autant que je crois avoir trouvé le moyen d’accomplir la mission sans m’ennuyer ni larguer trop les lecteurs. Et sans recourir à un trop flagrant “résumé des épisodes précédents”. Je dois même dire que je suis assez contente de moi, mine de rien.

Tant que Zeus ne me foudroie pas pour hubris…

___________
  1. Comme c’est le cas en général dans la littérature “de genre” (par opposition à la “blanche”). [↩]
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Opération délicate: greffe de chapitres

Irène | 29 mars 2009 | 18 h 54 min

(Bande son: “Angel”, version Mezzanine, par Massive Attack.)

Je déteste l’heure d’été. Mais cela ne m’a pas empêchée de me remettre au boulot sur mon deuxième roman. C’est plus de la chirurgie plastique et reconstructrice que de la réécriture, en fait…

Entre autres problèmes signalés l’autre jour par l’éditeur, il y a la fin, à développer et étoffer pour amener le récit à un point satisfaisant.

C’est là qu’intervient une délicate greffe de chapitres.

Résumé des épisodes précédents: il y a quelques mois, pendant l’écriture du premier jet, j’avais mis de côté plusieurs passages qui me semblaient ne pas appartenir à l’histoire en cours, en me disant que cela pourrait servir de base au tome 3, dans le futur. Cela me semblait emmener les personnages un peu trop loin.

Soit. Mais puisqu’il s’avère que le tome 2 a besoin d’un ou deux épisodes supplémentaires, justement, et de faire évoluer encore un peu les personnages…

Oui, vous avez compris: j’ai repris les chapitres en question et je vais tenter de m’en servir comme d’une étape finale pour le tome 2. Une procédure simple dans son concept, mais plus compliquée à réaliser. Tant pis. Qui ne risque rien n’a rien!

Voici donc où en est le tapuscrit:

Nombre de caractères: 546 277 (soit 92 414 mots)

Feuillets: 394

Chapitres: 22

Âge du capitaine: euhh, non, ça, c’est autre chose!

Tiens, c’est l’occasion de citer un passage de Lois Lowry (auteure de nombreux livres pour la jeunesse), citée par Blake Stacey, à propos de la façon de terminer un livre:

Is there a rule that one can follow? Probably not. But there is, I think, a test against which the writer can measure his ending, his stopping place.

When something more is going to take place, but the characters have been so fully drawn, and the preceding events so carefully shaped that the reader, on reflection, knows what more will happen, and is satisfied by it — then the book ends.

(Y a-t-il une règle que l’on puisse suivre? Probablement pas. Mais il y a, je pense, un test que l’écrivain peut employer pour trouver une fin, un endroit un s’arrêter. Quand quelque chose de nouveau va prendre place, mais que les personnages ont été suffisemment bien cernés, et que les événements précédents ont été soigneusement amenés au point où le lecteur, à la réflexion, sait qu’il va y arriver bientôt autre chose et en est satisfait – alors le livre peut s’arrêter.)

À noter et à méditer.

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Des nouvelles de Shalinka-2

Irène | 27 mars 2009 | 11 h 23 min

logo du Navire en Pleine Ville éditeurEh oui, le feuilleton continue… Aux dernières nouvelles, j’en étais aux révisions de mon deuxième roman, dont j’avais terminé le premier jet en novembre 2008. J’avais également signalé que l’éditeur avait dû temporairement faire relâche pour raisons de santé, mais que j’espérais pouvoir bientôt annoncer un mieux.

Quoi de neuf entre temps?

Une bonne nouvelle: ça s’améliore question santé. Le Navire n’est pas complètement sorti des écueils, surtout que la crise économique ne rend les choses faciles pour aucune petite entreprise. Mais c’est encourageant. Et puis, plus égoïstement, j’ai eu l’avis d’Hélène Ramdani (ze éditrice) sur mon tapuscrit.

Une moins bonne: son verdict. “Il y a du travail!”

Bon, on s’en doutait un peu… Ce qui est mieux, c’est qu’elle m’a donné des indications précises sur la façon d’améliorer le truc.(1)

Problème n°1: Le début est un peu abrupt, on risque de perdre en route les gens qui n’ont pas lu le tome 1. Pas urgent, mais à retravailler.

Problème n°2: La fin, abrupte elle aussi, et insatisfaisante. Il faudrait une véritable résolution (sur le plan psychologique aussi bien que celui des événements) des tensions accumulées au cours des derniers chapitres. Nettement plus embêtant.

Deux faiblesses déjà assez délicates à corriger. Mais ce n’est pas tout…

Problème n°3: Vers le milieu du récit, il y a un moment où le héros passe un peu rapidement d’un statut à l’autre dans ses relations avec les autres personnages. Je ne vais pas tout déflorer (Spoilers, go home!), mais en gros, disons que dans le chapitre N, Yenshaya est isolé dans un milieu assez hostile (ou du moins qui apparaît tel), et dans le chapitre N+1, on le retrouve beaucoup plus à son aise, capable en tout cas de tirer parti de la situation. Il semble avoir trouvé ses marques… L’ennui, c’est que rien n’est venu l’expliquer.

Et là, j’avoue: en l’écrivant, j’ai eu un trou. J’ai senti qu’il manquait quelque chose, mais je n’arrivais pas à trouver une façon naturelle d’amener mes personnages d’une situation à l’autre. Or ce changement était nécessaire pour la suite de l’histoire.

J’ai donc décidé de passer outre, de brosser à grands traits les épisodes manquants, en espérant que cela fairait l’affaire. Quitte à y revenir plus tard.

Comme le dit à peu près un personnage  dans Le Contrat, de Donald Westlake:

“Il y a dans presque tous les romans un endroit où l’auteur est obligé de faire passer le personnage d’un état A à un état B, sans pouvoir toujours justifier ce passage. L’auteur couvre ses traces tant bien que mal, et la plupart du temps, les lecteurs ne s’en rendent pas compte. Mais pour pour des gens du métier, c’est visible.”

Dans mon cas, c’était même très visible, apparemment… Et voilà pourquoi je remets l’ouvrage sur le métier.

Car point de repos, dit Yahvé, pour les auteurs!

___________
  1. Eh ouais. Ça, c’est du bon travail d’éditrice: aider l’auteure à améliorer son texte, à donner le meilleur d’elle-même. [↩]
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Que faire quand vous avez terminé d’écrire ?

Irène | 2 novembre 2008 | 15 h 36 min

Maintenant que la rédaction de mon opus secundum est terminée,(1) que vais-je bien pouvoir faire ? Quelle question !

Tout ce que j’ai repoussé jusqu’ici pour donner la priorité à l’écriture, voyons…

  • Installer la version 8.10 d’Ubuntu, Ibex Intrépide ;
  • Lire les motions pour le congrès du PS(2) ;
  • Faire quelques billets de fond sur mon blogue ;
  • Sortir un peu, bouger, aller au cinéma, voir des amis… tout ça, quoi ;
  • Lire Nation, le dernier roman de Pratchett (miam) ;
  • Et j’en trouverai sans doute bien d’autres !

Tiens, faire le tri dans les quelques textes non publiés qui dorment encore dans mes tiroirs, histoire de voir s’il n’y a pas un appel à texte auquel ils pourraient coller. Bah, oui, encore du pain sur la planche, quoi.

À part cela… Vous reprendrez bien un petit lien pour la route ?

  • Il y a (toujours) plein de trucs sur Internet : “On enterre aussi les clowns”, une histoire du cirque vue par les cimetières. Auteur: Philippe Landru. Hé, ça ne s’invente pas…

Photo : tombeau d'Achille Zavatta au cimetière d'Asnières (détail)

___________
  1. Oui, c’est le premier jet seulement. Mais d’expérience, je sais que j’ai intérêt à laisser reposer quinze jours avant de relire. Moins stressant, plus efficace. [↩]
  2. Arf… Bon courage… [↩]
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