Des livrels sans DRM chez Eons

13 03 2008

Bonne nouvelle : l’éditeur de SF et fantasy Eons, qui est en France un pionnier de la vente de livres électroniques, va progressivement abandonner les DRM ! Jusqu’ici, ils proposaient des fichiers aux formats cryptés Secure Mobipocket et Secure Adobe PDF, mais ils sont en train de se convertir aux formats non encryptés.

(Source : Jean-Luc Blary, sur la liste de diffusion du Club Présences d’Esprits.)

Couverture : Yorg de l’île, d’Alain Le Bussy, aux éditions Eons.fr

Un premier titre est disponible aux formats PRC (Mobipocket) et PDF sans DRM : Yorg de l’île, d’Alain Le Bussy. D’autres devraient suivre. Plus d’infos dans la FAQ de l’éditeur.

Petit rappel des avantages pour les lecteurs : d’abord, contrairement aux fichiers “protégés”, le titre que vous achetez sera bien à vous ! Vous pourrez le sauvegarder ou le transférer sur un autre ordinateur ou périphérique de lecture autant de fois que vous voulez, sans avoir à vous inquiéter pour savoir si c’est autorisé ou non.

Pas non plus à vous casser la tête si vous n’avez pas un PC sous Windows (vu que les PDF “protégés” nécessitent une version d’Adobe Reader qui n’est pas disponible pour Mac et Linux) ou si vous voulez les transférer sur un Kindle ou Sony Reader (qui ne lisent pas les DRM de Mobipocket ni d’Adobe). Le premier lit les PRC sans DRM, le second les PDF itou.

D’où l’avantage pour l’éditeur et l’auteur : ces formats non cryptés permettent d’élargir le public susceptible d’acheter ces titres ! (Moi-même, il m’est arrivé de renoncer à acheter la version électronique de 150 Questions sur l’édition, par exemple, pour cause de mesures de protections made in Adobe incompatibles avec Linux.)

À noter que Eons continuera à vendre les versions en Mobipocket avec DRM, mais un peu moins cher que la version non cryptée.

Eh oui, c’est ça aussi, le prix de la liberté… ;)

Post-scriptum (25/03) :

En fait, cette offre est moins pratique (et moins sympathique) qu’il n’y paraît au premier abord. J’ai voulu acheter Yorg de l’île le 13 mars. Je paye par carte bleue : OK. Je reçois un courriel m’annonçant qu’il va y avoir une étape de validation (et je ne lis pas les détails, erreur de ma part) mais que je devrais pouvoir accéder à mon fichier dans les 24 h. Bon. Sauf qu’un jour passe, puis deux, et je ne reçois pas le courriel de confirmation. Là-dessus, autre chose occupe mon esprit, et j’oublie. Jusqu’à ce matin, où je reçois une lettre papier à l’en-tête des éditions Eons, me donnant… un code (une dizaine de lettres et de chiffres) à utiliser en ligne pour accéder au fichier ! Lettre postée le 14 mars, d’après le cachet. Je passe sur le retard lamentable de la Poste — une bonne semaine au bas mot, même en comptant le week-end de Pâques.

Non, ce qui m’agace profondément, c’est la procédure de “vérification” à laquelle Eons soumet les clients lors du premier achat d’un livrel sans DRM. Il paraît qu’il faut vérifier que le client a donné une adresse valide. Ah ? Mais si on utilise une carte bleue, on a forcément une “vraie” adresse, que diable !