Révisions
Irène | 27 janvier 2009 | 23 h 20 minUn truc amusant, dans ces travaux de réécriture, c’est quand je me rend compte que j’ai oublié un détail (une date, par exemple, ou le nom d’un personnage secondaire) qui figurait dans mon premier roman. Ou bien je ne suis plus sûre, tout d’un coup, si j’avais déjà fait figurer une information qui était anodine à ce moment mais qui prend de l’importance à mesure que l’intrigue se développe…
Heureusement, avec un traitement de texte, chercher la référence est d’une simplicité biblique. Ouvrir le fichier, rechercher le mot ou l’expression voulue… Et le tour est joué.
Quoi ? Pardon ?
Oui, les traitements de textes m’émerveillent encore ! En fait… Pff. Faut-il vraiment le dire ?
C’est là que j’accuse mon âge.
Quand j’ai commencé à envoyer des textes à des revues ou pour des anthologies, vers le milieu des années 80, je devais me débrouiller avec une machine à écrire, des carnets de notes et du blanc correcteur. Un trou de mémoire ? Compulsons des feuillets épars et des carnets griffonnés… Une modification importante ? Argh, tout retaper !
Il était même encore parfois possible d’envoyer des manuscrits rédigés à la main.
(Et je l’ai fait, une fois. Pour une antho de Philippe Curval. Qui m’a envoyé une très aimable et très encourageante lettre de refus.)
Aujourd’hui, c’est un autre monde. L’éditeur apprécie de recevoir – que dis-je, attend de vous – un fichier tapuscrit.
Mais j’aime bien vivre dans le futur. C’est tellement distrayant.
















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