Picorages au BookBarCamp

14 06 2008

14h et des poussières

Oh, joie, j’ai fini par trouver la Cantine ! Il ne fallait pas se fier au “12 passage des Panoramas” donné sur le site mais au 151 rue Montmartre.

On est en plein Silicon Sentier, au fait…

Bon, je tombe sur Sébastien Célimon puis Hubert Guillaud. Sébastien Dupont, de Lulu France, est là aussi. Et puis Céline, de Lulu aussi, que j’avais rencontrée au Salon du Livre et qui me taquine parce qu’elle se souvenait de moi mais pas moi d’elle !

14h15 Présentations : Hubert s’empare du micro et use de ses prérogatives d’hôte pour faire se présenter les gens.

Une centaine de gens, ce n’est pas une petite affaire. Les fumeurs rentrent pour se présenter aussi.

14h30 Oh, oh ! Les t-shirts attaquent ! Que serait une rencontre “Ouaibe 2.0” sans le t-shirt réglementaire, en effet… Les courageux le revêtent tout de suite. Moi, j’attendrai d’être en vacances. Merci.

15h Ateliers

Et me voilà à l’œuvre. Atelier sur les comportements de “l’auteur numérique”…

Qu’est-ce qu’un auteur numérique, au fait ? Étant la seule intervenante avec deux chromosomes X, c’est forcément “honneur aux dames”, et je me lance.

Moi : Un auteur, au sens étymologique, c’est celui qui augmente ce qui est, qui ajoute quelque chose au monde. Que ce soit écrire un texte, créer une image, organiser des éléments épars pour en faire une chose nouvelle (je pense à l’œuvre multimédia, mais aussi aux collages, anthologies, etc.)

Merci Jorge Luis Borges, au fait. (Et son traducteur français. El Hacedor => L’auteur et autres contes.)

Apparaît vite un clivage entre auteurs et éditeurs autour de la table. Logique, chacun parle de son expérience…

C’est là que je découvre un site absolument fabuleux : Find Your Museum, un guide en ligne des 50 plus grands musées du monde. La créatrice, Claire Desombre, est là, et revendique de ne pas être une “créative”, mais quelqu’un qui utilise les outils en ligne pour organiser les informations sur ces musées. Adresses, plans d’accès, horaires, liste et description des œuvres majeures… Le rève du touriste moderne, mais aussi du chercheur, de l’esthète, de l’étudiant en histoire de l’art, voire du romancier à la recherche de documentation.

D’où la question : un site Web peut être une œuvre de création, mais son maître d’œuvre n’est pas forcément un auteur. Dans ce cas, c’est l’éditrice qui joue ce rôle.

On a autour de la table un éditeur de recueils et anthologies thématiques, les éditions Volets verts, qui est l’exemple d’un petit éditeur indépendant qui utilise la puissance des outils informatiques (y compris la plate-forme de blog gratuite Blogspot) pour faire marcher son activité. Lui, l’éditeur, se définit comme un passeur, celui qui accompagne les auteurs, y compris ceux qui n’ont aucun atome crochu avec l’informatique (comme Hubert Comte, philosophe et amoureux des livres), pour mettre leurs créations à la disposition du public.

Sébastien Dupont cite un autre exemple, l’éditeur Malpertuis : celui-ci va un pas plus loin, puisqu’il a “externalisé” toute la partie impression et diffusion en utilisant la plate-forme Lulu, mais qui reste un vrai éditeur, qui choisit les textes, accompagne les auteurs, se charge des corrections, de la maquette, des illustrations, voire de la traduction (comme la traduction nouvelle du Roi en jaune, un classique oublié, à l’origine publié à la fin du XIXe siècle, qui a influencé Lovecraft et d’autres auteurs de fantastique).

Ces deux exemples ont en commun l’usage du principe de la longue traîne : Internet est le lieu et le moyen de se faire connaître d’un public qui peut être petit, ou dispersé géographiquement, mais qui suffit à rendre l’entreprise viable du moment que les coûts de fabrication, de stockage, de distribution sont réduits. Ce ne serait pas possible avec l’impression offset classique, mais avec l’impression à la demande, on peut envisager de n’éditer un livre qu’à 100 ou 200 exemplaires et les vendre dans toute la France ou même dans le monde entier.

Soit mais… et les auteurs dans tout ça ?

Eh bien, ils se rendent compte avec plus ou moins d’appréhension que, logiquement, les outils qui leur permet de se faire connaître en ligne, voire de se passer d’éditeur en devenant eux-mêmes les maîtres d’œuvres de leurs créations, ces mêmes outils les obligent aussi à choisir leur stratégie : quel genre d’auteur seront-ils ?

Un auteur à l’ancienne, qui écrit dans sa tour d’ivoire et confie son manuscrit à un éditeur, à charge pour lui d’utiliser (ou non) le Web pour diffuser et faire connaître l’œuvre ?

Ou bien un auteur qui prend en main sa notoriété, qui cherche à être reconnu et identifié, bref à acquérir un statut de “marque” pour lui et pour son œuvre ?

À ce moment, les retombées économiques ne seront pas forcément les ventes du livre, mais d’autres travaux auxquels le livre (ou toute œuvre de création) aura ouvert la porte.

Exemples cité par Sébastien Célimon : un sociologue français qui avait fait un mémoire de mastère sur l’usage du vélo à Amsterdam, qui en tire un livre imprimé et diffusé sur Lulu.com, qui l’envoie à des journaux et obtient ainsi quelques articles. Ce livre arrive entre autres dans les mains d’un membre d’un comité intergouvernemental qui réfléchit aux usages du vélo, aux politiques d’urbanisme, etc. Résultat : le groupe en question embauche le sociologue comme consultant.

Un exemple auquel on pourrait en ajouter d’autres, notamment celui de Cory Doctorow, à qui une double casquette d’auteur et de blogueur a ouvert la porte à d’autres activités : conférences, journalisme, enseignement… Mais cela nous entraînerait peut-être un peu loin.

Et puis il est 22h, je suis de retour chez moi, le BookBarCamp est fini depuis deux heures et on me permettra de tirer le rideau pour le moment.

Pour la suite, rendez-vous lundi ! (P.S. Bon, mardi, en fait. La Vie Réelle (TM) est tyrannique.)



Retour sur le Salon du Livre de Paris

10 04 2008

Bon, je sais, honte à moi : je n’ai même pas fait de compte-rendu du Salon du Livre, cette année… Heureusement qu’il y a le Navire pour en dire plus, hein…

Avec en prime la photo qui témoigne bien de l’ambiance – et de l’excellent emplacement que nous avait réservé l’espace Languedoc-Roussillon :

Yves Frémion au Salon du Livre 2008 (photo : Emmanuel Guillot)

Le monsieur barbu moustachu, c’est Yves Frémion, en pleine séance de signatures sur le stand du Navire en Pleine Ville (photo : Emmanuel Guillot). Lire la suite »



Un Salon, des livres et un bon rhume

18 03 2008

Bon, cet après-midi, je retourne au Salon du Livre ! On me retrouvera à partir de 17h sur le stand A14, celui de Lulu.com, pour une présentation de mon recueil, La Faim et autres nouvelles.

La Faim et autres nouvelles, par Irène Delse (couverture Lulu.com)

Mais je pense que je graviterai aussi autour de ceux du Navire en Pleine Ville (B56), Bragelonne (U40), Nestiveqnen (U16), l’Oie Plate (B42), Bookeen (A67)…

En plus, ce soir, c’est la nocturne. J’espère tenir le choc. Mais comme il fallait s’y attendre, j’ai attrapé ce week-end un chaud et froid carabiné. Mon rhume de salon habituel, plus la sortie intempestive sous la pluie, dimanche, pour cause de (fausse) alerte à la bombe.

(En revanche, ce sont les cafés alentour qui ont dû faire un chiffre d’affaire mahousse, avec tous ces exposants jetés sur le pavé et devant prendre leur mal en patience pendant une heure avant de pouvoir rentrer.)

Ah, les joies de ces grandes manifestations culturo-diplomatico-commerciales controversées ! Mais l’année prochaine, je pourrai à mon tour jouer les anciennes combattantes devant les petits nouveaux. Hé, hé !



Lulu.com au Salon du Livre

12 03 2008

Où je me multiplie… Encore ? Eh oui ! Non contente d’être présente samedi et dimanche sur le stand du Navire en Pleine Ville (B56, espace du Conseil régional Languedoc-Roussillon), voilà que je me fais aussi héberger chez Lulu.com, qui est présent pour la première fois au Salon du Livre de Paris !

La Faim et autres nouvelles, par Irène Delse (Lulu.com)

On pourra me retrouver sur le stand A14, mardi 18 mars, de 17h à 18h, ainsi que d’autres créateurs francophones ayant choisi Lulu. À noter particulièrement :

  • Samedi 15 mars

17h - 18h : Éditions Malpertuis

  • Lundi 17 mars (journée pour les professionnels) :

11h - 12h : Éditions Malpertuis
17h - 18h : Jacques Paionni (auteur, mais aussi pilier du groupe GR 746, qui a entre autres publié l’anthologie Et si…) et Emmanuel Guillot (auteur de SF et l’un des fondateurs de Babelpocket)

  • Mardi 18 mars :

11h - 12h : l’artiste Virginie Sommet (et auteure de Only in New York, Darling!)
17h - 18h : Irène Delse (et voilà !)

C’est donc là qu’il faut venir si on veut voir et feuilleter «en vrai» mon recueil de nouvelles.

Pas de ventes sur le stand cette année, désolée ! Les règles sont assez draconiennes pour pouvoir vendre sur le salon, et Lulu est inscrit comme prestataire de services, pas comme éditeur ou libraire… Mais c’est une bonne occasion pour rencontrer des gens qui ont expérimenté l’auto-édition avec Lulu, s’informer sur les avantages et inconvénients de la démarche, et ainsi de suite.

En précisant que mardi 18 mars, c’est la nocturne — jusqu’à 22h. Venez nombreux !



Mon premier recueil de nouvelles, chez Lulu.com

7 03 2008

Je vous avais promis une surprise : la voilà ! (Du moins la première partie… Mais n’anticipons pas.)

La Faim et autres nouvelles, par Irène Delse (couverture Lulu.com)

Voici donc La Faim et autres nouvelles, un petit recueil de textes de SF et de fantastique pour lequel j’ai décidé de tester les services de Lulu.com, intrépide que je suis.

Je propose deux versions : livre au format 15,24 cm x 22,86 cm, 67 pages. Ou téléchargement du fichier PDF (264 ko) — sans DRM ! Prix du livre : 6,50 € + frais de port ou 2,50 € en téléchargement.

Le PDF est lisible sur tout ordinateur, mais aussi sur le Sony Reader, le Cybook Gen3 et l’iLiad. Il peut être imprimé, ou lu avec un lecteur d’écran pour déficients visuels.

Le prix me semble raisonnable, d’autant que l’imprimeur fait du travail très propre. Mais je dois prévenir que les tarifs d’expédition de Lulu.com, qui sont actuellement de 2,99 € pour l’Europe, vont augmenter après le 10 mars… Dans les métiers du livre aussi, l’inflation se fait sentir. Hélas.

Mais si vous hésitez, testez vous-mêmes, feuilletez : j’ai mis le texte entier en aperçu.

Que dire de plus ? Ma foi…

Ces cinq nouvelles couvrent 20 ans de ma carrière d’auteure, puisque la plus ancienne, «Le principe d’unicité», date de 1987 et la plus récente, «Et si la faim venait», de 2007.

Quatre d’entre elles se trouvent recueillies ici en volume pour la première fois, mais ont vu le jour au départ dans des revues ou fanzines francophones : «Le principe…» et «L’énigme» dans Poivre Noir, dont j’ai parlé il y a quelques temps. «La planète de Lamarck», une curiosité, a été pris en 1988 dans Cantilènes. Et «Préface à l’œuvre d’un poète oublié» a déjà été publié pas moins de deux fois, d’abord dans Verso en 1988, puis l’année dernière dans Géante Rouge.

Quant à la plus longue, «Et si la faim venait», elle figure au sommaire de l’anthologie Et si… publiée par le collectif GR 746 sur Lulu.com, en compagnie de textes de SF, fantasy et fantastique d’Emmanuel Guillot, Jacques Paionni, Fred Vasseur, etc.

Pourquoi l’autoédition ? Ah… D’abord, parce que l’édition de nouvelles, en France, ce n’est pas une industrie très importante, il faut l’avouer. N’étant pas encore aussi connue que, disons, Amélie Nothomb ou Anne Gavalda, je ne risque guère de vendre des foultitudes d’un recueil de nouvelles. Alors pourquoi ne pas tenter ma chance de mon côté ?

Et puis c’est amusant, voilà tout. Du moins, je trouve ça fascinant. Une expérience d’édition alternative, direct de l’auteure aux lecteurs/lectrices…

Précision utile : les cinq nouvelles publiées dans ce recueil sont sous licence Creative Commons 2.0. Reproduction et modifications autorisées à condition 1) de mentionner l’auteur d’origine ; 2) qu’il ne s’agisse pas d’une utilisation commerciale ; et 3) que les éventuelles copies et œuvres dérivées soient partagées aux mêmes conditions.

Ces textes figurent d’ailleurs déjà sur Feedbooks, comme les habitués le savent.

Donc, voici, pour ceux et celles qui apprécient l’auteure et ses textes, et qui voudraient l’encourager dans cette voie, un petit livre à s’offrir, ou à offrir, et qui ne devrait pas décevoir les amateurs d’imaginaire !

Soutenez l'édition indépendante : achetez ce livre sur Lulu.

P.S. Et comme me le signale Emmanuel, ce livre est également disponible aujourd’hui sur Babelpocket, au format PRC(1). La Faim et autres nouvelles, pour 2,50 €, téléchargement sans DRM.

Acheter avec Babelpocket

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  1. Lisible avec le logiciel gratuit Mobipocket Reader pour Windows ou sur de nombreux téléphones portables, assistants numériques et liseuses électroniques du type Cybook Gen3, iLiad, etc. []


Le Cybook Gen3 enfin disponible

29 10 2007

Ils l’ont fait ! On se demandait si le délai annoncé tiendrait, mais ça y est, octobre n’est pas tout à fait fini et l’animal montre enfin son nez !

En d’autres termes : la société française Bookeen vient d’annoncer sur son blog que son “livre électronique”, le Cybook Gen3, était enfin disponible à la vente dès aujourd’hui, en Europe comme dans la plupart des pays du monde.

Comme le Sony Portable Reader ou l’iLiad, le Cybook Gen3 est un dispositif de lecture de livrels (ou e-books) à base de papier électronique. Comme je l’expliquais en juin dernier, le papier électronique (ou papiel) offre une expérience de lecture très proche de celle du livre papier, pour un encombrement et un poids bien entendu dérisoires…

Reste à voir si le public mordra. En France, les éditeurs sont partagés, mais dans l’ensemble assez peu pressés de tenter l’expérience.

Pour Hachette, c’est “Wait and see”, voire “Wait and wait”… (Le fait que le groupe Lagardère soit propriétaire de l’un des plus grands réseaux mondiaux de points de vente de presse, livres et produits culturels n’étant probablement pas étranger à la chose, m’est avis.) Pour d’autres, comme Stéphanie Chevrier, du groupe Flammarion, c’est un nouveau marché à explorer, complémentaire du livre papier.

Enfin, certains petits éditeurs (comme les pionniers Eons.fr), ou pour les auteurs auto-publiés (par exemple avec Lulu), cela peut être une occasion de se démarquer, en offrant dès maintenant leurs textes au format électronique, à des prix abordables…

Argument supplémentaires : si le marché des lecteurs (liseuses ?) électroniques est encore très jeune, les appareils disponibles commencent à se multiplier.

Le livre électronique, produit de cette fin d’année ? Hmm… Personnellement, je suis très tentée ! ;)



Hachette vendra des livrels… aux USA

23 10 2007

Le blog Aldus signale un article du Figaro : “Hachette va vendre des e-books aux États-Unis”… mais pas en France ! Du moins pas pour tout de suite.

Dans la série “les éditeurs français sont frileux vis-à-vis des livres électroniques”, le n°1 français (et n°5 mondial) de l’édition de livres ne se distingue donc guère.

Le marché français du livre serait “le plus difficile” en Europe, selon Jens Redmer, directeur Europe et Moyen-Orient chez Google. Les éditeurs français veulent lutter contre Google plutôt que de passer des partenariats avec pour la promotion de leurs livres. (Pendant ce temps, comme je l’écrivais l’autre jour, les livres auto-édités avec Lulu.com apparaissent dans les résultats de recherche Google, ce qui permet aux auteurs d’améliorer notablement leur visibilité en ligne. Et donc l’intérêt de vendre soi-même son livre…)

Alors que de leur côté, les éditeurs allemands se sont dotés d’une plate-forme commune pour la vente et la consultation de livres en ligne, Libreka (détails ici chez Affordance), qui pourrait permettre aussi dans le futur la vente de contenus… Bref, le téléchargement de livrels !

Il y a un projet similaire chez nous autour de la BNF, certes. Mais à l’heure où les livrels commencent à devenir vraiment intéressants, avec les nouveaux lecteurs à base de papier électronique, et où des entreprises françaises comme Bookeen et Ganaxa (qui a conçu l’édition e-paper des Échos) se lancent dans l’arène, ce serait tout de même dommage que les éditeurs de livres français restent en retrait…



Lulu.com et le futur du livre (suite)

20 10 2007

Suite du compte-rendu de la rencontre de mercredi avec Bob Young, patron et fondateur de Lulu.com. (Désolée, chers habitué-e-s, mais il y a des jours où le temps pour bloguer manque cruellement…)

Au passage, une question de langue.

Tout le monde dans le public pouvait comprendre l’anglais ou à peu près, certains pouvaient aussi le parler (accent pas toujours garanti, certes) et comme M. Young, de son côté, comprend le français et le parle un peu, il n’y a pas eu de problème insurmontable de communication. C’était même plutôt amusant de passer d’une langue à l’autre !

Pour un petit aperçu : voir la vidéo du début de l’entretien (1 min 22) mise en ligne par Emmanuel Guillot à la fin de son son article.

Les gens passionnés sont souvent passionnants. Bob Young est ce qu’on pourrait appeler un serial entrepreneur. Co-fondateur en 1993 de Red Hat (aujourd’hui n°1 de l’open source), Bob Young s’était auparavant fait la main sur deux entreprises de location de matériel informatique. Résultat, il en connaît long sur les technologies de l’information et leur économie… Lire la suite »



Rencontre avec Bob Young : Lulu.com et le futur du livre

18 10 2007
“Trying to predict the future is very bad business.” (Bob Young)

Et vive le blog !

C’est un peu ce que je me disais hier matin en m’apprêtant pour la rencontre-débat avec Bob Young, patron et fondateur de Lulu.com, sur les thèmes de l’impression à la demande (POD ou print on demand), de l’autoédition et de ce qu’impliquent les nouvelles technologies sur le futur du livre. Car c’est évidemment en tant que blogueuse de la Bouquinosphère que j’étais invitée.

logo de Lulu.com

À 9 h 30 précises, disait le dépliant d’invitation. Bon. Huitième arrondissement de Paris, avenue George V(1), Chambre de commerce et d’industrie Marseille-Provence. Fond de la cour, salle de conférence. Mission accomplie ? Oups ! En fait, c’était dix heures précises…

Voilà ce que c’est que de survoler rapidement le courriel de confirmation d’invitation, qui indiquait le nouvel horaire !

Tant pis ou tant mieux. Au moins, j’aurai pris mon café tranquillement, “with milk, please”, et discuté un peu avec Sébastien Célimon, attaché de presse de Lulu.com en France, et ses patrons d’Actual Public Relations, Hervé Delemarre et Pascale Desmaele.

Buffet discret dans un coin avec café ou thé, “pastries” (en français, viennoiseries) et jus d’orange : au fond, la formule “petit déjeuner de travail” est une façon astucieuse de rassembler des gens dans une salle de conf’ en brisant la glace, mais sans l’élément alcoolisé d’un coquetèle !

Comme quoi, l’américanisation du monde des affaires peut avoir du bon… ;)

Au fur et à mesure des arrivées, j’ai retrouvé des visages connus : Emmanuel Guillot, blogueur et auteur Lulu ; Virginie Claysen, consultante multimédia pour diverses maisons d’édition ; Hadrien Gardeur de Feedbooks ; Patricia Gallot-Lavallée, conceptrice et formatrice web… Et puis il y avait des gens que je connaissais seulement de nom, ou par leur blog, comme Hervé Resse ou un représentant de Pointblog.

La modération était assurée par le journaliste Bertrand Lemaire, ancien du Monde Informatique, et actuellement de CIO Online(2), le site des dirigeants de systèmes d’information. On a craint un moment qu’il ne pourrait pas être là, mais ce fut une brève et fausse alerte. Il est d’ailleurs lui-même auteur de manuels chez Lulu !

À 10 h, donc, cafés avalés et miettes de croissants essuyées, une trentaine de journalistes, blogueurs, “web designers”, éditeurs et auteurs divers étaient donc réunis, prêts à jongler entre la langue de Bill Gates et celle de Jean-Louis Gassée…

(La suite demain bientôt. Merci de votre patience !)

___________
  1. Pas vraiment mon quartier, ça, au passage. En fait, depuis Barbès, il est aussi simple de se rendre à la Comète du Kremlin-Bicêtre pour un rencontre d’Équilibre précaire. []
  2. Initiales de “Chief Information Officer”, comme je l’ai appris ce jour-là. Rien à voir avec le club des amis du dopa — enfin, le comité olympique… []


Nouvelles

8 10 2007
  • La Faim et autres nouvelles, recueil de SF et fantastique

La Faim et autres nouvelles, par Irène Delse (couverture Lulu.com)

Voici mon premier recueil de nouvelles, publié grâce à Lulu.com et Babelpocket.

Je propose trois versions : livre au format 15,24 cm x 22,86 cm, 67 pages. Ou téléchargement du fichier au format PDF (198 ko) ou chez Babelpocket en PRC (178 ko) — sans DRM !

Prix du livre : 6,50 € + frais de port ou 2,50 € en téléchargement.

Si vous hésitez, testez vous-mêmes : j’ai mis le texte entier en aperçu.

Le livrel au format PRC est lisible avec le logiciel gratuit Mobipocket Reader pour Windows ou sur de nombreux téléphones portables, assistants numériques et liseuses électroniques du type Cybook Gen3, iLiad, etc.).

La Faim et autres nouvelles, pour 2,50 €, téléchargement sans DRM.

Le PDF (également sans DRM) est lisible sur tout ordinateur, mais aussi sur le Sony Reader, le Cybook et l’iLiad. L’impression et l’audio (via un lecteur d’écran pour déficients visuels) sont possibles.

Ces cinq nouvelles couvrent 20 ans de ma carrière d’auteure, puisque la plus ancienne, «Le principe d’unicité», date de 1987 et la plus récente, «Et si la faim venait», de 2007.

Quatre d’entre elles se trouvent recueillies ici en volume pour la première fois, mais ont vu le jour au départ dans des revues ou fanzines francophones : «Le principe…» et «L’énigme» dans Poivre Noir, dont j’ai parlé il y a quelques temps. «La planète de Lamarck», une curiosité, a été pris en 1988 dans Cantilènes. Et «Préface à l’œuvre d’un poète oublié» a déjà été publié pas moins de deux fois, d’abord dans Verso en 1988, puis l’année dernière dans Géante Rouge.

Quant à la plus longue, «Et si la faim venait», elle figure au sommaire de l’anthologie Et si… publiée par le collectif GR 746 sur Lulu.com, en compagnie de textes de SF, fantasy et fantastique d’Emmanuel Guillot, Jacques Paionni, Fred Vasseur, etc.

Précision utile : les cinq nouvelles publiées dans ce recueil sont sous licence Creative Commons 2.0. Reproduction et modifications autorisées à condition 1) de mentionner l’auteur d’origine ; 2) qu’il ne s’agisse pas d’une utilisation commerciale ; et 3) que les éventuelles copies et œuvres dérivées soient partagées aux mêmes conditions.Ces textes figurent d’ailleurs déjà sur Feedbooks, comme les habitués le savent.

Donc, voici, pour ceux et celles qui apprécient l’auteure et ses textes, et qui voudraient l’encourager dans cette voie, un petit livre à s’offrir, ou à offrir, et qui ne devrait pas décevoir les amateurs d’imaginaire !

Acheter chez Lulu :

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Ce recueil est également inclus gratuitement sur l’édition française du Cybook Gen3 de Bookeen.

logo e Bookeen

  • Téléchargements gratuits (licence Creative Commons) :

Nouvelles d’Irène Delse sur la version mobile de FeedbooksRetrouvez neuf textes courts que j’ai mis en ligne sur le site de partage Feedbooks. Depuis mes toutes premières nouvelles fantastiques, nettement inspirées de J. L. Borges, jusqu’à un texte de SF récent comme “Et si la faim venait”. Mais aussi plusieurs nouvelles de fantasy, situées dans l’univers de Shalinka

Toutes ont paru d’abord dans des revues ou des anthologies, et je les republie aujourd’hui sous licence CC 2.0 qui autorise la reproduction, la diffusion et le remixage — à condition de respecter les conditions suivantes : citer le nom de l’auteur d’origine (paternité de l’œuvre) ; pas d’utilisation commerciale ; partage des œuvres dérivées aux mêmes conditions.

  • “Et si la faim venait”, nouvelle de science-fiction

Couverture de l’anthologie de SF et fantastique “Et si…” par le groupe 746

Au XXIIème siècle, les étudiants en histoire utilisent des machines à voyager dans le temps… Mais le resto U n’est pas toujours approvisionné ! De quoi regretter l’époque bénie du gaspillage, aux XXème et XXIème siècles…

Ce texte figure dans Et si…, la troisième anthologie du groupe GR 746, un collectif d’auteurs francophones de science-fiction et fantasy qui s’auto-éditent grâce à Lulu.com. C’est une opération sans but lucratif, la version papier étant vendue à prix coûtant (13,63€ pour 469 pages), l’objectif étant surtout connaître.

Bonus : on peut télécharger gratuitement la version électronique PDF de l’anthologie, histoire de tester le livre avant d’acheter.

“Et si la faim venait” est aussi disponible en téléchargement gratuit sur Feedbooks, sous licence Creative Commons. Téléchargez, lisez, échangez (gratuitement) tout votre saoul !

N.B. Cette nouvelle a fait l’objet d’une critique très positive d’Hélène Marcy dans Aimez-vous lire.

  • “Cause perdue”, une nouvelle du cycle de Shalinka.

couverture de l’anthologie Solstice, Vol. 1 : Facettes d’Imaginaire

Prenant place une centaine d’annés environ avant les événements décrits dans L’Héritier du tigre, la nouvelle “Cause perdue” met en scène un jeune officier de la famille Shalinka, dans une situation très, très critique… surtout pour lui !

Parue dans l’anthologie Solstice, Volume 1 : Facettes d’Imaginaire en juin 2007, aux éditions Mille Saisons (ex-5e Saison) (ISBN : 978-2-9525646-3-2 ; prix : 15 €).

Lire un extrait sur le site de l’éditeur : les premières pages (format PDF).

Pour se le procurer : boutique en ligne des Mille Saisons.

  • “Le joueur d’échecs”, une nouvelle du cycle de Shalinka.

couverture de la revue Faëries n°5, éditions Nestiveqnen“Le joueur d’échecs” se situe plusieurs siècles avant L’Héritier du tigre. Le héros est également un membre de la famille Shalinka aux prises avec un péril extrême, et la façon dont il en vient à bout sera aussi étrange que terrible…

Parue dans la revue Faëries n°5 en septembre 2001, aux éditions Nestiveqnen

ISBN : 2-910899-33-0 ; prix : 9 €

Pour se le procurer : bon de commande de Nestiveqnen, à télécharger et imprimer. Également disponible dans les bonnes librairies (y compris en ligne).

Et pour découvrir l’univers de Shalinka, on peut lire ici même la nouvelle, en texte intégral (versions texte, HTML et PDF). Autre site de téléchargement : sur Feedbooks, des formats adaptés aux liseuses électroniques.