Le livre à la demande pour trouver un éditeur?
Irène | 7 juillet 2009 | 12 h 16 minLa publication des nouvelles d’Alan Spade chez Lokomodo, après leur première incarnation en tant que livre auto-édité, est un exemple de ce qu’on pourrait appeler la “stratégie de l’imprimuscrit” (pour reprendre le mot de Marc Autret).
Après avoir essuyé un certain nombre de refus malgré un ciblage judicieux des éditeurs, et si l’on estime que le texte est bon et qu’il a été suffisamment travaillé dans l’état actuel des choses, il peut être intéressant de se tourner vers un service d’auto-publication en ligne tel que Lulu, The Book Edition, Unibook… L’inscription est gratuite, la prise en main facile, et comme ce n’est pas un éditeur, mais un prestataire d’impression à la demande, on garde les droits sur son texte.
De candidat(e) à l’édition, on devient alors auteur auto-édité(e). C’est déjà signe d’ambition et de débrouillardise. On peut vendre directement le livre sur le site du prestataire, faire circuler le titre (et le lien vers la boutique en ligne) sur les blogues, forums et fanzines.
Mais si on a beaucoup de courage, on peut alors se lancer dans la promotion de son texte en tant que livre imprimé, en achetant quelques exemplaires à leur prix de revient pour les présenter dans les salons du livre, rencontres culturelles, etc. Cela permet de se faire connaître auprès des gens qui ont les mêmes centres d’intérêts que vous (ici, par exemple, la science-fiction), de rencontrer des lecteurs, des libraires, des éditeurs, de leur faire feuilleter le bouquin… (Évidemment, cela aide si le livre est fabriqué proprement, mais ce n’est pas très difficile avec les services du type Lulu.com, justement.)
Cela peut prendre quelques années, mais si on a écrit quelque chose qui se tient et qu’on est capable d’en parler de façon intelligible, il n’est pas impossible de finir par nouer contact avec des gens susceptibles de vous éditer à compte d’éditeur. Soit ce livre-là, soit les suivants.
Oh, ce n’est pas une garantie, certes. Mais cela peut être un moyen de se mettre le pied à l’étrier, en amenant les professionnels à vous prendre au sérieux.
De l’auto-édition comme carte de visite, en somme.
















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