Bon, une fois n’est pas coutume, un brin de blogage en direct en l’honneur de Cannes…
Oui, je suis devant la radio (merci le Masque et la Plume), ou plutôt à côté, avec France Inter dans mon oreille droite.
(Non, ce n’est pas une allusion politique.)
Alors, premier alleluiah : joli doublé pour les films italiens avec Il Divo et Gomorra.
Les mafias sont infiniment chairs à cinéma.
Et d’un pour Andreotti, et un autre pour la Camorra…
Bon, ce n’est pas ça qui va changer les clichés, évidemment. Rien de nouveau sous le soleil.
N’empêche. Grazie, carissimi !
Tiens, en parlant de mafia : jolie intervention de Robert de Niro en français, évoquant le “petit film de Martin Scorsese” sur “un chauffeur de taxi”…
Et avant de passer au plat de résistance : joli aussi, le prix d’interprétation à Benicio del Toro en “Che”.
Bon, et bien entendu, je ne vais pas bouder mon plaisir…

Voui. Palme d’Or pour un film français, un documentaire (docu-fiction ?), sur une classe de français dans un lycée collège de ZEP, d’après le livre de François Bégaudeau.
Entre les murs, de Laurent Cantet, déjà auteur du fort remarqué Ressources humaines.
Un livre, et maintenant un film, social, humaniste, filmé à ras de terre. Avec dans les rôles principaux le prof et ses élèves eux-mêmes.
Les jeunes ont monté les marches du palais des festivals (ils n’ont pas dû être déçus du voyage).
J’entends les discussions du Masque : on parle de Ken Loach, d’Abdellatif Kechiche (bien vu). Ça devrait marcher, en plus !
Du moins ce sont les pronostics des critiques.
Réalisme, humour, “photographie sensible de la France d’aujourd’hui”…
Bon, en tout cas, les cinéphiles et sociologues étrangers savent désormais ce qu’ils ont intérêt à voir (et à lire !) pour en savoir plus sur notre pays.
Merci à Laurent Cantet, merci François Bégaudeau…
Merci au jury de Cannes…
Et merci bien sûr à ces jeunes gens et jeunes filles de ce lycée collège “sensible” du XIXe 20e arrondissement, pour avoir joué le jeu !
«Ne rien dire, ne pas s’envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l’ignorance, au pied du mur. Montrer comment c’est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. Diviser les discours par des faits, les idées par des gestes. Juste documenter la quotidienneté laborieuse.»
François Bégaudeau, Entre les murs, éd. Verticales
(N.B. Le film sortira le 15 octobre.)
P.S. Et pour ceux qui veulent tout savoir, il s’agit du collège Françoise-Dolto, à Paris, 20e.
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