Édition : et le diffuseur / distributeur ?
Irène | 19 novembre 2008 | 8 h 55 minDans la F.A.Q. de son site, Marc Autret (BlogNot) a récemment abordé la question : comment identifier le distributeur d’une maison d’édition ?
Question utile pour les auteur(e)s qui cherchent un éditeur… Car si on a l’ambition de vendre plus qu’une centaine d’exemplaires, voire (soyons fous !) de faire carrière dans l’écriture, il faut savoir que beaucoup de choses vont dépendre du professionnalisme de votre éditeur.
En particulier, la question de la diffusion/distribution est cruciale : sur quel réseau s’appuie la maison d’édition pour vendre ses livres?
(Précisons que le distributeur, c’est l’entreprise qui assure le transport des livres depuis l’imprimeur jusqu’aux points de vente (librairies, grandes surfaces). À ne pas confondre avec le diffuseur, qui s’occupe de la commercialisation des livres. En gros, la diffusion, c’est le marketing ; la distribution, c’est la logistique. Les deux services peuvent être assurés par des entreprises différentes, ou regroupées au sein d’une même structure, parfois dépendant d’un grand éditeur.)
Selon que la maison d’édition est indexée ou non dans les bases de données des libraires (Electre, Dilicom), mais aussi auprès des Fnac, d’Amazon, etc., selon que les libraires reçoivent directement ses nouveautés ou qu’il faille les commander spécialement, selon qu’on puisse les trouver dans toute la France ou seulement à Paris, la carrière des livres ne sera pas la même.
Les pistes données par Marc dans son article sont donc très utiles : à commencer par le site Internet des maisons d’édition, qui donnent souvent le nom et les coordonnées du diffuseur et/ou du distributeur.
Le fait que ces données soient présentes en ligne est d’ailleurs une bonne indication de la façon dont l’éditeur ou l’éditrice travaille : cela veut dire qu’il ou elle utilise ce site comme point de contact et de communication avec les autres professionnels. Dans ces maisons d’édition, le site fournit aussi souvent les indications suivantes : ligne éditoriale (quel genres de livres elles publient), conseils pour les auteurs désirant envoyer un manuscrit, conseils pour les divers professionnels (graphistes, traducteurs, correcteurs) désirant proposer leurs services ; coordonnées du service des droits étrangers ou de l’agent littéraire qui les représente, etc.
Quelques exemples concrets : la F.A.Q. des éditions Griffe d’encre, la rubrique “contact” de Mille Saisons, ou le site de Bragelonne, qui regroupe les informations “pro” dans le menu principal et la colonne de gauche. Même système chez le Navire en Pleine Ville.
Par ailleurs, il faut savoir que les diffuseurs et distributeurs ont aussi souvent des sites internet où une partie des informations est accessible au grand public. On trouvera des exemples chez Marc.
Mais attention, il arrive qu’une entreprise ayant à la fois des activités de diffusion et d’édition conserve des sites séparés pour ces deux branches !
Je pense au cas Belles Lettres (citées dans la question à laquelle répond Marc), que je connais assez bien puisque c’est le diffuseur du Navire. Dans ce groupe, il y a le site de l’éditeur, lesbelleslettres.com, et celui des Belles Lettres Diffusion Distribution, ou bldd.fr. Sur ce dernier, il suffit de cliquer sur l’onglet “Éditeurs”, sur la page d’accueil, pour accéder à la liste des maisons d’éditions distribuées et/ou diffusées par BLDD.
Un(e) auteur(e) averti(e) en vaut deux…
Tags : éditeurs, édition, diffusion, distribution, livres, métiers du livre











Un bon truc aussi est de parler du distributeur à son libraire : quels sont ses rapports avec lui, est-il en compte avec le distributeur de l’éditeur qu’on souhaite démarcher, quel type de contrat… C’est instructif, quand le libraire veut bien être franc.
J’ai eu le cas par exemple d’un libraire chez qui j’ai commandé un livre. Il me dit d’abord que l’ouvrage n’est pas disponible, puis quand j’insiste, qu’il veut bien me le commander. Trois semaines plus tard, pas de livre. “C’est l’éditeur qui ne l’envoie pas” dit le libraire. Oui, mais l’éditeur n’y est pour rien, puisqu’il passe par un distributeur. Et là, je m’aperçois enfin que c’est le libraire qui traîne les pieds parce qu’il n’est pas en compte chez ce distributeur, lequel lui fait payer des frais supplémentaires sur cette livraison. Le libraire attendait donc simplement que je me lasse et fasse un autre choix de lecture.
Bon exemple de ce qui se passe, la plupart du temps, quand l’éditeur n’a pas de distributeur (ou un distributeur marginal). Enfin, normalement, le libraire évite de faire des cachotteries à un client potentiel et explique pourquoi il ne peut pas commander le bouquin…
Dans ce cas, il est bien pratique de commander en ligne, soit directement chez l’éditeur, soit auprès d’une “webrairie”.