L’Agence Littéraire de Versailles: essai de bilan
Irène | 23 septembre 2008 | 19 h 32 minOn m’a posé récemment quelques questions sur l’affaire dite de l’Agence Littéraire (AL) de Versailles. Ou plutôt sur les affaires : les pressions exercées par l’AL l’an dernier sur la blogueuse Anne-Sophie Demonchy (La Lettrine) ; et d’autre part, le procès intenté à l’AL par un groupe de clients mécontents.
Voici donc un petit résumé de ce que je sais à ce jour.
1) En essayant d’empêcher La Lettrine de parler d‘“arnaque” à propos de cette Agence, MM. Alessandrini et de Magnac, ses dirigeants, ont suscité sur la Toile une publicité négative dont ils se seraient sans doute bien passés. Un bon exemple de l’effet Streisand…
Alors ? Était-ce réellement de l’arnaque ? Que l’on en juge.
Marc Autret s’est procuré une copie du protocole d’accord entre l’AL et le client potentiel et publie sur son site une analyse des clauses abusives : “L’Agence de Versailles effraie la chronique”. Le client doit faire une “avance” sur les commissions de l’agent… avant même que celui-ci se soit mis au travail !(1)
Il faut savoir qu’un agent littéraire “normal” ne demande pas d’argent d’avance aux auteurs. Il ou elle se rémunère par un pourcentage sur les droits d’auteurs, une fois que le livre a trouvé un éditeur.
C’est très important, puisque c’est ainsi que l’agent garantit à ses clients qu’il travaillera effectivement dans le sens de leurs intérêts : plus l’auteur gagne d’argent (contrats d’édition, de traduction, d’adaptation, etc.), plus son agent s’enrichit. On pourrait parler de stratégie gagnant-gagnant, en somme.
Avec l’AL, tout repose sur la confiance (aveugle ?) de l’auteur dans le bon vouloir de l’Agence. Ce qui est déjà très naïf… De plus, il y a suffisamment de témoignages qui indiquent que cette confiance était mal placée.
2) À la suite de mon billet sur cette affaire, j’ai été contactée par plusieurs clients ou ex-clients de l’AL qui s’estimaient lésés. En novembre 2007, l’un d’eux, Yves Lefort (yves.lefort@free.fr), a témoigné ainsi :
J’ai moi aussi eu des problèmes avec cette agence, qui ne présente aucune garantie de sérieux, et ne réalise aucun réèl travail éditorial ou réactionnel, malgré un engagement demandé à hauteur de 1800 Euros. Ce sont tout simplement des escrocs, et trois auteurs à ma connaissance ont porté plainte contre eux.
En janvier 2008, M. Lefort revenait avec de nouvelles précisions :
Des différends ont d’abord opposés les principaux associés de l’Agence, si bien qu’Andres Alessandrini en a repris le contrôle seul, mais en son nom propre. Son SIREN a été recherché par nombre de candidats auteurs qui se sentaient floués, sans succès.
Le voici : SIREN / SIRET : 418 665 535 00062Un collectif s’est constitué, de plusieurs auteurs qui n’ont jamais réussi à obtenir de l’Agence Littéraire une quelconque preuve d’intervention, d’action, ou de résultat sur leurs manuscrits. A ma connaissance, ce collectif regroupe six auteurs, dans plusieurs départements. Le dossier est bien avancé, et les actions judiciaires en cours.
D’autres témoignages, comme ceux de Francis Gritti, Julien Denis de la Malbay, “costa” ou France Guillemonat sur ce blog, mais aussi plusieurs personnes qui m’ont contactée par courriel en désirant garder l’anonymat, confirment le tableau d’ensemble : les auteurs qui ont fait appel aux services de l’AL ont tous payé cher (jusqu’à 3000 Euros pour une personne) mais n’ont jamais revu la couleur de leur argent – sans que l’Agence leur donne ne serait-ce que l’impression de mettre en œuvre les moyens promis pour trouver un éditeur à leurs textes…
Ce qui était pourtant le but de la manœuvre.
D’où les procès. Au mois d’avril de cette année, un internaute signant “Albert” m’informe avoir fait condamner l’AL devant un tribunal. Sans plus de précisions, hélas.
Mais les témoignages ont continué de me parvenir, ainsi qu’à Anne-Sophie Demonchy et à Marc Autret. La SGDL a été saisie de l’affaire (mais n’a finalement pas porté plainte), les services de la DGCCRF (répression des fraudes) ont enquêté.
Et, comme Yves Lefort et plusieurs autres me l’ont confirmé, un collectif d’auteurs déçus par les prestations de l’AL a bien assigné l’entreprise en justice pour escroquerie et a gagné le procès. Les auteurs n’ont cependant pas pu récupérer leur argent, et encore moins toucher les dommages-intérêts : ni l’Agence, ni MM. Alessandrini ou de Magnac ne seraient solvables…
3) Si l’on a la curiosité de regarder les “témoignages” positifs publiés sur le site de l’AL, on peut noter qu’ils sont tous anonymes et ne citent pas nommément d’éditeur qui aurait publié un texte ayant bénéficié leurs services ; ni de titre de livre publié grâce à l’AL.
Ce qui est logique. Sans résultats tangibles à montrer pour prouver leur efficacité et leur bonne foi (au contraire, voir ci-dessus), il ne reste plus à l’AL qu’un recours au rideau de fumée !
4) Ce n’est pas fini. je viens de recevoir aujourd’hui un courriel d’une énième personne ayant eu affaire à l’AL et qui en sort dégoûtée.
Cette dame vient rajouter au tableau rajoute un détail troublant. Elle n’avait pas, jusqu’à récemment, l’habitude de chercher de l’information sur Internet. Elle est tombée sur mon blog par hasard en faisant des recherches sur l’AL, parce qu’elle s’est mise à se poser des questions lorsque l’un des dirigeants de l’AL, Emmanuel de Magnac, lui a demandé quelques centaines d’Euros pour la publier dans sa propre maison d’édition, Tour de Babel Éditions.
Recherche faite, il existe bien un éditeur appelé TDB Éditions (SIRET : 507 465 649 00014), dont le gérant est bien un M. Emmanuel Aved de Magnac, et qui partage la même adresse que la fameuse Agence Littéraire…
Une entreprise, on le notera, créée cet été avec un capital de 1 €.
Édifiant.
5) Last but not least : l’Agence de Versailles n’est pas la seule à tenter d’exploiter l’espoir et la confiance (parfois déraisonnables, il faut l’avouer…) des auteurs en quête d’éditeur. Comme en témoigne le blogueur Wrath, il arrive même à des “pointures” de l’agentariat littéraire de demander des dessous de table.
Des fois que cela marcherait…
Conclusion (pour que tout soit bien clair) :
On me demande de temps en temps si je recommande les services de l’Agence littéraire de Versailles.
Ma réponse est simple : non.
- P.S. Il y a une règle très simple à retenir quand on fait ses premiers pas dans l’édition. Elle tient en 4 mots : “L’argent va vers l’auteur”. (Jamais de l’auteur à l’éditeur ou à l’agent.) C’est la “loi de Yog”, énoncée par James D. Macdonald, alias “Yog Sysop”.
P.P.S. (12/05/09):
Sur le ou les procès de L’Agence Littéraire de Versailles: oui, j’ai bien parlé d’un procès perdu. Et d’auteurs qui n’ont jamais récupéré leur argent. Voir le commentaire de Jacob Benetti en date du 20 janvier, qui apporte des précisions aux informations fournies par Yves Lefort citées plus haut. Et on en trouve confirmation avec le témoignage de Jean-Paul Foucard sur le blogue d’Élisabeth Robert:
Alessandrini a été condamné dans l’affaire Benesti (j’ai eu le jugement en mains par l’intermédiaire de mon avocat) et n’a pas payé (aux dernières nouvelles). J’ai donc abandonné mes propres poursuites, en tant que victime : il ne sert à rien d’obtenir un jugement si on ne peut le faire exécuter…
Après, si monsieur de Magnac estime que ces affirmations sont erronées, qu’il ne s’en prenne pas à moi mais cherche plutôt à accorder ses violons avec MM. Lefort, Benesti, Benetti, Foucard et leurs avocats.
Addendum: On m’a parfois demandé s’il y avait des agents littéraires sérieux en France. Oui, mais peu nombreux, et surtout tournés vers la gestion des droits d’auteurs étrangers en France, ou d’auteurs français à l’étranger. Un utile résumé, à lire avant de rếver – ou de s’engager:
___________- Autre curiosité : le chèque n’est pas au nom de l’Agence, mais à celui d’Andres Alessandrini, le dirigeant. Mais passons. [↩]













M. de Magnac est quelqu’un de disponible, bien élevé, charmant au téléphone, et prêt à tout pour… vous soutirer 900 euros.
Son argumentaire est bien rodé, il a réponse à toutes les objections que le wannabe près de ses sous pourra lui formuler. Il a dû en piéger plus d’un. D’où mon étonnement quant à son éventuelle insolvabilité…
Une seule règle à retenir : ne touchez pas à votre carnet de chèque.
Discuter avec lui ne coûte rien et peut même se révéler agréable. En cas de tentation trop forte, la seule règle s’applique : pas de chèque !
Il y a une règle très simple dans l’édition : l’argent va vers l’auteur. Jamais de l’auteur à l’éditeur ou de l’auteur à l’agent. Parfois, l’auteur ne gagne rien (surtout s’il n’est jamais publié…) mais au moins, il ne perd rien non plus !
Quelle […] !
)
Il faudrait demander aux éditeurs si certains ont été contacté par cette “agence” pour présenter un ou une auteure. Pour ma part, ca n’a jamais été le cas !
@ Filaplomb : Tu te rends compte, tu leur demandes de faire leur métier d’agent, bref de travailler, alors qu’ils peuvent se contenter juste d’encaisser des chèques ?
Irène,
j’ai exactement les mêmes courriers que vous. L’agence a même fait parvenir des courriers à leurs clients pour se méfier de moi… mais malgré leurs recommandations, les auteurs ont envie d’avoir des informations sur cette agence où tout demeure opaque. Comme vous, j’ai regardé les témoignages sur le site : c’est à mourir de rire. Aucun nom, pas de titre de livre, pas d’éditeur non plus. Bref, rien n’a changé en un an et les gens continuent à se demander si l’on peut faire confiance à ces “agents”.
Merci d’avoir fait le bilan…
Il est regrettable que les auteurs n’aient pas été dédommagés et surtout que l’agence ait le droit de continuer d’exercer malgré les condamnations…
FILAPLOMB :
Vous ne prenez même pas le temps de nous contacter et pourquoi pas de nous rencontrer avant de nous insulter et de colporter des rumeurs que personne ne peut vérifier et qui portent préjudice à de nombreuses personnes !
Votre maison d’édition ne figure ni dans le catalogue officiel du Salon du livre de Paris 2008 ni dans le supplément « Editeurs/Diffuseurs » au n°700de LivresHebdo (revue de référence dans la profession) : cela explique que nous ne vous ayons jamais contacté. De plus, nous n’approchons que les éditeurs que nous avons sélectionnés en fonction de critères éditoriaux mais aussi commerciaux (diffuseur, tirages, nombre moyen d’exemplaires vendus…). Pas parce qu’ils sont meilleurs ; nous avons beaucoup de respect pour les petites maisons qui ont métier difficile mais utile. Mais d’une part parce que c’est l’attente de nos auteurs et d’autre part pour des raisons économiques évidentes. En effet, vous vendez les nouvelles 4,20 euros. En supposant que les droits d’auteur soient de 10%, l’auteur encaisse donc environ 0,40 euros par ouvrage vendu. Pour qu’il perçoive ne serait-ce que 1.000 euros (et son agent …100 euros), il faudrait que vous vendiez au moins 2.500 exemplaires. Convenez que votre étonnement de ne pas avoir été contactée ne peut que nous étonner…
DELSE :
L’entreprise récemment créée n’est pas au capital de 1 euro mais à capital variable avec un minimum de 1 euro, ce minimum devant être légalement prévu. En cas de capital variable, c’est le minimum qui figure au K-bis… ce qui est plutôt en la défaveur de la société qui chercherait à paraître plutôt qu’à être.
Nous constatons que vous colportez rumeurs et ragots sans en vérifier l’exactitude. Ce que vous écrivez n’est pas sérieux et en tout cas manque de probité intellectuelle.
1) Nous n’avons jamais eu de client dont le nom ou le pseudo était Yves Lefort. Pourtant, vous n’hésitez pas à reproduire ses propos insultants.
2) Nous n’avons aucune procédure en cours, contrairement à ce que vous prétendez.
3) Nous n’avons jamais fait l’objet de la moindre observation de la part d’organismes officiels.
4) Depuis que nous exerçons nous n’avons eu que trois procédures du fait d’un auteur. La dernière a été initiée en 2006 devant le Tribunal d’Instance (92) : l’auteur a été débouté.
5) Les témoignages figurant sur notre site ont été mis en ligne avec l’autorisation expresse de nos auteurs.
6) Contrairement à ce que vous laissez entendre, nous ne proposons pas nos services à tous les auteurs qui nous contactent. Depuis quatre mois, un seul auteur a reçu une proposition de collaboration.
7) Comme beaucoup de professionnels libéraux, nous exerçons en nom propre. C’est d’ailleurs le mode d’exercice de prédilection des médecins… et aussi le vôtre puisque (sauf eurreur) vous ne représentez ni une société ni un organisme. L’Agence Littéraire est une marque et une enseigne qui figure sur les règlements pour qu’il soit clair qu’ils sont effectués dans un cadre professionnel et non privé.
Comme d’habitude, l’AL ne répond pas sur le fond qui est : un agent qui se respecte se rémunère sur les droits d’auteur de son client. Faire payer à l’avance, c’est avouer n’être pas capable de générer lesdits droits, soit parce qu’on sélectionne des auteurs dont les textes ne gagneront rien, soit parce qu’on n’envisage pas de leur faire gagner quoi que ce soit.
@ Monsieur ou Madame “L’Agence Littéraire”, cela vous étoufferait-il de :
1) Ne pas poster de façon anonyme ? Comment puis-je prendre au sérieux votre commentaire, sinon ?
2) Rester poli ? Plutôt que de crier “DELSE” en capitales, comme si vous héliez un chien…
3) Éviter les menaces en l’air. Au point où on en est, il est difficile d’écarter purement et simplement les témoignages cités comme de la diffamation. D’autant que je ne suis pas seule à en avoir reçu, comme je l’ai dit ci-dessus.
4) Répondre sur le fond. Cela fait presque un an que vous et quelques uns de vos partisans vous exprimez ici, et à chaque fois, c’est pour jouer sur les mots, éviter de répondre au reproche de base : que l’AL prend l’argent des auteurs sans garantie ni résultats pour eux.
5) Ne pas prétexter que vous exercer une profession libérale pour vous dispenser d’observer les bonnes pratiques de ladite profession. Dans le cas de l’agentariat littéraire, on n’est pas tenu à une obligation de résultat (même tout le talent et l’effort déployé ne garantissent pas qu’un manuscrit sera publié) ; mais il y a tout de même une obligation de moyens. La coutume des agents sérieux, partout dans le monde, de se rémunérer par une commission sur les droits d’auteurs est là justement pour garantir à l’auteur que son agent travaillera effectivement dans leur intérêt mutuel.
6) Donner un début de commencement de preuve de ce que vous avancez. Avec quels éditeurs travaillez-vous ? Quels auteurs avez-vous aidé à passer au stade de la publication ? C’est tout de même simple…
7) Vous retenir d’essayer d’intimider les autres commentateurs (“avant de nous insulter et de colporter des rumeurs”). Et, par la même occasion, ne pas vous tromper dans leur genre (“votre étonnement de ne pas avoir été contactée”) : Filaplomb, c’est Philippe Braye, comme vous l’auriez vu si vous aviez consulté son site avec une autre intention que de chercher des excuses.
8 ) Ne pas couper les cheveux en quatre. La loi Dutreil a permis aux SARL de se créer avec un capital social de 1 € minimum, afin d’éviter de fermer la porte à la création de très petites entreprises, bref de créer l’entreprise d’abord et de chercher les investissements nécessaires après. Mais pour être pris au sérieux par les clients et les partenaires financiers et commerciaux de l’entreprise, ce n’est pas l’idéal. D’autant que l’entrepreneur a déjà généralement un capital personnel, ne serait-ce que pour vivre pendant la période de lancement de l’entreprise ! Afficher lors de la création d’entreprise un niveau raisonnable de capital social (provenant du capital de l’entrepreneur ou d’un apport de financement extérieur) est conseillé. Continuer à afficher le minimum légal de 1 € alors peut vouloir dire que l’entrepreneur n’a pas réussi à trouver ne serait-ce que quelques centaines d’euros de financement… Ou alors qu’il ou elle ne se soucie pas de sa crédibilité.
Cf. l’avis de quelques professionnels :
http://www.lentreprise.com/1/2/1/dossier/10279/6758.html
http://www.netpme.fr/creation-entreprise/259-sarl-capital-1-euro-attention-dangers.html
http://jentreprends.over-blog.net/article-10965063.html
Voici mon témoignage factuel de ce que j’ai vécu :
http://www.onirik.net/spip.php?article6129
Pour les écrivains qui ne connaissent pas le milieu, se faire publier relève du talent mais aussi de beaucoup de chances. Envoyer son manuscrit à des dizaines d’éditeurs pour recevoir en tout et pour tout une lettre type de refus est très frustrant. La tentation est donc grande de faire appel à un professionnel. Ce fut le cas de l’auteur de ses lignes. Faire appel à un agent littéraire était pour moi une évidence puisque d’une part mon travail ne me permettait pas de consacrer tout mon temps à cette recherche (trop peu pour moi de jouer à l’écrivain au RMI en attente du succès) et que d’autre part estimant que ce démarchage n’était pas dans mes compétences, je trouvais cela normal de demander de l’assistance.
Après des recherches sur internet je suis tombé sur une Agence Littéraire [1] située à Versailles. Après envoi de mon manuscrit ils m’ont recontacté pour me proposer leurs services. Le discours était très flatteur “On sent que vous avez le potentiel” “Votre écriture montre un vrai talent”, bref le genre de phrase que tout personne agité par l’envie d’écrire et d’en vivre voudrait entendre dans sa vie. En échange de leur service, je devais payer 900 € non remboursable en cas d’échec mais à considérer en tant qu’avance sur pourcentage lors de la publication de mes ouvrages.
N’étant pas totalement naïf, j’ai signé le contrat non pas en ayant en tête une garantie de résultat mais de moyens. En effet, le contrat signé stipulait que cette Agence Littéraire devait notamment [2] “proposer” mes “oeuvres littéraires à tous éditeurs en vue de leur publication”. L’agence devait me tenir régulièrement informé de ses démarches : “Vous serez tenu régulièrement informé de mes démarches” et de plus le gérant m’écrivit dans un mail en août 2006, peu après la signature du contrat : “Chaque fois que nous enverrons un dossier de présentation ou le manuscrit à une maison d’édition, je vous en informerai. Je ferai de même chaque fois que nous aurons un retour éditeur (intérêt de principe, commentaire…)”.
Je n’ai jamais été informé de quoi que ce soit par la suite. J’ai donc relancé bon nombre de fois mais je n’ai jamais eu de retour quant aux éditeurs contactés, ni quant aux démarches effectuées. Cherchez l’erreur.
Un an après la signature de mon contrat, suite à des mails envoyés et sans réponses, des appels de ma part, j’ai enfin reçu une fiche de lecture de leur part me recommandant de faire des modifications à mon manuscrit. J’ai effectué ces modifications, et je leur ai transmis en juin 2007.
Cependant, n’ayant aucune nouvelle de leurs démarches ni quant à la bonne réception de mon manuscrit remanié, j’ai demandé un entretien et j’ai rencontré le gérant en août 2007. Ce dernier m’a assuré me faire un retour en octobre de la même année. Je n’ai là non plus eu aucun retour et ce malgré mes nombreuses relances par téléphone et mail.
Par la suite vers novembre 2007, ils m’ont demandé environ 150 € pour avoir accès à un espace personnel sur leur site afin d ’améliorer la communication. J’ai refusé de payer, puisque selon moi ils avaient obligation de communiquer avec moi et qu’un site n’y changerait rien. Il m’ont cependant donné l’accès quand même. Il est à noter que je n’ai guère eu plus d’informations quant à l’avancement concernant les démarches particulières concernant mon manuscrit. Les seuls messages étaient vagues et surtout génériques, destinés à tous leurs auteurs.
Ensuite en début d’année 2008 il m’ont demandé 30 € pour constituer un dossier à présenter aux éditeurs en me disant que si je ne payais pas je ne serai pas présent dans ce dossier et qu’il serait plus difficile de vendre mon livre. J’ai donc payé pour voir. Je n’ai eu aucun retour non plus.
A chaque relance de ma part, ils ne cessaient de repousser leur réponse à octobre 2008, quand je leur demande des comptes.
Dernièrement, en juillet, ils m’annoncent avoir créé leur propre maison d’éditions et me proposent de m’y faire éditer moyennant un avenant de 600 € pour un travail “éditorial” sur mon manuscrit. Or le contrat qui me lie à eux précise au sujet des 900 € déjà versés que cette somme est “pour le travail éditorial et marketing” ainsi que “toutes les prestations autres que le travail éditorial et marketing”. Devant mon interrogation devant le fait de payer ils m’ont répondu que c’était normal et que “rien n’était gratuit”.
Cet avenant mentionne notamment :
“Nous allons donc travailler sur cette édition (présentation du livre et de l’auteur, calendrier, prix de vente, date de sortie, objectifs de l’attaché(e) de presse, objectifs de vente…) et nous engageons à vous remettre pour signature dans un délai de 1 mois maximum un contrat d’édition selon le modèle ci-dessous. Pour ce travail ponctuel et complémentaire à notre mission initiale, qui continue, notre rémunération sera de :
- 299 € (soit 250 HT) à la signature du présent avenant
- 299 € (soit 250 HT) à la signature du contrat d’édition XYZ Editions”
A noter aussi que l’écrivain doit payer de sa poche les services presses émis (sans droit de regard évidemment) et faire une souscription pour le lancement ce qui revient à demander à l’auteur de subventionner une maison d’éditions. Ces fameux agents sont donc gagnants à tout niveau puisqu’ils ne peuvent pas perdre d’argent avec ce système. Le risque est porté entièrement par les auteurs.
Le plus drôle est qu’au téléphone ou dans leurs mails suite à ma résiliation, ils ne cessent de clamer leur incompréhension. Jouer les vierges effarouchées est une technique ancestrale bien connue des commerciaux peu scrupuleux. Je leur ai pourtant exposé les mêmes faits décrits dans le présent article. Je dois préciser qu’ils n’ont d’ailleurs jamais répondu factuellement à cela.
A noter que dans la réponse que j’ai eu suite à ma résiliation, le gérant me dit revenir prochainement vers moi pour me répondre plus en détail. C’était vers fin juillet. Je remarque qu’à ce jour (le 1er octobre 2008) je n’ai bien évidemment eu aucun retour. Cela illustre parfaitement le professionnalisme de cette fameuse agence.
Ecrivains, méfiance !
@ Maskass : Merci beaucoup de ce témoignage. J’avais lu votre courriel, mais pas vraiment eu le temps de regarder ça à fond. Mais ce sont des choses qui méritaient d’être dites, et qui confirment les autres informations à ce sujet.
Bonjour à tous,
Je voudrais réagir à vos commentaires. Je suis chez l’Agence Littéraire depuis novembre 2007 et je viens de signer chez TdB Editions.
Mon livre est à sortir pour février 2009 et je tiens à dire que pas un centime ne m’a été demandé à part la somme de départ pour l’entrée chez l’AL qui vous fait tous rugir mais que je trouve tout à fait raisonnable. En effet, il n’y a pas de résultats certains, mais qui peut en promettre? Pour ma part, je comprends que toute peine mérite salaire et je ne me plains pas.
Mais là n’est pas mon sujet.
Je voulais faire part de mon étonnement. Dans le témoignage précédent, Maskass dit qu’il a dû payer pour être édité chez TdB. J’ai bien lu le contrat avant de le signer, et je n’ai vu nulle part mention du fait qu’il me faudrait payer quoi que ce soit et ils me l’ont confirmés au téléphone.
La souscription n’est là que pour savoir le nombre d’exemplaires à faire imprimer pour la soirée de lancement et de dédicace.
Je suis peut-être naïf, je n’exclus pas cette possibilité. En tout cas, je verrais, le livre est prévu pour début février et je suis confiant. De toute façon, si jamais problème il y a, j’aurais été prévenu, et je réagirais en conséquence…
Mais, je le répète, j’ai confiance en l’AL et en TdB.
Sullivan.
Sullivan, si vous trouvez normal de payer un agent pour qu’il s’occupe de votre manuscrit, c’est que vous ne connaissez peut-être pas très bien le monde de l’édition. Lisez ou relisez mon billet, sans oublier de cliquer sur les liens que je donne, il y a des informations utiles, vous verrez.
Au fait, vous dites que vous n’avez “pas payé” pour être édité chez TdB. Étant donné que TdB et l’AL sont dirigées par la même personne, l’AL servant essentiellement de point d’entrée pour l’édition chez TdB, vous m’excuserez si je ne suis pas très convaincue par vos explications…
J’aimerais aussi en savoir plus sur ces éditions Tour de Babel. Combien de titres à leur catalogue ? Quels sont leurs auteurs phares ? À combien d’exemplaires tirent-ils ? Quel est le pourcentage de droit d’auteur ? Les livres sont-ils diffusés en librairie ? Quelle publicité l’éditeur fait-il dans la presse, sur Internet ? Si on n’a pas au moins un début de réponse à ces questions, il est difficile d’évaluer l’intérêt qu’il y a à publier dans la maison d’édition de M. de Magnac, surtout lorsqu’on voit comment fonctionne son “agence littéraire”.
Ce qui me chiffonne aussi dans votre message, Sullivan, c’est que vous ne précisez pas le titre du livre, votre nom d’auteur ni la date de parution. Ce serait utile de pouvoir vérifier lorsqu’il paraîtra (s’il paraît).
Une dernière chose : être édité est extrêmement facile, de nos jours. Il y a des prestataires comme Lulu ou The Book Edition qui vous permettent de faire imprimer et de mettre en vente le livre en ligne sans débourser un centime à l’avance.
http://www.lulu.com/fr/
http://www.thebookedition.com/
Ces entreprises ne se font pas passer pour des éditeurs ni pour des agences littéraires, elles font un travail soigné et se financent par un pourcentage sur les ventes effectives de livres. (C’est de l’impression à la demande.)
Bien sûr, l’auteur doit lui-même faire la promotion du livre, mais cela vaut mieux que de se retrouver dans le même cas auprès d’un éditeur comme TdB, où vous aurez à un moment ou un autre payer pour entrer…
Voir aussi :
“Le mauvais compte d’éditeur tuera-t-il le compte d’auteur ?”
http://marcautret.free.fr/news/2008/nw0810.php#S3
Je suis Sullivan Bousinière, mon roman à paraître est intitulé Mémoire d’un Damné (Tome1 Enfers), et il est prévu pour le 03 Février 2009 (où en tout cas dans ces alentours)
Quand à vos autres questions concernant les auteurs publiés par TdB, je ne peux pas vous répondre, car j’attends pour cela que leur site soit terminé ce qui devrait avoir lieu dans les semaines qui arrivent…
Pour tout ce qui est relatif à mon contrat chez eux, je ne pense pas pouvoir vous transmettre ces informations sans leur accord. Je ne me dérobe pas comprenez le bien, mais c’est juste que j’ignore s’il y a une clause de confidentialité ou pas concernant les termes du contrat.
Ce que je peux vous dire, c’est qu’une part importante du prix de vente du livre est réservée à la promotion. Mes bénéfices sont comparables à ceux que j’aurais eu en signant chez d’autres éditeurs (j’ai vérifié moi-même).
Vous semblez ensuite avoir des doutes quand à la parution elle-même. Je vous répondrais simplement qu’un contrat a été signé entre TdB et moi et que selon les termes dudit contrat, MdD-Enfers DOIT sortir et si ce n’était pas le cas, ce dont je doute sincèrement, croyez-moi que je riposterai en justice (ce qui est précisé dans le contrat).
Ensuite, je n’ai pas dit que cela était normal de payer pour être édité, j’ai dit que cela ne me dérangeait pas de le faire, car pour moi toute peine mérite salaire. Et je le répète, je n’ai pas payé pour être édité. La somme versée en début de contrat avec l’AL ne concerne en aucun point TdB car à l’époque où j’ai signé chez l’AL, personne ne m’a parlé de cette édition.
Je n’ai appris son existence que cet été par M. De Magniac et il n’est mention nulle part d’argent que je devrais verser. De toute façon, si cela était le cas, j’aurais refusé car j’ai déjà essayé la publication à compte d’auteur (chez La Société des Ecrivains) pour un livre précédent et je n’ai pas du tout apprécié le concept (surtout le fait qu’ils ne m’avaient pas prévenu qu’il s’agissait de ce type d’édition [ce que je trouve malhonnête]).
Vous trouverez (dans quelques semaines, je pense) toutes les informations concernant TdB sur leur site internet.
Cordialement,
Sullivan.
Eh bien, merci de ce témoignage, Sullivan. Mais je vous signale juste que si M. de Magnac vous a informé seulement cet été de l’existence de TdB, c’est qu’il l’a créée et enregistrée au registre du commerce le 1er août 2008 seulement.
http://www.societe.com/societe/tdb-editions-507465649r.html
Juste une chose, combien aviez vous versé à l’Agence, à l’origine ? C’est pour comparer au cas de la dame dont je parlais dans l’article ci-dessus, et qui on a demander de payer encore pour être publiée chez TdB (elle a refusé).
Je ne dit pas qu’il fallait payer pour être édité par TdB. Je dis que l’AL m’a demandé 600 € en plus des 900 € initiaux pour du travail éditorial sur mon manuscrit en vue d’une publication chez TdB.
A noter que des maisons d’éditions comme Amalthée demandent 1800 € pour un travail similaire à ce package de l’AL mais au moins en l’annonçant dès le début et sans laisser dans le flou les auteurs pendant 2 ans.
A noter que tout ce que j’écris en prouvable puisque j’ai archivé soigneusement les mails, préparant un dossier pour la justice.
Temps de chien en ce mardi 11 Novembre!
J’ai tout lu, j’ai grimacé à la lecture de vos articles. J’ai souri aussi, eh oui!
N’y a-t-il pas moyen de faire la paix en signant enfin un armistice?
Franchement, moi aussi j’ai payé et j’étais bien consciente de ce que je faisais.
D’ailleurs je profite de toutes vos palabres pour vous glisser cette info:
Mon livre s’appelle “L’accordéon du désir” de Katia ROGALA et sort le 2 Décembre chez TdB Editions.
Accuser son agent alors que c’est moi-même qui l’ai sollicité, j’aurais peine à être crédible!
Katia ROGALA
@ Katia : vous avez payé auprès de TdB ou auprès de l’Agence littéraire ? Dans tous les cas, ce que vous dites confirme les témoignages des autres ici : l’AL et TdB éditions pratiquent une forme de compte d’auteur qui ne dit pas son nom. Dommage.
Au fait, je vois que vous vous connectez depuis une adresse près de Versailles… Seriez-vous par hasard une parente ou amie de l’un des dirigeants ?
Je vois aussi que vous défendiez déjà l’AL l’année dernière, en parlant de cette “prestation” que vous ne regrettez pas d’avoir payée :
http://lejpe.canalblog.com/archives/2007/10/08/6470342.html
Pourriez-vous nous en dire plus sur ce que cette entreprise vous a apporté ? De quoi s’agit-il ? Correction orthographique, réécriture ? Pas la recherche d’un éditeur “classique”, en tout cas, puisque vous publiez chez TdB.
Rappelons qu’on peut aujourd’hui s’auto-publier gratuitement en passant par Lulu.com ou The Book Edition.
http://www.lulu.com/
http://www.thebookedition.com/
Je voudrais savoir si Katia Rogala a déjà vu un exemplaire du livre et où en est la publication de son livre.
Anjelika : Si Katia repasse par ici, elle vous répondra peut-être. Mais notez qu’elle a donné la date du 2 décembre pour la parution. Nous verrons.
Bonjour à tous.
Je voudrai apporter mon point de vue.
Je suis un ancien patron de discothèque,
Mon témoignage a été jugé ‘incroyable’ par tous les proches qui m’entourent. Ils concernent les actes dont j’ai été victime par des hommes mafieux.
J’ai donc envisagé de faire publier mon témoignage, en rencontrant M ALESSANDRINI et M.DE MAGNAC en 2007. Je leur ai versé 900€.
Sincèrement, aujourd’hui, je ne sais pas si c’est une arnaque ou non. M. DE MAGNAC doit me recontacter d’ici décembre/janvier.
Pr cntr, j ss q s M. D MGNC t M. LSSNDRN m’nt scrq, ls dvrnt rvvr l vst d’lbns fchs grnd bndtsm ntrntnl. ls snt bcp pls ffccs t rpds dns lrs ntrvntns q ntr jstc frnçs.
J’ttnds dnc d vr…
S, cmm vs l’ndqz, j’ t vctm d’n scrqr, n syz ps srprs d vr lrs trs vctms d’cts d mlvllncs.
n jr ù l’tr, n trv tjrs pls frt q st.
Cordialement,
Gregory C.
Greg, vous pouvez penser ce que vous voulez des dirigeants de l’AL, mais cela ne vous autorise pas à proférer des menaces ! En plus, si vous le faites sur mon blog, cela entraîne ma responsabilité. J’ai dévoyellisé les passages qui tombaient sous le coup de la loi.
Bonjour,
Je ne viens pas vous soutenir dans votre “pugilat” envers l’Agence littéraire !
En effet je suis l’un de leurs auteurs depuis un bon bout de temps et je dois dire que je suis très satisfaite de leurs prestations, car bien sûr, elles existent ! Je pense moi que ce qui vous dérange dans leur démarche c’est qu’ils donnent l’opportunité à des personnes comme moi de se faire publier, personnes qui sans eux n’arriveraient jamais à ce stade ! Cela parce qu’elles ne connaissent pas ce monde. Autrement je ne comprend pas votre virulence à leur égard !!
Bien sûr, au début je fus un peu méfiante envers eux car ils sont novateurs et il faut leur avancer l’argent de leur travail, mais avant de jeter la pierre à quelqu’un il faudrait d’abord apprendre à le connaître et lui laisser le temps de faire ses preuves !!
A ce jour je ne suis pas encore publiée mais cela est de mon fait, j’ai peu le temps pour travailler à mon futur livre, néanmoins je peux certifier que je suis réellement satisfaite de cette agence et que j’ai de grands espoirs, je leur fais entièrement confiance ! Si j’échoue, je sais que cela viendra de mon manque de travail et de rigueur et c’est peut-être ce qui dérange certains auteurs amateurs, ne pas s’être donné les moyens de réussir (par leur travail, bien sûr !). On ne publie pas non plus n’importe quoi en France et c’est heureux ! Ces personnes sont aigries, elles ont crus que parce qu’elles donnaient de l’argent à un agent, il allait leur faire tout tomber rôti du ciel sans qu’elles aient à déployer travail et talent ! Et puis si vous êtes curieux de leurs prestations, ce n’est pas une raison pour raconter de tout et de rien à tort et à travers ! L’agence aide les auteurs amateurs à se donner les moyens de réaliser leur ambition, tout simplement !
Cela vous dérangerait-il que par le travail et le coeur, l’on puisse réussir à devenir écrivain ????
Et vous, Noëlle, cela vous ennuierait-il de commenter sur ce que je dis réellement dans ce billet (et dans mon blogue en général), et non sur ce que vous projetez sur les gens qui critiquent votre chère “agence littéraire” ? Vous pourriez découvrir, par exemple, que je ne cherche nullement à décourager les auteurs amateurs. Même, que j’en étais une au départ ! C’est fou, non ? En fait, puisque vous avez accès à Internet, savez-vous que vous pouvez l’utiliser pour vous renseigner sur ce monde de l’édition qui vous semble si mystérieux ?
Tenez, une lecture utile pour ceux qui se posent des questions sur “comment être édité” :
http://www.irenedelse.com/2007/01/11/du-manuscrit-a-lediteur-quelques-pistes/
Oh, et puisque vous estimez avoir encore du travail devant vous pour être publiable, je vous signale que multiplier les points d’exclamation ou d’interrogation à tort et à travers ne rend pas votre style plus vigoureux ni expressif. Au contraire.
Non, non, ne me remerciez pas…
Non je ne vous remercie pas car je vous écris comme je l’entends.
Je suis certaine que vous pouvez très bien comprendre, puisque vous êtes si érudit…
Mais, par contre, je ne crois pas, que vous entendiez bien, ce que veux dire, le mot confiance !
Ce qui est sûr c’est que vous faites certainement beaucoup de tort à l’Agence littéraire et à ses auteurs en tout cas !! (mais je peux mettre un point si vous préférez).
La curiosité peut être un très vilain défaut vous savez, ça aussi…
Celui qui a fait condamner l’agence littéraire, et dont vous cherchez l’identité, c’est :
Albert BENESTI
C’est par l’intérmédiaire de son cabinet d’avocat qu’il a obtenu la condamnation de l’agence littéraire.
M.C. BROS Avocat.
64 Rue de Rennes
75006 PARIS)
Toutefois, il n’est jamais parvenu à récupérer ses sous, les deux responsables de l’agence littéraire [étant en] insolvabilité.
Une action est toujours en cours, et rien n’empêche toutes les victimes de déposer une plainte simple, en envoyant copie du PV de dépot de plainte au procureur de la République de Versaille, qui, à force de recevoir des plaintes, pourrait bien décider de poursuivre …
Et voilà !
Jacob Benetti
Ah, un détail …
TdB éditions est la boite crée par Emmanuel AVED de MAGNAC …
Donc voici le schéma :
On tape 900 Euros à chaque auteur pour la recherche d’un éventuel éditeur.
On trouve miraculeusement TdB éditions,
TdB éditions édite le bouquin, moyennant une participation de l’auteur (aucun réseau de distribution bien sur, tout en vente directe par internet)
Et d’une pierre, deux coups !
Moi je trouve qu’ils sont forts à l’agence littéraire. Ils ont inventé le fusil à deux coups !
1- J’t’en file une première, à 900 Euros, avec Alessandrini
2- j’t’en file une seconde, une édition à compte d’auteur, avec De Magnac !
Félicitations messieurs.
@ Jacob Benetti : Merci beaucoup pour les précisions sur le client qui a fait condamner l’Agence.
Je signale qu’on peut aussi conseiller aux autres victimes de ce genre de mésaventure de déposer un dossier auprès de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes :
http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/
Voici les coordonnées des victimes, vous n’avez qu’à toutes les contacter, et vous en saurez plus sur nos bons amis !
A part ceux qui ont peur (si si, les menaces sont réèlles dès que vous tentez de faire respecter vos droits), sinon les autres vous donneront des informations intéressantes.
bonjour !
j’ai 14 ans et je me demande comment des grandes personnes peuvent être aussi naïves que ces “écrivains” prets à payer pour être édité ?
Un peu comme ce “photographe” qui vous arrête dans la rue en vous disant : “ça alors vous avez un look d’acteur ! je vais m’occuper de vous donnez moi 100 euros pour mes frais de dossier !”
trop marrant vous ne trouvez pas ?
Allez zou ! je retourne à mes études et à mon projet de livre pour lequel je ne donnerai jamais un centime pour être édité mais bien sur je suis ok pour un gros pourcentage des ventes à l‘“agent accoucheur” de mon projet !
petit homme
Oui, bien vu, la comparaison avec le photographe… Bonne chance pour ce projet de livre, en tout cas!
Sincèrement je ne comprends absolument rien à tout cela et de plus je crois que je m’en fou totalement , car écrire un livre n’est en aucun cas une épreuve et un parcours du combattant , du moins ne doit pas l’être , mais un immense plaisir , une extrême jouissance . Vouloir être publié est normal , mais franchement , agence literraire ou pas , escroquerie ou non , le problème est que les éditeurs croulent sous les manuscrits et comme tout ne peut pas être publié , la plupart passent à la trappe . Je suis toujours à l’agence littéraire , ai payé comme tous 900€ au départ , ai parlé souvent avec Mr de Magnac et Allessandrini , ai espéré , attendu et depuis que l’on m’a demandé à nouveau de l’argent afin d’être publié chez TdB je n’ai rien envoyé , donc plus de nouvelles . Je viens de leur écrire par le biais de l’espace auteur de l’agence , car je n’avais pas connaissance de tous les problèmes en rapport avec l’Agence Littéraire , étalés sur ce blog , de m’en expliquer les tenants et aboutissants . Pour le moment leur silence ne m’empêchera en aucun cas de dormir et si j’ai perdu de l’argent , il a profité à quelqu’un , même malveillant . Il semble par ailleurs que certains auteurs soient trés contents de l’Agence Littéraire , donc ne prenant que le positif , ce qui fait partie de ma nature , je pense peut-être naïvement qu’il y a un espoir . Et au petit homme de 14 ans je dis que sa prétention est bien supérieure à son age et que jamais il ne faut dire jamais . S’il pense être publié sans sortir un petit euro encore faudrait -il que son talent soit au moins égal à son égo . Si c’est le cas tant mieux pour lui . Pour l’instant j’attends une réponse de M de Magnac et nous verrons bien et comme je n’écris pas pour l’argent et que mon livre est terminé depuis quelques jours ( mais un livre peut sans cesse être amélioré et reste un travail sans fin ) s’il le faut je vais le mettre sur le net car pour moi seul est important le fait d’être lu , que l’on soit aimé ou détesté , l’argent je m’en tamponne , car il fait de l’écrivain sans jeu de mots une machine à écrire , et de toute façon bousille tout , surtout l’âme , et sans âme nous ne sommes rien . De plus les délations et déblatérations de tous genres me font à la fois rire et gerber . Pour terminer je tiens à dire que j’aime aussi être détesté ce qui semble incompatible avec le succés d’un livre … Mais il faut parfois choquer pour dans sa peau se sentir libre . Malgré tous ces blas blas je reste ouvert à tout , surtout aux conseils car mon esprit qui est tout sauf cartésien , s’amuserait encore à divaguer sur la page , si quelqu’un pouvait me dire quel est le meilleur chemin à suivre . Peut-être le votre ????
François Tisseyre: Holà, doucement! Personne ne parle de “délations”, ici. L’Agence littéraire de Versailles est une entreprise qui a pignon sur rue et qui propose des prestations de service pour les auteurs. Anne-Sophie Demonchy, Marc Autret et moi-même n’avons fait qu’analyser leur offre, en la comparant avec les pratiques courantes de la profession et en recueillant les témoignages de clients, pour en tirer les conclusions. C’est non seulement notre droit le plus strict en tant que citoyens (et consommateurs potentiels), mais cela permet aussi plus de transparence dans le monde parfois opaque de l’édition. Un auteur averti en vaut deux, c’est bien connu…
Quant à se faire éditer sans débourser un Euro: cher monsieur, ce n’est pas un rêve. Soit vous parvenez à trouver un éditeur classique (pas à compte d’auteur), soit vous éditez vous-même en passant par Lulu.com ou The Book Edition. Avec eux, vous ne payez rien, puisque les livres sont imprimés à la demande lorsqu’un client fait un achat.
http://www.lulu.com/
http://www.thebookedition.com/
Vous dîtes vous même dans le post d’André du 23 Janvier 2009 que la liste d’adresse électronique a été supprimée car vous n’aimez pas la délation . Je n’ai donc pas inventé ce mot , mais c’est tout en votre honneur soyez en sure . Je ramène juste ma tendre naïveté au milieu de cet imbroglio d’avis perturbants quoique forts instructifs . Il n’en reste pas moins que je crois sans croire tout ce qui se dit et soyez certaine de ne pas m’apprendre que l’on peut se faire éditer gratuitement par lulu.com . Je trouvais simplement que passer par un agent était une solution relativement normale , tout comme un acteur a un agent . Il semble que je me sois trompé , bien que Sullivan nous dise le contraire . J’espère en tout cas pour lui que son livre sera publié et lui souhaite toute la chance possible , donc je n’exclu pas la probité de messieurs de Magnac et Alessandrini . En ce qui me concerne , j’ai décidé de passer par lulu.com étant las de ces attentes et n’étant pas riche , de ces dépenses incongrues . Voila , je ne voulais en aucun cas perturber la fluidité de ce blog fort édifiant , mais croyez moi un homme averti en vaut deux certes , mais qu’il soit boucher , prof , ou auteur . Les auteurs ne bénéficient pas seuls de ce privilège .
Et bien ce qui est arrivé à Anne Sophie Demonchy prouve bien tristement que nous avons été bernés par - (Irène: Ici une accusation infondée, que je supprime. Je ne désire pas prêter le flanc à un procès en diffamation, merci. Et puis je crois que ce qui a été révélé jusqu’ici est suffisant, non?) - Mais il y a une chose qui m’échappe : comment peut-on se dire insolvable quand on a pignon sur rue et que l’on gagne de l’argent . A compter de 1000€ par personne cela m’étonne que des magistrats puissent une seconde penser que c’est la vérité .
Enfin nous savons tous que la justice est parfois bien mystérieuse .
Dernière chose : question que je pose directement à Irène . Si j’ai bien compris sur lulu.com il faut télécharger ses textes ? Peut-on le faire à son rythme c’est à dire au fur et a mesure de l’écriture ? Même si on fait trés attention des fautes d’ortographe peuvent se glisser sournoisement dans votre texte , donc sont-elles corrigées ? En fait n’étant pas un pro virtuose du net j’ai souvent quelques difficultés à comprendre la marche à suivre .
Une fois le texte totalement téléchargé comment se présente le livre virtuel ? Merci de me répondre . Existe t-il une censure ? Bon j’ai fini merci
Bon, le mot de délation était probablement mal choisi, mais il faut dire que j’étais furieuse envers cet internaute qui venait publier chez moi les adresses électroniques d’une dizaine d’auteurs clients de l’AL, alors qu’il s’agit d’informations privées. C’était une mauvaise manière à leur endroit, et aussi au mien, puisque je suis responsable légalement de ce qui se publie sur ce blogue.
@ François Tisseyre:
Dans les pays anglo-saxons, oui, mais pas en France. Les éditeurs rechignent à travailler avec des auteurs représentés par des agents, sauf bien entendu lorsqu’il s’agit d’auteurs étrangers ou d’écrivains déjà connus et installés…
Si vous voulez être publié maintenant, tout de suite, Lulu ou un service similaire est en effet la meilleure façon de procéder. C’est gratuit, et vous conservez vos droits sur le texte. Mais si vous cherchez un éditeur, je donne quelques pistes ici:
http://www.irenedelse.com/2007/01/11/du-manuscrit-a-lediteur-quelques-pistes/
Ben… “Un auteur averti en vaut deux,” c’était le slogan du Calcre, l’association d’information et d’aide aux auteurs. Elle a disparu, aujourd’hui, mais ce fut pendant 25 ans un efficace empêcheur d’arnaquer en rond…
http://nuel.hautetfort.com/archive/2006/06/14/l-aventure-du-calcre.html
Un conseil: pour en savoir plus là-dessus, lisez les articles que j’ai consacré à l’affaire depuis le début. Voir (les billets les plus anciens sont en bas de la page):
http://www.irenedelse.com/tag/al/
Ouf! Cela fait beaucoup de questions. Mais toutes les réponses se trouvent sur le site de Lulu.
http://www.lulu.com/fr/
Voyez en particulier les rubriques “Aide” et “Nouveau visiteur”. Il y a même un tutoriel qui vous guide pas à pas dans le choix de vos options et la mise en ligne de votre texte:
http://www.lulu.com/fr/help/wizard_tutorial
Enfin, si vous désirez savoir à quoi ressemble un livre une fois publié avec Lulu, vous avez un exemple ici avec mon recueil de nouvelles. Cliquer sur “Voir un aperçu”.
http://www.lulu.com/content/2094265
merci sincèrement pour tes tuyaux .
Pour apporter de l’eau à votre moulin..
Copie d’un courrier envoyé à l’A.L en rec. avec AR et resté sans réponse
Versailles le 2 Février 2009
Monsieur André Allessandrini
Monsieur Emmanuel de Margnac
L’Agence Littéraire
13 rue Saint Honoré
78000 VERSAILLES
Prudence, ne croyez pas au miroir aux alouettes
Comme il est curieux que certaines personnes trouvent insultants et contradictoires des propos qui leur sont adressés et ne sont dictés que par la naïveté, le bon sens et l’honnêteté.
[…]
Promesse, promesse quand tu nous tiens !!!Mon bouquin « je ne sais rien, mais je dirai tout » n’a plus d’intérêt car celui ci collait à plus de cinquante pour cent à l’actualité ; D’après vous, vous deviez avoir des contacts en janvier 2009 avec des éditeurs, comme c’est curieux cette coïncidence, j’ai décidé de résilier mon contrat juste avant, reconnaissez que je joue de malchance.
[…]
Ne voulant pas payer de supplément j’ai préféré quitter votre bord car je commençais à avoir la nausée de rester sur une embarcation qui tanguait à ce point.
Quand je voudrai avoir les sensations du grand large, je me rendrai au Grand Canal où ma barque me sera loué à un prix plus raisonnable que celui que vous pratiquez et de plus si je ne me berce plus d’illusion, mes biceps eux y gagneront quelques centimètres.
Dans le document que vous m’avez envoyé vous faites référence au Salon du livre, facile après coup de dire n’importe quoi, mais au moment présent dans ce salon je vous ai cherché en vain, j’ai interrogé les éditeurs présents mais vous n’étiez que d’ illustres inconnus et beaucoup de ces professionnels m’ont mis en garde contre des gens qui se disent « Agent Littéraire », d’après eux je crois me souvenir qu’il n’y en aurait que deux ayant pignon sur rue et hélas vous n’en faites pas partie.
Quand j’ai fait part à Monsieur de Magnac de votre absence au salon porte de Versailles, celui-ci m’a dit que vous ne vous y êtes pas rendus mais que vous aviez rencontré les éditeurs dans les salons de l’hôtel Lutetia, qui croire ???
A propos de la crédibilité des dires de Monsieur de Magnac il y a beaucoup à méditer, ce Monsieur m’a laissé entendre qu’il avait lu mon manuscrit et qu’il y croyait, nous avons donc pris rendez-vous à votre bureau afin de signer le contrat afin que vous trouviez un éditeur pour faire éditer ce livre.
Quelques temps plus tard dans ce même bureau où j’émettais de plus en plus de doute sur votre efficacité et votre manque de crédibilité, j’ai appris par la bouche de ce Monsieur qu’il n’avait même pas lu mon ouvrage, les bras m’en sont tombés…..
Pourquoi une maison d’édition en Grande Bretagne alors que vous n’êtes pas capable de faire éditer le moindre écrivain sur notre territoire, d’ailleurs si c’était le cas vous vous empresseriez de faire de la publicité pour vous et vos poulains.
Je vous ai demandé de me faire parvenir mes deux manuscrits, sur ce point vous ne m’avez pas répondu.
Avez-vous fait comme il en était convenu dans votre contrat le nécessaire pour protéger mes manuscrits ? Là aussi vous éludez la question quand quelque chose vous gêne […].
N’étant pas méchant mais tenace et ayant une grande soif de justice, je vous demanderais de me rembourser mon dû .Dans le cas où vous choisiriez de faire la sourde oreille il serait dommageable pour vous que lors de discussions que je pourrais avoir dans des salons lors de la parution de mon troisième manuscrit (qui sait ?…) que je mette en garde ces futurs écrivains qui auront eu la malchance de vous rencontrer et de se montrer aussi naïfs que j’ai pu l’être.
Comme vous vous en doutez je n’ai aucune envie de vous saluer […].
Maskass ayant déjà tout relaté des diverses manœuvres de ces fameux agents littéraires devenus éditeurs, je confirme que j’ai vécu la même chose. Aujourd’hui, voici la dernière trouvaille de ces messieurs : la vente par abonnement de « leurs » auteurs. La condition pour voir sortir son livre est de souscrire à l’un de ces abonnements à 5 ou 10 livres par an, ce qui s’appelle « travailler pour les autres en même temps que pour soi-même ». On est en plus invité à vendre de ces abonnements autour de soi. Après l’auteur auquel l’agent littéraire rémunéré ne fournit strictement aucune information sur son activité (et ce durant des années, oui, vous avez bien lu, des années sans le moindre compte rendu !), voici l’auteur acheteur des livres des autres braves gens édités par TdB , puis l’auteur vendeur d’abonnements ! C’est la fuite en avant pour ces messieurs, dont manifestement les affaires ne marchent pas fort. Avez- vous déjà vu une maison d’édition sérieuse sortir de 120 à 150 livres en quatre mois ? Moi, jamais ! Impossible d’assurer une promotion normale à une telle avalanche ! C’est du quantitatif, tout est édité sans sélection, cela porte un nom : édition à compte d’auteur. Regardez le site de cette fameuse TdB Editions. Que de braves gens, ayant souscrit 40 exemplaires pour voir sortir leur œuvre, en plus des 900 € et des 600 € (voir Maklass), pour avoir le plaisir de voir leur nom en haut d’une couverture, pour signer une ou deux fois dans une salle municipale ou patronale, puis passer à la trappe ! Lisez les résumés, les c.v de ces braves gens ! Eux, les « auteurs à succès de demain » ? Eux, les « locomotives » de la littérature française du siècle à venir ? Ces formules stupéfiantes ne figurent plus sur le portail actuel, le ridicule ayant tout de même des limites. […] Vous êtes prévenus. Merci, Irène, pour votre accueil sur votre page de salubrité publique.
Je comprends…les faits parlent d’eux-mêmes ! Si Sullivan repasse par ici, il serait intéressant de connaître la suite le concernant. Merci.
TdB Editions est une maison d’édition dont la vocation est d’éditer essentiellement de nouveaux auteurs de langue française. Le catalogue comportera environ 150 titres fin 2009 et s’enrichira à partir de 2010 de 40 titres par an édités exclusivement à compte d’éditeur. TdB Editions, qui emploi 10 salariés en plus des commerciaux et des prestataires extérieurs, dispose de ses propres moyens éditoriaux, commerciaux, de promotion et de communication. La vente des livres est la seule source de revenus et plusieurs centaines de librairies dont des Fnac en ont déjà commandé. Enfin, TdB Editions était exposant au Salon du Livre de Paris 2009 (stand F33) et organise ou participe à de nombreux autres évènements. Un éditeur à compte d’auteur est un prestataire dont les clients sont les auteurs : ce n’est pas le cas de TdB Editions. Tous ceux qui sont venus au Salon du Livre ont pu constater que le stand était exclusivement consacré à la présentation des livres au public et non à solliciter de nouveaux auteurs. La sélection des manuscrits est faite par le service éditorial de TdB Editions. Le catalogue de départ a cependant été constitué en partenariat avec L’Agence Littéraire, entité juridiquement distincte de TdB Editions qui n’a ni salarié ni associé commun. Il s’agit d’un prestataire et le fait que les auteurs l’aient rémunéré paraît normal, d’autant que tous les auteurs connaissaient la nature précise du projet. Nous sommes fiers des auteurs que nous éditons et toute l’équipe ne travaille qu’à leur succès. Ce blog nous écoeure. Il est tenu de manière anonyme et sans adresse grâce à un simple pseudo et colporte des propos mensongers et insultants. Il est si facile d’affirmer n’importe quoi. Que penser de quelqu’un qui nous traite à tort d’éditeur à compte d’auteur tout en faisant la publicité de sites d’autoédition ? Que penser de quelqu’un qui prétend dans un courrier du 2 février être venu au Salon du livre de Paris et ne pas nous avoir vu… alors qu’il a eu lieu du 13 au 18 mars ? Que penser du mépris avec lequel nos auteurs sont traités ? Méritent-ils d’être insultés parce qu’ils sont expert-comptable, avocats, cadres, ingénieurs, employés, pilotes, médecins, professeurs, fonctionnaires ou retraités et non Ecrivains, même si certains ont déjà été édités chez Denoël, Lattès, Anne Carrière ou encore au Mercure de France? Des journalistes de FR3, TV8 Mont Blanc, TV Vendée, RFI, Nice Matin, La Provence, Le Républicain Lorrain, La République du Centre, Le Reader Digest et d’autres médias ne partagent pas votre avis sur nos auteurs. Les libraires qui reçoivent les auteurs en dédicace non plus. Ni quelques personnalités publiques qui ont écrit à nos auteurs après avoir lu leurs livres. On peut ne pas les apprécier mais ils ne méritent pas le mépris. Que penser du dédain avec lequel on parle des signatures dans une salle municipale, omettant volontairement au passage de parler des dédicaces dans les salons et les librairies ? Etre auteur édité, c’est écrire pour transmettre et partager. La rencontre avec le lectorat est indispensable et il n’y a pas de honte à ce que ce soit aussi dans une salle municipale car c’est aussi cela la réalité d’un auteur édité. Il faut une sacré dose de suffisance pour vouloir la snober. Quant à être une maison d’édition spécialisée dans le lancement de nouveaux auteurs alors que la tendance du marché est à la concentration des ventes sur les livres des auteurs connus, c’est un pari difficile que la plupart des maisons d’édition limitent (chacun sait qu’il est devenu presque impossible d’être édité si on ne l’est pas déjà et si on n’est pas connu). Cela représente beaucoup d’efforts et suppose d’accepter la critique. Ici, il est plutôt question de lynchage, de mépris, de mensonge et d’insulte. Peut-être de concurrence déloyale. Les sites dont la légitimité est incontestable comme celui des Editions Héloïse d’Ormesson sont oubliés http://editionseho.typepad.fr/weblog/2007/09/la-censure.html . Trop c’est trop. A la demande de TdB Editions, les propos de ce blog et d’autres ont fait l’objet de deux procès-verbaux de constat par Aveline, Heldt et Claise, Huissiers de justice associés, les 03/02/2009 et cette semaine. Tout commentaire présentant un caractère diffamatoire ou injurieux fera l’objet d’une poursuite.
Emmanuel de Magnac.
Si j”écris que vous avez un style épistolaire digne d’un phacochère, monsieur de Magnac, est-ce de la diffamation ? Vous n’avez ni orthographe, ni syntaxe, et j’hésite à corriger votre prose tellement vous manifestez peu d’aptitudes pour être éditeur de textes littéraires (en revanche, je corrigerais volontiers et bénévolement votre lettre de motivation pour un emploi de plombier-zingueur qui me semble plus relever de votre compétence en matière de tuyaux). Comment pouvez-vous conseiller de jeunes auteurs avec un tel mépris pour la langue ?
@ Dominique: Je ne crois pas que les phacochères soient des modèles, ni d’ailleurs des anti-modèles, en matière de style. Même celui qui pousse la chansonnette dans le Roi Lion… Cela dit, merci de ne pas jouer avec le feu…
Je précise que prends ce message de M. de Magnac (si c’est bien de lui qu’il s’agit) très au sérieux, mais que je ne suis pas pour autant impressionnée.
@ Emmanuel de Magnac: Tout d’abord, je ne trouve pas normal que vous usiez vous-même de qualificatifs désobligeants lorsque vous intervenez pour vous plaindre d’être dénigré! “Ce blog nous écoeure.” Vraiment? Ce n’est pas un argument, cela, monsieur! À peine une tentative de digression.
En revanche, vous énoncez une contre-vérité lorsque vous prétendez que j’écris ce blog de façon “anonyme”. Vous avez vu le nom en haut de cette page? C’est mon nom de plume, celui sous lequel j’ai publié un roman – et oui, à compte d’éditeur! – plus un certain nombre d’articles et de nouvelles. C’est sous ce nom que j’ai participé à plusieurs nombre de salons du livre (dont celui de Paris, en 2007 et 2008) et à des rencontres de blogueurs en chair et en os: le Café des Blogs, la Bouquinosphère, le BookBarCamp Paris… Au fait, peut-être n’avez-vous pas remarqué la page “À propos”, qui comporte ma photo et des éléments biographiques? Ou la page “Mentions légales”, avec les coordonnées de mon hébergeur et une adrèle où me contacter en cas de litige?
http://www.irenedelse.com/mentions-legales/
Ce que vous n’avez d’ailleurs pas fait. Je le déplore.
D’autant qu’entre vous et plusieurs autres commentateurs de ce billet, c’est désormais parole contre parole.
Vous m’informez que TdB était au Salon du Livre de Paris cette année et que vous participez à d’autres événements. Vérification faite sur le site du Salon, vous êtes bien inscrits sur la liste des exposants.
Dont acte. Or Jean Chatillon écrit plus haut:
“Quand j’ai fait part à Monsieur de Magnac de votre absence au salon porte de Versailles, celui-ci m’a dit que vous ne vous y êtes pas rendus mais que vous aviez rencontré les éditeurs dans les salons de l’hôtel Lutetia, qui croire ???”
Il s’agit, vous le noterez, d’une rencontre avec des éditeurs: il est évident que mon commentateur parle ici de l’Agence Littéraire de Versailles, pas de TdB éditions, lorsqu’il dit pas vous avoir vu.
Une confusion compréhensible, sachant que le gérant de TdB éditions est M. Emmanuel Aved de Magnac, qui était encore récemment l’un des dirigeants de l’ALV! (Cf. l’enquête de Marc Autret sur l’ALV.)
Vous comprendrez donc pourquoi je pense que vous avez gâché votre argent si vous avez vraiment fait dresser procès verbal au sujet des propos tenus sur ce blog…
Les personnes qui ont suivi toute cette affaire seront également intéressées d’apprendre que le site Internet de l’ALV n’affiche désormais plus (du moins dans sa partie publique, il semblerait qu’un “Espace auteurs” encore accessible aux clients) qu’une page vide et la mention “L’Agence ne cherche plus d’auteurs”.
http://www.agence-litteraire.com/
Au passage, cela explique pourquoi Jean Chatillon, dans une lettre datée du 2 février, se plaint de ne pas avoir vu l’Agence au Salon du livre de Paris: il parlait très probablement d’un précédent, en 2007 ou 2008, quand l’Agence cherchait encore des auteurs.
Mais je suis fort intéressée, M. de Magnac, par votre admission:
“La sélection des manuscrits est faite par le service éditorial de TdB Editions. Le catalogue de départ a cependant été constitué en partenariat avec L’Agence Littéraire, entité juridiquement distincte de TdB Editions qui n’a ni salarié ni associé commun. Il s’agit d’un prestataire et le fait que les auteurs l’aient rémunéré paraît normal, d’autant que tous les auteurs connaissaient la nature précise du projet.”
J’ai mis en gras les passages pertinents.
En bref, c’est bien ce que je disais dans mon billet: les auteurs qui ont fait confiance à l’ALV ont, au final, payé pour être édité< . Simplement, au lieu de rémunérer directement un éditeur à compte d’auteur, ils ont payé un prestataire qui se présentait comme “agent littéraire”, puis été publiés par une entreprise ayant une raison sociale distincte… Mais qui partage avec le “prestataire” au moins un dirigeant.
Et c’est ainsi qu’en jouant un petit peu sur les mots, TdB peut dire qu’elle n’est pas, techniquement, un “éditeur à compte d’auteur”!
Du grand art.
Il y a donc un certain comique (probablement involontaire, je le crains) à vous voir déplorer l’état de l’édition où il est “impossible” aux débutants de percer – sous-entendu, sans payer, peut-être? Et carrément risible de voir voir utiliser comme une marque d’infâmie le fait que je défende (dans certains cas!) l’auto-édition. S’il est facile à un auteur déconfit de mettre la main au portefeuille (s’il ou elle a les moyens) pour faire imprimer ses livres, il est plus complexe de s’engager dans une démarche où l’on est son propre éditeur, avec tout le travail que cela comporte, les casquettes avec lesquelles jongler, etc. Dans certains cas, cependant, le jeu en vaut la chandelle. À condition bien sûr de s’y lancer en toute connaissance de cause, et en particulier en étant au fait de ses droits, des pratiques de la profession, de l’état du marché, etc.
Je passerai enfin rapidement sur le couplet m’accusant de “concurrence déloyale”, c’est trop risible! Je passe au contraire beaucoup trop de temps, à mon goût, à détromper les gens qui me prennent pour une agence littéraire ou une maison d’édition, ou qui souhaitent que je lise leurs manuscrits… Et à leur conseiller d’améliorer leurs textes, de chercher des lecteurs impartiaux en fréquentant les forums consacrés à l’écriture et à l’édition, de mieux cibler leurs recherches d’éditeurs, et ainsi de suite.
Mais là encore, M. de Magnac, l’erreur aurait été facile à éviter: il suffisait de lire la F.A.Q. où j’explique tout cela.
http://www.irenedelse.com/faq/
Encore un détail qui ne semble pas vous avoir intéressé. Dommage.
zut !
c’est déjà fini ! ?
je commençais à m’amuser, surtout des menaces de Magnac !
[…]
Oui, bien sûr, les rêves nous entraînent au delà de nos limites …… mais enfin, comment peut-on donner 900 euros contre rien ?
Car les promesses sont rien ….
Voyez Sarko et le pouvoir d’achat et la sécurité et le PIB et …. et …..
Je ne sais plus qui dit que Magnac est sympa au téléphone …… mais sympa sans engagement ….. si vous mettez en doute sa parole, c’est tout juste s’il ne vous intente pas un procès en diffamation !
Bon !
Toute cette affaire est ubuesque, grotesque, pathétique.
[…]
J’ai conservé les échanges écrits avec l’AL …. les non réponses à mes questions …. les baratins évasifs les arguments fumeux …..
[…]
Vous avez raison, Irène, […] espérons qu’un maximum de candidat à l’édition liront ces informations avertissements ….
Bon courage à toutes et tous.
candidats avec un ‘s’
pardon !
L’admirable, dans la réponse de M, est sa logique. « Ses » auteurs sont : pilote, retraité, médecin, fonctionnaire, etc., tous, à n’en pas douter, fort honorables. Donc,de l’aveu même de M, « non écrivains ». Et ce sont eux qui deviendront « les locomotives » (1ère version du site TdB), puis les « auteurs à succès » (2ème version ) des Lettres Françaises de demain » (pour aujourd’hui, c’est un peu tôt ? ). Cherchez l’erreur. Première fournée, toujours selon M, 150 personnes ( publiées en quatre à six mois…la tête nous en tourne !). Puis, quarante chaque année. Au bout de dix ans (longue vie à TdB, ne soyons pas méchants), 550 français seront devenus le fer de lance de la littérature française. Quel vivier ! Les Grandes Maisons n’ont qu’à bien se tenir : le marché de la création littéraire est asséché par la grâce de ce valeureux petit poucet de TdB. De quoi pleurer de rire ou de tristesse, c’est au choix. Le financement ? C’est là que le bât blesse. La formule magique est éventée. Mais la prochaine formule est sûrement à l’étude. Et ça se vend, cette production ? Quelle question ! Il faudra y revenir. Zut !, déjà fini, comme l’écrit Yfig ? Sûrement pas ! Restez fidèles à Irène et remerciez la pour son espace de liberté ! Il n’y a que la vérité qui gêne, et, comme dit Figaro…
“Ce sont eux qui deviendront « les locomotives » (1ère version du site TdB), puis les « auteurs à succès » (2ème version ) des Lettres Françaises de demain » (pour aujourd’hui, c’est un peu tôt ? )”
C’est bien vu: demain sera un autre jour… Et avec 150 nouveaux auteurs phares d’un coup, c’est quasiment une promesse de jackpot pour tout le monde. Mieux que la Française des Jeux!