Malgré la grève, le festival continue
22 05 2008Jeudi 22 mai 2008 : c’est parti pour la 7e édition des Imaginales d’Épinal, le festival international d’arts et littératures de l’imaginaire. Mais c’est aussi le jour où les syndicats de salariés appellent à une grève nationale pour faire entendre leur voix dans l’affaire de la réforme des retraites…
Résultat, moult TGV annulés, et gros problèmes pour les auteurs et éditeurs qui se rendaient en train dans la capitale des Vosges.
(Quoi, vous me direz, les grévistes auraient pu choisir un autre moment ? Ha, ha. Comme s’il était possible, en France, de choisir une semaine où il n’y a pas de festival de quelque chose quelque part, avec intérêts économiques, culturels et de politique locale à la clef !)
À l’heure où j’écris ce billet, voici l’état des lieux pour le Navire en Pleine Ville :
- les auteurs invités, Don Lorenjy (auteur d’Aria des Brumes) et Marc Vassart (pour Les Larmes étaient leur pardon), seront bien présents, ayant eu la bonne idée de penser au co-voiturage pour descendre de leur Haute-Savoie ;
- un autre auteur phare, Pierre Pelot (dont le Navire réédite la série Dylan Stark) sera bien sûr là en voisin ;
- mais l’éditrice elle-même, hélas, a dû déclarer forfait. Ce que c’est que de venir de tout en bas, de Saint-Hippolyte-du-Fort, dans le Gard, au pied des Cévennes !
Bon, il y a encore une mince possibilité pour qu’elle puisse en fin de compte venir demain ou samedi, mais ce n’est pas gagné. Tout réorganiser, compter avec les prix prohibitifs des billets TGV pris à la dernière minute, etc. Pas évident.
Mine de rien, voilà qui montre à quel point nous sommes dépendants des services publics (que ceux-ci soient gérés sur fonds publics ou privés). TGV, TER, transports urbains : on n’y fait même pas attention quand ça fonctionne, mais c’est lorsqu’ils font défaut qu’on se rend soudain compte de leur importance…
En revanche, cela devrait laisser aux festivaliers ainsi coincés en rade l’occasion de méditer sur l’appel à textes lancé par les éditions Mille Saisons pour leur prochaine anthologie.
Le thème : “Boules de feu et droits sociaux”. Ou comment parler de ce qui coince dans notre monde réel et quotidien, mais avec un traitement propre à la fantasy. On apprendra peut-être que c’est parce que Merlin refusait de prendre sa retraite que la fée Viviane l’a endormi et scellé dans sa grotte !
Date limite d’envoi des textes : 15 septembre 2008.
N.B. Pour ma part, je n’avais pas prévu cette année de me rendre aux Imaginales, donc inutile de s’inquiéter pour moi.
Tags : AT, auteurs, Épinal, éditeurs, fantasy, grèves, imaginaire, Imaginales, littérature jeunesse, Mille Saisons, Navire en Pleine Ville, retraite, services publics









Pierre Pelot a intérêt à se trouver une voiture et un chauffeur, parce que si Saint-Maurice n’est qu’à quarante kilomètres d’Epinal, il ne possède toujours pas le permis ! Et il n’y a que le car pour passer dans ce coin reculé des Hautes-Vosges.
L’année dernière, si je me souviens bien, c’est sa femme qui l’avait emmené à Épinal en voiture.
Je y étais !!! Et Marc Vassart aussi (on a même co-voituré une conteuse Comtoise au passage).
Et même que j’étais voisin de table avec Pierre Pelot, na !
Compte-rendu au pas de course sur le blog d’Aria (a qu’à cliquer sur mon pseudo).
Hin, hin, il y était, lui ! Bon, je fonce voir ce compte-rendu
Ah, tiens, ça me rappelle que j’avais oublié qu’un autre auteur du Navire était à Épinal : Muriel Carminati, que j’avais rencontrée l’année dernière au moment où elle peaufinait son Prince de Bactriane.