Mick Jagger, les éboueurs et Jean-Pierre Pernaut
8 05 2008Vous, je ne sais pas, mais ce matin, je le trouve bien réjouissant cet article de Télérama en ligne :
Les rois de la récup racontent comment ils ont vendu 15 000 francs les ongles de Johnny ou cédé à une admiratrice de Prince une bouteille de jus de fruit entamée par l’idole. Et Jean-Pierre Pernaut, équipé de gants de chirurgien pour ne pas altérer les empreintes de la célébrité, de brandir en plateau la fameuse canette de Jagger.
Le houblon aura finalement un goût amer pour JPP. Penaud, il devra reconnaître, dans l’émission suivante, s’être fait piéger. Les éboueurs de la jet-set n’étaient en fait que de malins farceurs, ravis de prendre la télé-poubelle au mot de sa fascination pour le trash.
Ah, les bonnes vieilles leçons de choses d’antan…
Manu Layotte et Jo Dahan, les deux auteurs du canular, ont tiré de leur happening télé de 1994 une «conférence-spectacle» qui se joue en ce moment à Nantes, jusqu’au 9 mai au bar de la Perle et le 10 au festival Les Désaxés.
Tags : humour, médias, Mick Jagger, pipoles, télévision









Arf - arf! Joli coup. Il existe des canulars encore plus gros… par exemple, saviez-vous que l’adagio d’Albinoni n’est pas d’Albinoni? Cela, à la réserve de quatre notes de basse même pas représentatives.
Il y en a sûrement du même tonneau, en littérature.
En littérature, avec l’informatique moderne, il est très facile de prouver que des “nègres” ont écrit des oeuvres d’auteurs célèbres.
Que fait la police pour faire fermer boutique aux éditeurs concernés ?
Faudra-t-il que je me dénonce personnellement comme “nègre” pour qu’une enquête soit enfin menée sur l’esclavage en France et les publicités illégales d’AOC ?
@ Daniel : dans le cas de l’Adagio, je ne dirais pas qu’il s’agit d’un canular, mais de l’entreprise astucieuse d’un musicologue mélomane, capable de composer un morceau “à la manière de” d’après un fragment de musique classique (la ligne de basse et six mesures, parait-il) et d’en tirer le maximum de revenus et de publicité. Et sans même vraiment se cacher, puisque cet “Adagio d’Albinoni” a été publié sous copyright de Remo Giazotto, qui a présenté sa version comme une orchestration. (Une pratique d’ailleurs pas vraiment rare dans l’industrie musicale. Andrew Loog Oldham, l’ancien manager des Rolling Stones, s’est bien approprié en 1964 le copyright d’une version pop de “Greensleeves” enregistrée par ses protégés comme face B du premier single d’une autre de ses découvertes, Marianne Faithfull.)
@ Jean-Pierre : des noms, des noms !