Rapport d’étape
Irène | 14 avril 2008 | 17 h 58 minBon, alors, et où en est l’écriture de ce tome 2 deuxième roman du cycle de Shalinka que me réclament (chaudement) l’éditeur ainsi que les lecteurs et lectrices de L’Héritier du tigre ?
OK, OK. Faisons le point.
1) Oui, j’écris lentement, la plupart du temps. Le Navire dit que je “cisèle” mes phrases : peut-être, mais ça me donne plutôt l’impression que ce sont elles qui cisèlent mon cerveau pour sortir.
2) En fait, j’avais commencé à rédiger une suite à L’Héritier durant l’été 2006, en espérant (naïvement) avoir fini pour publication en 2007. Puis, par suite de divers trucs plus ou moins embêtants, mais pas liés à l’écriture, j’ai interrompu le travail. Et je l’ai repris au printemps 2007, en souhaitant ardemment terminer pour 2008. Puis ce fut interrompu… Etc.
À ce stade, j’avais environ 200 pages de brouillons, dont plusieurs chapitres épars et trois tentatives différentes de commencer ce roman. Brouillons que le Navire a bien voulu lire (un grrrand merci à elle !) pour aider une auteure anxieuse à sortir de l’ornière.
Verdict, en substance :
“Ben non, ce n’est pas mauvais ! Mais ce n’est pas assez. Continue ! Fonce, et surtout ne t’en fais pas pour le premier jet, il sera toujours temps de corriger par la suite.”
Bien, bien, bien. Puisque j’ai une commande d’éditeur, hein…
Donc, voilà. Je me suis embarquée, depuis la fin du Salon du Livre de cette année, dans un nouvel effort pour terminer enfin ce truc, histoire de le mettre une bonne fois pour toutes derrière moi, nom de nom !
Bref. Voici le rapport d’étape :
(N.B. Ce qui suit est inspiré sans vergogne aucune du blogue d’Elizabeth Bear.)
- Travail abattu ce week-end : + 19 615 caractères !
- Ce qui place la barre de progression à : 303 879 caractères (soit 215 pages).
- Mots appris à OpenOffice : aucun (mais la semaine dernière, il y a eu parfin, inentamé et clairsemer).
- Ambiance musicale : Salt Rain, de Susheela Raman ; Luz y Norte, de Lucas Ruiz de Ribayaz, par The Harp Consort.
- Aide chimique : thé vert.
- Aide animale : le chat a bien voulu faire la sieste presque toute la journée de dimanche.
- …Et il y a plein de trucs sur Internet : même un guide du chat pour ingénieurs (vidéo, en anglais, trouvée chez John Scalzi) !
- Prévisions : il devrait me falloir encore environ 100 000 à 200 000 caractères pour terminer l’histoire.
Patience, mes agneaux, patience.(1)
___________- Jeu : ami lecteur, amie lectrice, sauras-tu dire de quel album de bande dessinée est tirée cette phrase ? À gagner, ma plus sincère considération. [↩]













Si je ne me trompe pas, c’est Rastapopoulos qui dit ça.
Question, connais-tu déjà la tomaison complète de ton roman ?
Ce n’est pas Rastapopoulos, mais tu chauffes…
(Et ce n’est pas un roman en plusieurs tomes, en fait. J’aurais dû être plus précise : c’est le deuxième roman de la série que je suis en train d’écrire. Il y en aura au moins 4 en tout.)
Un gars qui à un moment donné aurait pu dire “Pafienfe, mes agneaux, pafienfe” ?
Merci pour l’info ! En fait, dans la mesure du possible, j’évite de lire des histoires incomplètes, pour éviter la frustration de la non fin. Je peux me lancer dans ton livre, ou je dois attendre les quatre ?
Irène, bonjour, je passais de temps en temps silencieusement, et j’ai vu de la lumière de jeu: pas résisté, mais si j’ai bon, c’est que j’ai triché, ouh l’affreuse, ouh la vilaine (avec la réponse sur le bout de la langue, ça avait trait à Tintin, en me disant que c’était peut-être dans la bouche du capitaine Haddock, avec son air de poivre à souffler dans les narines, quand il se prépare à l’idée de se venger…
Comme je n’ai pas mes BD sous la main, grenier garde-bd oblige et appart miniature aussi, j’ai trouvé sur google, mon “ami”:
ne serait-ce pas dans “le Secret de la licorne”?
Voir la page “aperçu” du livre sur “les possessifs et leurs aspects sémantiques et pragmatiques” , “apostrophes viriles et mençantes” (héhé): http://books.google.fr/books?id=CgjhjlYwOcgC&pg=PA358&lpg=PA358&dq=patience,+mes+agneaux,+&source=web&ots=JQJBNrBthO&sig=VL0AzOKvZhKeRq54_HZO7z1TWvg&hl=fr
“Patience, mes agneaux… que le bon Cric me croque, si le chevalier de Hadoque (sic, je ne connaissais pas cette version orthographique du capitaine) ne se rappelle pas bientôt à votre bon souvenir…” (Hergé, 1946)
Cela m’a permis de tomber aussi sur un page wikipédia qui rassemble quelques bonnes insultes du bon capitaine… (penser à s’en servir sur les blogs, tiens, en cas de “blogwar” gargantuesque!)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_insultes_du_capitaine_Haddock
Si vous ne voulez pas m’octroyer votre considération pour trouvaille artificielle car aidée (en partie) par Google, je comprendrai!
@ Fleur : Eh oui ! C’est bien le chevalier de Hadoque ! Reprenant le “mes agneaux” sardonique de Rackham le Rouge en parlant de son équipage… Et pas de problème pour la considération : faire usage des outils de recherche est une tactique valable, après tout. Sinon, à quoi ça servirait d’être sur Internet, je vous le demande !
@ Fred : Pas de problème. L’Héritier du tigre ne se termine pas sur un suspense insoutenable ! C’est un roman qui peut se suffire à lui-même… C’est juste qu’apparemment, ceux qui l’ont lu jusqu’ici ne veulent pas s’arrêter là.
Merci pour l’info !