Thélès n’aime pas les balises méta
Irène | 24 mars 2008 | 13 h 45 minPour comprendre, voir cet article de Marc Autret : «De la contrefaçon par meta-tags». Où quand la société Thélès (édition à compte d’auteur) envoie une mise en demeure à l’auteur d’un article d’analyse et d’information du consommateur sur ses prestations en invoquant la «contrefaçon de marque»…
Contrefaçon ? Certes, il y a bien dans l’article incriminé une «utilisation du nom de la marque THELES dans le code source de la page» en meta-tags, c’est-à-dire les balises méta ou méta-balises, des données invisibles au lecteur mais que les moteurs de recherche utilisent pour indexer les pages web…
Mais forcément : il s’agit de signaler au public des informations pertinentes à propos de ladite société. Il ferait beau voir qu’on étiquette «La Pensée Universelle» une info sur les éditions Thélès, non ?
Résumons : vous publiez sur votre site un billet sur un produit ou une société qui — par la force des choses ! — a un rapport avec votre activité ou vos centres d’intérêt. Votre article s’intitule « Mon avis sur Tartempion ». Il ne plaît pas à Tartempion mais il est assez solidement documenté et tempéré pour ne pas tomber sous le coup de la diffamation. En bon webmestre, soucieux de fournir un étiquetage HTML valide et pertinent pour les logiciels sémantiques, vous renseignez les balises META comme vous le faites pour chacune de vos pages : type de contenu, encodage, titre de la page, description, mots-clés. Parmi les mots-clés figure évidemment “Tartempion” puisque c’est le sujet de votre article. […]
Malheur à vous, Google détecte votre article et l’associe au terme “Tartempion”. Google fait son boulot et vous n’êtes pas comptable de sa cotation. Si votre article se retrouve en 3e position, soyez sûr qu’il n’est pas arrivé là sous l’effet magique d’un pauvre meta-tag. Je ne suis pas expert en référencement, mais je suppose qu’un grand nombre de facteurs concourent à l’évaluation d’une page Web par les moteurs de recherche : un bon étiquetage HTML, certes, mais aussi la structure, la densité, le contenu lexical de l’article, les liens qu’il a pu recevoir sur le Net, la spécificité du thème ou du traitement… Bref, l’article est là parce que sa connexion avec le mot-clé « Tartempion » est éprouvée.
Sur quoi, Tartempion vous attaque en contrefaçon industrielle parce que vous « utilisez » sa marque. Bien que vous vous contentiez de décrire par vos balises meta une information qui ne peut pas être décrite autrement, il vous accuse de profiter de sa notoriété et de lui faire une concurrence déloyale. […] C’est ainsi que contre toute attente, vous vous révélez être un concurrent de Tartempion ! (Marc Autret, le 22/03/08)
À se demander si on ne devrait pas désormais compléter tout cursus de droit par un petit séminaire sur le B.A. Ba de l’Internet, histoire d’éviter que certains diplômés de droit (c’est le cas de M. Gaël Martin, des éditions Thélès) ne s’aventurent à expédier en LRAR une mise en demeure bien mal fondée…
Car si les éditions Thélès en venaient réellement à porter l’affaire en justice, elles auraient bien du mal à étayer leur argumentation, puisque Blog-Not!, le site de Marc Autret, peut difficilement être considéré comme une maison d’édition, voire un prestataire de compte d’auteur. Journalisme, information sur le monde de l’édition, oui. Prétendre que ce site «parasite» le nom d’un éditeur à compte d’auteur simplement pour augmenter sa propre notoriété, alors qu’il s’agit de l’analyse factuelle et argumentée de ses prestations, c’est un peu comme si Renault ou Mercedes attaquaient L’Auto-Journal pour «contrefaçon».
Hum. Thélès et l’Agence Littéraire de Versailles, même combat ?
Car voici encore une société qui va se faire une belle réputation en ligne… Et qui, paradoxalement, aura fait une belle publicité au blogueur-journaliste qui l’incommodait !
D’autant que l’info est reprise par Embruns (à qui j’avais apporté l’info toute chaude en commentaire, soit dit en passant) et le Petit Champignacien illustré.
Faites circuler…
- P.S. Pour ne pas buzzer(1) idiot, on lira la mise au point de Maître Eolas sur les responsabilités juridiques des blogueurs. Oui, c’est long, mais c’est utile.
- Texte à compléter par «Que faire quand on reçoit un courrier d’avocat», du même. Précis et indispensable.
- Hop, ça continue ! J’apprends que Gilles Klein avait aussi fait un billet sur l’affaire hier dans Le Monde du Blog.
- Voilà que Dominique remet le couvert…
- Et Adrien Sauzade aussi y va de son billet.
- Attendez, ce n’est pas fini… Le 24 mars, l’affaire est mentionnée sur le blog de Vincent Abry, qui soupire : «Un blogueur n’a plus le droit d’exister» !
- Le même jour, on en parle sur Protection des marques ;
- Ainsi que sur le Nouvel Obs (excusez du peu).
- Le 25 mars, et allez ! Le Bœuf qui pleure verse à son tour une larme sur «Thélès béton».
- Tiens, Top-Logiciels s’inquiète aussi…
- De même qu’Actua-Litté, le site d’informations sur le monde des livres ;
- Et Samuel me signale son article du 26 mars. Question : Thélès serait-elle cliente d’un professionnel du buzz ?
- Le 29 mars, Abondance fait le rapprochement avec les problèmes de Fuzz ;
- Plus son complément d’enquête du 2 avril : “La fabrique de l’influence”…
- Enfin, le mai, Marc Autret fait le point sur l’affaire Thélès : rassurez-vous, pour le moment, ça se passe bien.
- Ce qui (le 6 mai) est répercuté par Blogonautes.
Bonjour la publicité négative… Au fait, les Américains ont donné un nom à ce genre de phénomène : c’est le «Streisand effect», qui se produit lorsqu’une personnalité ou une entreprise essaie de bloquer des informations ou commentaires jugés défavorables, et suscite en retour encore plus de publicité négative.
Un terme lancé par Mike Masnick sur Techdirt en 2005, dans un billet qui parlait déjà de l’usage de noms de marques sur Internet…
___________- Comme un faux-bourdon… [↩]












Hum…
tu te souviens de l’histoire de la marque “Web Réputation”, en février, quand Jacques Froissant a reçu un courrier lui demandant de “linker” vers un site car la marque “web réputation” était déposée par ce site ?
La stratégie de Thélès semble passer par là… et une opé de remontée dans le classement google est en cours pour Thélès, par un réseau de sites/blogs qu’on retrouve aussi dans la nébuleuse des gens qui ont la marque “web réputation”…
voir ici : http://www.palpitt.fr/blog/index.php?post/2008/03/24/Poursuite-denquete&pub=1#pr
et là : http://www.velico.net/sticky/2008/03/26/poursuite-denquete-de-poursuite-denquete-les-piles-de-hk/
Bonjour Irene, j’aurai bien voulu vous suivre, mais là il faudrait arrêter de prendre les internautes pour des crétins, la page de M. A. est une véritable page de promotion pour un livre et son éditeur ! Ce que je viens de lire sur son site n’est pas un vraiment article. jugez plutôt :
“pensez à mettre à jour votre exemplaire d’xxx (qui est un bouquin vendu par son éditeur) et une autre référence ici “cf. 150 questions sur l’édition, articles #105 et suivants” et encore ici “« Annuaire à l’usage des auteurs cherchant un éditeur », xxx, xxx, 2005.”
Et encore sur le site on trouve :
R. 150 questions sur l’édition ne bénéficie pas de l’artillerie commerciale d’un DX VXXX Code mais il reste relativement facile de le trouver en Fxxx ou équivalent, et à défaut, de le commander auprès de votre libraire en lui fournissant la référence ISBN (xxxxx-X), le nom de l’éditeur (xxxxx) et de l’auteur (Marc Autret). Si vous n’êtes pas allergique au télépaiement, vous pouvez encore plus simplement le commander sur les « xxxx », lesquelles offrent couramment des conditions aussi avantageuses qu’un achat direct en grande librairie (remise de 5%, livraison gratuite). L’ouvrage est notamment référencé chez xxx, xxx, xxx, xxx. La voie ultime consiste à écrire à l’éditeur: xxx. Tout ceci est détaillé dans la page principale dédiée à la version imprimée : 150 questions xxx
“Prendre les internautes pour des crétins” ? Non, monsieur Pérou : pour des gens qui savent lire, et si possible comprendre ce qu’ils lisent… Est-ce trop demander ?
Si un journaliste (ici, en l’occurrence Marc Autret) se spécialise dans les questions touchant au monde de l’édition et réunit un livre de conseils pratiques (les 150 Questions), on peut difficilement lui reprocher d’en faire la promotion sur son site personnel. Et puisque vous cherchez la petite bête, il est dommage que vous n’ayez pas remarqué, sur ce même site, les rubriques consacrées à l’actualité du monde de l’édition ainsi que les articles de fond analysant les contrats d’éditeurs, les avantages et inconvénients des prestataires de compte d’auteur, etc. Bref, les internautes peuvent déjà trouver des informations rapidement sur le site, et s’ils ont besoin de conseils plus pointus, ils peuvent acquérir le livre.
Autant reprocher au site de Que choisir ? de proposer des abonnements au magazine…
Désolé Irene mais pour moi il ne s’agit aucunement ici de journalisme, faites vous-même le tour du site il y a un lien vers son livre à chaque page. En toute franchise, avez-vous des intérêts dans l’association qui édite le livre ?
Je ne cache absolument pas le fait que j’utilise plusieurs pseudonymes selon les posts, comme vous le dites, l’adresse IP est inchangée selon les utilisateurs, et d’ailleurs je vous répondais directement suite à ma première intervention ??? Il n’y a pas de complot… Relisez bien.
Ah bon, vous ne cachez “absolument pas” votre utilisation de plusieurs pseudonymes ? Bizarre : vous aviez oublié de mentionner ce petit fait, dans votre précédent commentaire. Quant à savoir pourquoi vous ressentez le besoin d’utiliser plusieurs pseudonymes pour une seule discussion… Entre l’hypothèse des personnalités multiples et la licence artistique, tout est possible ?
À part cela, je n’ai pas l’impression d’être prise pour une imbécile, nooon…
Je vous remercie pour vos remarques mais cela ne m’éclaire pas plus sur votre interprétation du simili article en question. Je trouve que vous induisez les gens en erreur avec cette page, j’aurais compris que plusieurs éditeurs y soient représentés en citant le livre, comme pour faire une véritable publicité au livre et cela aurait été plus clair. C’est tout. Mais je n’espère pas plus vous convaincre.
Tiens, un troisième pseudonyme, pour compléter la collection ?
Vous savez, en insistant ainsi pour obtenir “une interprétation”, vous ne donnez pas une idée très brillante de votre intellect. Après tout, si vous voulez savoir ce que j’en pense, il vous suffit de faire défiler l’ascenseur de la page en arrière, et de lire mon billet. Vous pouvez aussi cliquer sur les liens et lire les deux articles de Marc Autret cités, qui sont parfaitement clairs et rédigés en bon français.
(Oh, et s’il vous plaît, ne vous fatiguez pas à critiquer le fait qu’il y ait “des liens vers son livre” à chaque page : on dirait que vous n’avez jamais vu un blogue ou un site dont les pages présentent, comme ici, par exemple, des éléments fixes sous forme de logos, bannières, encarts, colonnes latérales, etc.)
Le maintient de la publication de mon adresse I.P., même partielle, pose problème.
Là, vous faites erreur. Tout ce que cette adresse partielle révèle, c’est que vous êtes un abonné à l’ADSL chez Wanadoo dans la région parisienne. Rien qui pointe vers une personne, ou même un ordinateur particulier !
Eh bien voilà un nouveau débat, vous souhaitez visiblement maintenir cette adresse en ligne alors que je m’y oppose très clairement, celle-ci constituant une partie de mes informations personnelles relevées par vous sur votre site. Je n’ai vu aucune condition d’utilisation relative à mes données personnelles sur ce site. Dois-je me rapprocher de la CNIL pour que soit effectué ce retrait ?
Si vous tenez absolument à chercher la petite bête, je vais vous dire : je cache juste les 3 derniers chiffres (ceux qui sont derrière le dernier point de séparation) de votre adresse IP, ce qui ajoute un degré de protection, mais permet tout de même de savoir à quel FAI et quelle région on a affaire. Je n’affiche désormais pas plus d’information que ce qui figure déjà sur mon compteur de visites SiteMeter, qui figure en bas de la colonne de droite. (Je vois dans mes statistiques que vous visitez assidûment diverses pages de mon blogue : c’est flatteur, mais si c’est pour accumuler des munitions en vue d’une mise en demeure, vous risquez de perdre royalement votre temps.)
Oh, et bien sûr, je m’empresse de me documenter en la matière, et de compléter les mentions légales de mon blogue – puisque, loin d’être naïf, comme vous sembliez vouloir le paraître au début, vous jouez maintenant la carte de la défense des droits du citoyen… C’est drôle, non ? Et dire que tout cela a commencé avec un article sur les droits des clients vis-à-vis de Thélès !
Je renouvelle une fois de plus ma demande de suppression.
Ayant constaté que vous avez supprimé les trois derniers chiffres alors que seul le dernier était supprimé initialement (j’ai naturellement fait procédé à quelques sauvegardes).
Quelles sont les conditions exactes de collecte des données personnelles sur votre site ? Quelles sont les conditions exactes d’utilisation des données sur votre site ? Je n’ai pu en accepter aucune.
Ce maintien révèle une réelle intention de me nuire.
Je vous rappelle qu’au delà de la simple utilisation de mes données sur votre site, si il vous était venu l’idée de la transmettre à des tiers,
vous engagiez par la même votre responsabilité au titre de la bonne conservation des données (leur protection), le naturel respect de la finalité de la collecte (dont nous n’aurons sans doute pas les détails ce soir), l’interdiction de divulgation à un tiers qui n’a pas qualité pour les recevoir, naturellement.
Je vois que mes commentaires ne sont pas publiés, je vais aller les publier ailleurs.
Je vous signale que je n’ai rien demandé d’autre qu’un simple retrait de cette adresse et c’est tout, notre conversation était intéressante quoique sulfureuse, pourquoi ne pas simplement procéder à ce retrait et m’acculer à prévoir une action ? Retirez cette adresse et restons en là.
Et je réaffirme que P.Perou et Mac vs Mic sont la même personne, moi, pourquoi stigmatiser ?
Le débat n’est pas là. Comme je l’ai dit, j’utilise ces deux pseudonymes, le premier par erreur pour être exact.
Bien sur, je compte sur vous pour que mes commentaires soient laissés tels quels et publiés sans modification de votre part. Je vous en remercie.
Mais j’ai une simple question, (pour reprendre notre conversation en l’attente de la suppression totale de cette adresse) :
Comment pouvez-vous commenter l’action de cet éditeur si vous même n’êtes pas au fait de simples bases juridiques ?
Pour répondre à la modération de mon commentaire de 20h37, permettez-moi de vous faire remarquer que vous avez publié mon adresse IP à l’exception de l’un des chiffres.
Je considère cette démarche comme grave. Bien que partielle, cette donnée a été collectée dans son intégralité, et son utilisation est soumise à des règles strictes. Je trouve cette publication inadmissible et vous persistez.
Non contente de publier mes données personnelles, vous m’accusez maintenant très ouvertement de faits d’astroturfing.
Bon ce débat est finalement stérile, j’ai simplement demandé :
- le respect des lois dans le cadre du relevé et de l’utilisation de mes données personnelles,
- j’ai demandé à ce que mes données n’apparaissent pas sur votre site.
Je certifie na pas faire partie du personnel de Thélès, ni ne suis Gaël Martin.
Je crois avoir été assez tolérant compte tenu de l’usage que vous faites de mes données.
Irene, je vous souhaite une bonne soirée.
Pourquoi n’ai-je pas droit aussi à ces magnifiques trolleurs ? Qu’ils viennent aussi chez moi ! Je les accueiilerai à bras ouverts parce que je suis en manque de sujets… Amis trolleurs vous êtes mes amis ! Tous ensemble, nous pourrons faire qu’écrire plus signifie gagner plus comme l’a dit le splendide Président, soyons donc tous unis comme dans une grande chaîne humaine digne de Woodstosck, trolleurs et blogueurs, afin que l’Harmonie règne sur Terre à jamais et jusqu’à la fin des jours ! Alléluia !
Dominique, vous me donnez presque envie de venir troller chez vous.
C’est bizarre je n’ai pas vu de promotion outrancière sur le blog de ce Monsieur (et afficher la couverture d’un livre comme promotion y’a pire…).
Irène, désolé d’avoir causé tant d’amusement !
Je publierai vite une petite enquête sur le sujet, je te tiens au courant
@ Samuel : oui, c’est intéressant ! Un réseau de blogues pour influer en douceur sur les classements Google… Quelle toile enchevêtrée que celle de la com’ !
J’ai suivi le lien que Samuel avait publié sur mon propre blogue vers un forum de discussion et puis j’ai vu des choses que je soupçonnais (par Wikio ou Technorati) se confirmer. Je ne peux pas poser de jugements définitifs sur les opérations marquetingues, mais hum… il est très troublant de voir sans arrêt les mêmes URL pour la même maison d’édition avec les mêmes pseudo-billets et sans cesse avec des noms différents de contributeurs. On retrouve en fait trois ou quatre réseaux principaux, pas plus, mais ils doivent avoir aussi d’autres clients de buzz pour faire chauffer la machine. C’est du machin sous-traité à faire du Googleranking à la chaîne, il faudrait connaître leurs autres commanditaires.
@ dominique : c’est précisément l’objet de mon billet de demain
Mc vs mc st n mngr d’rphln mrt d chgrn! t tc!
Un troll qui vient rentrer dans le chou d’un autre troll: non merci.