Mise à jour : WordPress 2.5

31 03 2008

Et voilà. Hier soir, il m’a fallu environ une demi-heure pour mettre à jour ce blogue et passer à la version 2.5 de WordPress. Téléchargement des fichiers d’installation, sauvegarde de mon blogue et mise en ligne de la nouvelle version inclus.

Image : boîte avec le logo WordPress

Pas trop mal.

Juste une chose qui me chagrine, tout de même : la nouvelle interface d’administration, à laquelle je sens que je vais avoir un peu de mal à m’habituer.



Des nouvelles de Yenshaya

30 03 2008

Et où en suis-je de mes travaux d’écriture ? Une question qui intéresse l’éditeur aussi bien que les fans, certes…

La semaine dernière, j’en étais à 237 567 signes dans la rédaction de mon deuxième roman. Et ce soir, après un week-end bien occupé, j’ai fait avancer le curseur jusqu’à 256 299 signes. Ou, si vous préférez, 43 127 mots, ou 184 pages.

Pas trop mal.

Par comparaison, le tapuscrit de L’Héritier du tigre comportait 554 352 signes (ou 94 348 mots / 344 pages).

Pas mal, la couv’, non ? (Graphisme : Pierre Huber / Frank Vries)

Bon, il y a encore du taf, mais ça devrait le faire. Je préfère ne pas annoncer de date finale, pour l’instant, mais disons que ça avance.



Velouté de tigres

30 03 2008

En tombant là-dessus, je l’avoue, j’ai ri comme une hyène…

Image de tigres en train de se baigner - texte sur l'image : Cream of tiger soup, stir carefully

Pour voir l’image dans son écosystème d’origine : ICanHasCheezburger.com, lolcats et autres images loufoques pour égayer les Internets.(1)

___________
  1. Oui, “les” Internets. []


Si l’éditeur vous fait réécrire votre manuscrit

29 03 2008

Suite d’une discussion avec Fred, Jean-Pierre, Emmanuel et quelques autres sur le forum Babel - La Ghilde des Mondes (oui, celui des créateurs de Babelpocket), à propos d’une déprimante anecdote recueillie au Salon du Livre :

Merveilleux, ouille ouille ouille. Pourquoi est-ce que je ressort déprimé de chaque Salon du Livre ? Parce qu’une éditrice me dit qu’un auteur a réécrit entièrement 5 fois son roman pour Gallimard pour se le voir refusé la 5e fois ? (Emmanuel)

Oui, mais ce qu’elle a omis (volontairement ?) de dire, c’est qu’il y a eu six relecteurs différents sur ce même titre, et quand on sait comment ils se mettent si rapidement d’accord entre eux sur un seul et même texte, on peut se poser la question. (JPJ)

Là c’est une question de choix. A quel point l’auteur veut-il être édité ? Accepte-t-il de changer fondamentalement son roman, rien que pour le voir accepté ? Mais est-ce toujours vraiment son roman ? (FredV)

J’y vois un manque de maturité des deux parties. D’une part, Gallimard n’a sans doute préféré pas perdre une bonne plume : même si on n’a pas le budget pour un auteur, mieux vaut le faire patienter quelques mois ou années plutôt que de le voir partir vers la concurrence. […]

De la part de l’auteur, il y a sans nul doute le désir ardent de se faire publier chez Gallimard et nulle part ailleurs. En faisant ce choix, il se fragilise grandement, il fragilise également ses collègues auteurs en faisant monter la surenchère de la c… et il prête le flanc à ce type de demande à répétitions. (Emmanuel)

Et quel est l’avis d’une auteure qui a connu de nombreux refus avant d’être éditée ? Car en plus de vingt ans d’écriture et d’édition, j’ai bien entendu commencé par essuyer des refus pour mes nouvelles, puis pour mon premier roman…

Ce que j’en pense, c’est que si l’éditeur demande des changements fondamentaux, c’est qu’au fond le texte ne lui plaît pas, que cela ne rentre pas dans sa politique éditoriale, ou les deux. Mieux vaudrait le dire clairement à l’auteur, en expliquant pourquoi, et lui recommander de potasser l’annuaire Audace (Annuaire à l’Usage Des Auteurs Cherchant un Editeur) et le Guide de la petite édition de Zazieweb pour en trouver un plus adapté au genre de textes qu’il ou elle écrit. Quitte à revenir par la suite, si au bout d’un an ou deux l’auteur a autre chose à proposer.

Beaucoup d’auteurs (surtout débutants) ne voient que quelques grands noms dans le paysage de l’édition, et s’imaginent qu’il faut absolument en passer par là… Mais c’est totalement irréaliste.

Et malheureusement, certains directeurs éditoriaux (le cas de celui cité par Emmanuel, chez Gallimard, est flagrant) en profitent, ou ne sont pas si pros qu’ils s’imaginent l’être. J’ai l’impression que le gars (ou la nana) en question avait pensé trouver dans le jeune auteur une plume prometteuse, à développer… Et s’est retrouvé à jouer les Pygmalion.

Problème n°1 : un éditeur n’est pas un atelier d’écriture ! Il aurait mieux valu donner une fiche de lecture détaillée et laisser l’auteur digérer les conseils. S’il revient quelques mois plus tard avec un texte amélioré, c’est qu’il sera possible de travailler avec lui. Sinon, c’est qu’il n’était pas encore au point de toutes façons. J’ai vécu le processus moi-même, en tant qu’auteure, et certains refus motivés m’ont beaucoup aidé à progresser. Quand j’ai proposé mon roman au Navire en Pleine Ville, l’éditrice m’a dit d’un même mouvement : “Oui, je le prends”, et “J’aimerais que tu le retravailles sur tel et tel point, mais on peut en discuter”. Et cela s’est très bien passé. Cela m’a même sérieusement aidé à améliorer le texte : supprimer quelques maladresses, expliciter des passages qui pouvaient être obscurs pour le lecteur, développer la fin qui était trop abrupte… Et comme je savais avoir affaire à un éditeur indépendant, je pouvais y aller sans crainte de voir ensuite le bouquin bloqué par le service commercial.

Car c’est le problème n°2 dans l’histoire du manuscrit chez Gallimard : le directeur éditorial a laissé espérer à l’auteur quelque chose qu’il n’était pas en son pouvoir de décider. Dans une grosse maison comme Gallimard, d’une part il faut l’avis du comité de lecture, et non pas d’une seule personne, mais de plus en plus, ce sont les commerciaux et les gestionnaires qui ont le dernier mot. Donc, même si un responsable de collection adore le manuscrit, même si la majorité du comité de lecture est d’accord pour donner le feu vert, il n’est pas raisonnable de s’emballer… Il faut encore que la personne qui signe les contrats (et qui tient les cordons de la bourse) accepte de signer.

Si toutes ces conditions ne sont pas réunies, mieux vaut franchement aller chercher ailleurs.



Un peu de nucléaire, messieurs les Anglais ?

28 03 2008

En visite en Angleterre, le président le République française ne fait pas que jouer le faste et la diversion carlabrunesque. Il a dans sa musette un bon peu de contrats nucléaires à proposer aux britanniques (cf. Le Monde, 25/03/08), par exemple.

République française, votre source de nucléaire civil…

C’est même une constante, chez lui, cette promotion tous azimuths de nos belles centrales atomiques hexagonales…

Vu la facture de pétrole, ces temps-ci, Gordon Brown aimerait bien diversifier les sources d’énergies de son pays, certes. Et contrairement à l’Allemagne, où le VRP Sarko était tombé sur un bec (cf. Rue 89), le Royaume-Uni n’a pas mis à l’ordre du jour la sortie progressive du nucléaire.

Mais au fait, quid de la sécurité du nucléaire civil français ?

Aïe, aïe. J’espère que Mr Prime Minister a entendu parler de la mésaventure arrivée au porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, gardé à vue et interrogé à la DST pour avoir eu en sa possession un rapport “Secret défense” à propos du réacteur EPR de Flamanville… (À lire sur Rue89.) Selon le Code pénal, il encourt 5 ans d’emprisonnement et 75 000 Euros d’amende.

Au fond, nous les citoyens, on veut bien croire que nos centrales sont bien protégées contre les accidents ou les attaques terroristes, mais si aucun organisme indépendant ne peut les contrôler, sous prétexte de secret défense, eh bien… Comment dire… Cela ne donne pas trop confiance, non ?



Internet, une drogue dure

27 03 2008

Exactement. Parce que notre cerveau de primate réagit de façon positive à la satisfaction de la curiosité (ce renforcement des comportements menant à acquérir plus d’informations sur l’environnement a une valeur adaptative chez une espèce aussi versatile qu’Homo sapiens).

Et qu’il sécrète de l’endorphine (une molécule opiacée endogène servant de neurotransmetteur) lorsqu’il découvre un bout d’info qu’il ne connaissait pas avant. (Source : Boing Boing.)

Bref, à chaque clic sur un lien insolite, chaque découverte d’un site inconnu : hop, une petite bouffée de nirvana chimique !



Peut-on lire sans DRM ?

27 03 2008

On sait, j’en ai encore parlé récemment, que ce n’est pas toujours facile. Et quand ce ne sont pas des verrous numériques, il y a d’autres types de barrières dressées devant les lecteurs. Mais on trouve aussi quelques éditeurs et auteurs prêts à se lancer dans l’aventure.

D’ici la fin avril, d’ailleurs, le Navire en Pleine Ville devrait faire une annonce qui… Hé, hé. Je n’en dis pas plus !

Allez, tiens, en attendant, une petite liste non exhaustive d’éditeurs et de webrairies recommandables :

En anglais

  • Baen Books (le pionnier, éditeur d’auteurs de SF tels que Lois McMaster Bujold, Eric Flint, Poul Anderson, Cordwainer Smith…), via le site Webscription.net ;
  • Fictionwise (webrairie offrant à la rubrique Multiformat un assez important catalogue de titres vierges de tout verrous numériques, à côté des livrels “protégés” classiques) ;

En français

  • Babelpocket (romans et nouvelles d’auteurs auto-édités, dans tous les genres de l’imaginaire) ;
  • Publie.net (un espace lancé par François Bon, plutôt axé sur les textes littéraires contemporains) ;

Diverses langues

  • Lulu.com (permet aux auteurs auto-édités et aux petits éditeurs, comme par exemple Malpertuis, de vendre des textes sans DRM).

Et bien entendu, mon recueil La Faim et autres nouvelles est disponible sous forme électronique et sans DRM, chez Lulu (en PDF) et sur Babelpocket au format PRC.

Avis aux amateurs… Surtout aux amateurs éclairés !

Babelpocket, des livrels au format Mobipocket, directement de l’auteur au lecteur



Formidable

27 03 2008

À Londres, Gordon Brown annonce vouloir sceller avec la France une “Entente Formidable” (en français dans le texte) selon BBC News). Ah bon ? Il se trouve que “formidable” a la même ambivalence dans la langue de Shakespeare que dans celle de Molière.

En anglais, “formidable” est aussi bien synonyme de “terrifying” (terrifiant, inquiétant) que de “impressive” (impressionnant, admirable). Cf. Collins-Cobuild, Merriam-Webster, ou le Free Dictionary.

Tout cela peut se traduire en français par “formidable”. Mais chez nous, il y a une nuance supplémentaire ! Jetons un coup d’œil sur le TLFi :

FORMIDABLE, adj. et subst. masc.
I. Adjectif
A. Vieilli ou littér. Qui est à craindre ou qui inspire une grande crainte, qui est dangereux de nature ou terrifiant d’aspect.

B. Usuel. Extraordinaire, qui impressionne par sa force, sa puissance, sa masse ou sa taille.

C. P. exagération, fam. [Avec valeur de superl. abs. marquant un très haut degré, pour exprimer un étonnement admiratif, une satisfaction sans réserve, dans quelque domaine que ce soit]
1. [En parlant d’une chose, notamment dans le langage affectif ou publicitaire] Très beau ou excellent, admirable, très remarquable, extraordinaire.

Bref, au choix, une alliance inquiétante, imposante, extraordinaire… ou à l’importance exagérée par un langage publicitaire ?

Merci de cette honnêteté, Mr Brown !

P.S. Et si c’est aux services de l’ineffable Guaino que l’on doit cette appellation douteuse, ma foi, cela ne m’étonnerait pas…



Retour sur les éditions Eons et les DRM

26 03 2008

Il y a environ deux semaines, je parlais des éditions Eons, qui venaient d’annoncer qu’ils abandonnaient les DRM sur leurs livres numériques aux formats PDF et Mobipocket. On sait le peu de goût que j’ai pour ces verrous numériques et la façon dont ils entravent les consommateurs.

Ouvrons les verrous : DRM, non merci… (crédit photo : Dave et Lynne Slater, sous licence Creative Commons)

Sauf que… À y regarder de près, cette offre d’Eons est moins pratique (et moins sympathique) qu’il n’y paraît au premier abord.

J’ai voulu tester l’offre le 13 mars en achetant Yorg de l’île, le premier titre publié sans DRM par les éditions Eons. Ayant déjà fait dans le passé un achat sur Eons.fr, j’ai un compte chez eux. Je me connecte : pas de problème. Je mets le livre dans mon panier, paye par carte bleue : tout se passe bien.

Puis je reçois un courriel m’annonçant qu’il va y avoir une étape de validation (et je ne lis pas les détails, grave erreur de ma part !) mais que je devrais pouvoir accéder à mon fichier dans les 24 h. Bon.

Sauf qu’un jour passe, puis deux, et je ne reçois pas le courriel de confirmation. Là-dessus, pas mal d’autres choses occupent mon esprit, et j’oublie…

Jusqu’à ce mardi 25 mars, où je reçois une lettre papier à l’en-tête des éditions Eons, me donnant… un code (seize lettres et chiffres) à utiliser en ligne pour accéder au fichier !

Petite précision : la lettre avait été expédiée le 13 mars, d’après le cachet de la Poste.

Je passe sur le retard lamentable de celle-ci — une bonne semaine de trop, au bas mot, même en comptant le week-end de Pâques… Non, ce qui m’agace profondément, c’est la procédure de “vérification” à laquelle Eons soumet les clients lors du premier achat d’un livrel sans DRM. Il paraît qu’il faut vérifier que le client a donné une adresse valide. Ah ? Mais si on utilise une carte bleue, on a forcément une “vraie” adresse, que diable !

Après une petite discussion par courriel avec Jean-Luc Blary à ce sujet, j’apprends :

  • 1) que cette vérification est censée jouer le rôle de dissuasion envers les clients qui seraient tentés de “trop” partager les fichiers en question ;
  • 2) que l’éditeur n’aurait pas pu convaincre tous ses auteurs d’abandonner les DRM sans cela.

Pour l’obstacle psychologique à surmonter chez certains auteurs, d’accord. Mais quant à l’aspect dissuasif ou pédagogique envers les clients de les obliger à montrer patte blanche de cette façon… Je crains que l’effet ne soit plutôt négatif.

D’une part, ce n’est pas très pratique : délai supplémentaire, dépendance par rapport à la Poste et à ses aléas, obligation de recopier sans se tromper un code…

Et puis cela revient à traiter à l’avance les nouveaux clients comme des gens suspects. Imaginez que j’entre dans une librairie, que j’achète un livre, paye par carte bleue et qu’on me dise :

“Ah, mais non, vous ne pouvez pas l’emporter tout de suite, nous devons d’abord vérifier que vous avez une adresse valide et marquer le volume ! Après tout, qui me dit que vous n’allez pas le revendre demain sur eBay bien en-dessous de son prix, en contravention avec la loi Lang ? Mais ne vous en faites pas, hein, la prochaine fois que vous acheterez chez nous, vous n’aurez plus à en passer par là…”

Trop aimable. Mais je ne serais pas très contente, c’est clair. Et je ne remettrais probablement pas les pieds dans cette boutique !

Même sur le plan de l’efficacité, cette mesure est douteuse. Après tout, je pourrais très bien avoir acheté ce livre pour en l’offrir à un ami, dont je ne peux pas savoir s’il est très respectueux de la propriété intellectuelle. Et que si lui met le fichier sur The Pirate Bay, c’est mon nom et mon adresse qui seront repérés…

Bon. Au final, et pour parler très franchement, je suis dégoûtée.

Je pense que je ne reviendrai pas de sitôt acheter un livre électronique sur Eons.fr, à moins que cette procédure anti-nouveaux clients ne soit modifiée. Dommage, d’ailleurs : le prochain numéro de Lunatique, à paraître le 9 avril, qui comprend des nouvelles d’Yves Frémion, Adriana Lorusso, etc., m’aurait bien tenté. Mais pas dans ces conditions. Ce sera en volume papier… peut-être.

P.S. Et bien entendu, j’espère qu’il n’y aura pas d’autres éditeurs pour imiter ces pratiques. Si on abandonne les DRM, c’est pour faciliter la vie au client et le considérer comme un adulte responsable, pas pour l’enfermer dans d’autres types de barrières. Du moins on peut l’espérer !

Rajout :

Au fait, si vous voulez voir à quoi ressemble le marquage des fichiers sans DRM vendus par Eons, j’ai fait une petite capture d’écran :

Page de titre avec le marquage personnalisé… (capture d’écran)

Vraiment subtil, hein ? Franchement, si c’est là tout le marquage prévu par l’éditeur, il y a quand même de quoi sourire…



Didier Jacob est formidable

26 03 2008

Et l’un de ses derniers billets, publié sur Bibliobs et Rebuts de presse, dégouline d’une verve jubilatoire et féroce, de quoi nous venger en beauté des petites lâchetés ordinaires des scènes politiques, médiatiques et littéraires :

«La nuit où j’ai failli devenir premier ministre, par Michel Houellebecq»

Quoi, un pastiche ? On se gausse du mirifique Houellebecq, maintenant, en plus du trrrès grand président de la République ? Vite, qu’on alerte le sieur Princen !

L’inventeur du droit d’ingérence bien embarrassé