L’art de gérer son troll
10 02 2008Et allez donc, le sieur Thucydide rameute ses copains… Hé oui, lecteurs-lectrices chéri(e)s, le troll au pseudo ronflant qui est venu ici récemment défendre le “droit” à l’expression d’opinions racistes et négationnistes récidive, et il rameute avec lui d’autres pénibles, apparemment… Ou bien il s’agit de son fan-club.
C’est pourquoi les commentaires sont à nouveau soumis à modération. Désolée pour les habitués, mais c’est une mesure, je l’espère temporaire, de prophylaxie.
Coïncidence ou non, j’observe également ce matin une résurgence des petits malins venus du site “Fdesouche” (voir ici et ici pour le début de leurs aventures…), avec leur habituelle délicatesse, bien sûr.
Bon, trêve de plaisanteries : au cas où vous ne l’auriez pas encore compris, c’est ici mon blogue personnel, pas un service public ou un journal à grand tirage. Je n’ai aucune obligation de publier vos commentaires, surtout s’ils sont agressifs ou méprisants à mon égard.
(Quelle surprise, hein…)
Je n’ai aucune envie non plus de vous aider à contourner les lois sur l’incitation à la haine raciale. Lorsque vous me servez, monsieur “Thucydide” (vous si prompt à vous plaindre ici de “censure” alors même que vous faites partie du comité de rédaction d’un blogue qui porte ce nom), l’argument que vous croyez sans doute absolu du respect des “opinions”, qu’il faudrait laisser s’exprimer “que cela plaise ou non”, vous perdez de vue un autre point crucial de ce qui rend possible la vie en société : le respect de la loi.
Respecter les lois de son pays, c’est tout de même le minimum lorsque l’on veut se comporter de façon civilisée. On peut critiquer la loi, militer pour la changer, mais pas purement et simplement l’ignorer.
Ou alors, on en accepte les conséquences.
Après, eh bien, le Net est vaste, et vous ne manquez pas de moyens d’expression ! Si cela ne vous plaît pas ici, qu’à cela ne tienne : on ne vous retient pas.
Si, en revanche, vous tenez à participer à des débats chez moi, le minimum est de rester poli, de ne pas cracher dans la soupe ni bousculer les autres convives. Essayez, vous verrez : vous pourriez être surpris.
Et si malgré tout vous persistez à vous comporter comme si vous étiez le seul à détenir la vérité, si vous persistez à venir porter ici une parole toute gonflée d’acrimonie et de mots blessants, si vous continuez, en un mot, à vous comporter comme un gougnafier, il me reste diverses possibilités, en plus de la suppression des commentaires ou du classement pur et simple comme spam.
Les diatribes agressives, les généralisations outrancières et autres morceaux rhétoriques tout juste bons à générer des empoignades sans fin, seront désormais dévoyellisés(1) pour éviter que la discussion dégénère en pugilat.
De cette façon, M. ou Mme Letroll a son mot à dire, et le texte reste lisible si on fait un petit effort, mais le temps mis à le déchiffrer permet justement aux lecteurs de ne pas se mettre en colère en retour. Et aussi, pourquoi pas, d’ignorer la diatribe, si comme il est probable ils ont mieux à faire…
Les discussions en ligne, à travers le médium pas toujours commode de l’écrit, sont déjà assez délicates à faire vivre sans qu’il faille en plus supporter les mauvaises manières de X ou de Y.
Au fait, je rappelle (encore une fois…) qu’en tant que propriétaire de ce blogue, je suis tenue juridiquement responsable de ce qui s’écrit ici, même dans les commentaires. Je suis donc parfaitement dans mon droit lorsque je supprime les insultes et la diffamation, tant à mon endroit qu’à celui d’autrui.
À bon entendeur, salut.
- Billet signalé par TNH sur Making Light. Cool !
- Un peu de recyclage. Le Petit Champignacien illustré a aussitôt trouvé un débouché à ces textes dévoyellisés : explorer le fonctionnement du correcteur orthographique de Mozilla Firefox. Testez, vous verrez…
- En anglais : “disemvowelling”, une technique utilisée depuis des années par certains webmestres, à commencer par Teresa Nielsen Hayden sur Making Light, où l’un des commentateurs, Arthur D. Hlavaty, a lancé le mot. Il me semble qu’en français, “dévoyelliser” ferait un bon équivalent, avec un léger jeu de mots intégré… [↩]











Un troll ne me semble être que l’avatar actuel et virtuel du collègue qui n’a rien à faire et vient le faire chez vous.
D’où l’intérêt de garder la porte, la garder ouverte, certes, mais la garder surtout !
Ah. Je comprends. Surtout après avoir été la cible de néo nazis même pas voilés. Du coup j’avais même fait un billet :
http://posuto.blog.lemonde.fr/2007/06/13/trollattitude/
et les commentaires sont toujours modérés chez nous. Je crois que les visiteurs sympas comprennent. Surtout ceux qui avaient vu quelques échantillons nauséeux des commentaires en question.
Supprimer des commentaires de ce genre est une question d’hygiène, c’est comme se laver les dents.
Kiki
moi je suis pas vexée d’être modérée en tout cas
tu es chez toi, tu gères comme tu l’entends
moi je vais pas cloper chez les potes qui supportent pas la clope
@ Don Lo : Bien vu…
@ Posuto : Aïe, aïe, ces bestioles se reproduisent partout, décidément ! (Et j’adore la pancarte-pancake… Hé hé.)
@ Draco : Ce souci vous honore, my lady. ^^
de toute façon, tu es chez toi.
Tu n’as aucune obligation à “respecter les opinions”, surtout si elles ne te plaisent pas.
Les malpolis qui hurlent à la démocratie oublient un peu vite qu’ils ne sont que des invités, et que nul hôte ne peut être tenu à garder chez lui les personnes qu’il n’aime pas.
L’art de gérer son troll : ne pas passer du temps à répondre, à se justifier.. supprimer les trolls, point. Vite fait, sans état d’âme. On n’insiste plus, après. Il faut être déterminé, ferme, rapide. Etre prêt à poursuivre le “plaisantin”. Ils sentent, quand on est fermes. Bonne chance, eva
M’oui. Heureusement qu’il n’y a pas que la manière forte (et brusque) qui marche. La preuve ici…
ql mmnt vs -j nslt ?
Vs m fts rr vc vtr “l” : l l n’st ps frcmnt jst, mdm. Qnd Htlr prs ds msrs ntsmts, clls-c snt dvns ds ls : sln vs, dnc, ls Jfs rnt d ccptr sns brnchr ss prtxt q’l fllt rspctr l l ? Drl d cncptn d l prt d’n psd ntllctll d gch…
C cmmntr sr-t-l dvylls ? Sns dt, tnt dnn l cnsr q rgn c.
h , j’bls, vs l’ntcptlst t l’ntlbrl, vs ts bn cntnt d pvr nvqr l drt d prprt qnd ç vs rrng…
Dnns d lçns ms ps d’xmpls, hn !
Tiens, un point Godwin ? Ça manquait à l’appel…
C n’st ps un pnt Gdwn, mdm, dsl pr vs : j’ jst tls n XMPL pr bn m fr cmprndr t, surtt, vs sgnfr vtr pstn qulqu pu dsctbl…
C’st tt c q vs vz cmm rgmnt ? mns, vs n’vz ps dvyllsz… n prgrs. ft, pvz-vs, n srt-c q’n sl fs, cmm tt dbt l’xg, ppsr ds RGMNTS x pstns d cx q n pnsnt ps ncssrmnt cmm vs ? st-c trp vs dmndr ? Ps n fs vs n l’vz ft vc m, s, dbt. Ms l st rrv n mmnt , n’ynt pls d’rgmnts, vs vz dcd d m trtr cmm n trllr, n pllr… c q st dffmnt pr m.
Pour les arguments, il y a une méthode simple : prendre la souris et faire défiler la page en arrière. Oh, et cliquer sur les liens, aussi… Ça aide.
J vs vs sms n pst dns l’rtcl nttl “n trll, dx dlts” t vs l’vz spprm. Dns c pst j rpnds, d fçn rgmnt, clm t ps d tt nrv, c q vs crvz prcdmmnt. Ms vs l’vz tt smplmnt spprm : sgn q c’st bn n mnq d’rgmnts.
nst, ms psts svnts nt t systmtqmnt dvyllss fn d’vtr sgnsmnt x trs lctrs d vtr blg d s fr x-mms lr prpr pnn. Crctrstq ds rgms ttltrs, ctt mthd…
nfn, j vs nvy plsrs crrls xqls vs n’vz jms dgn rpndr : vs n dvz ps nn pls mr dbttr n prv…
C’st dnc bn VS q n’vz cn rgmnt smttr.
Une information pour vous : les plaisanteries les plus courtes sont souvent les meilleures.
Et pour finir : congratulations, “Thucydide” ! Vous êtes passé de l’état de trolleur à celui de spammeur ! 14 commentaires ici pour exiger que je débatte avec vous, sur mon espace personnel, des opinions tordues de gens qui nient l’existence des chambres à gaz ? Sans parler des courriels perso ? Ce n’est plus de l’amour, c’est de la rage — ou de l’obsession. Ça se soigne…
Ah, au cas où vous vous poseriez des questions, vos commentaires suivants ont été marqués “spam” et supprimés en conséquence. À l’avenir, trouvez-vous un autre passe-temps.
[…] de commentaires aussi inconvenants que déplacés, à l’instar de certains qui sévissaient chez Irène alors qu’ils auraient bien assez de monde à qui pourrir la vie dans leur propre foyer – ah, ils […]