Sarkozy met l’État au service des plus riches
Irène | 21 novembre 2007 | 22 h 39 minEt ce n’est pas moi qui l’écrit, mais un Britannique, Mark Steel, dans The Independant du 21 novembre 2007 (article cité par le Courrier international) :
“Sarkozy représente les milieux d’affaires français frustrés qui veulent que leur pays soit remis entre les mains des plus riches comme aux États-Unis et au Royaume-Uni, soit 1% de la population. (…) Lorsqu’un gouvernement propose de réduire les retraites, de fermer 200 tribunaux, de supprimer 11 000 postes d’enseignants et de privatiser une partie du système universitaire, il n’agit pas dans un soudain élan de folie mais selon un plan bien établi.”(Mark Steel, “A French lesson about the poverty of rich countries”)
Ce devrait être évident pour tout le monde, ici, mais hélas, pour peu qu’on prête l’oreille aux journaux et télés made in France, on en est encore loin. Étrange, tout de même, non ? Ah, c’est vrai, si on devait compter sur les médias qui appartiennent aux trois ou quatre meilleurs amis du président de la République, et par ailleurs eux-mêmes héritiers de grosses fortunes, on peut toujours attendre longtemps avant d’avoir une analyse du curieux paradoxe qui conduit un pays par ailleurs riche à tolérer précarité, pauvreté et inégalités sociales…
Avec une sorte d’humour désabusé (ô combien anglais !), Steel conclut par ces mots :
Tags : chemins de fer, dérégulation, Mark Steel, pauvreté, pays riches, privatisation, SarkozyMais quand même, une politique consistant à dire : “La façon dont nous gérons nos chemins de fer est démodée, imitons plutôt le système des trains britanniques”, ne devrait en aucun cas pouvoir réussir.”












Au Québec, il y a des yeux et des oreilles qui ne sont pas embués par les médias :
http://pierrechantelois.blog.lemonde.fr/2007/11/22/
(bon, il faut bien se consoler un peu)
Merci pour le point de vue british.
C’est bien les blogs, pour ça (je débarque, hein ?)
Vivement qu’ils disent pareil aux Ztazunis, pour que que Sarko entende.