C’est l’été, même si pour moi ce n’est pas les vacances. Il suffit d’allumer la radio ou d’ouvrir un journal pour voir que tout le monde s’est mis, peu ou prou, au rythme estival (qui rime avec festival), et même si on n’a guère envie de faire “comme tout le monde”, on ne peut pas ne pas en être influencée…
Mais surtout, il y a pas mal de choses qui m’incitent à, disons, lâcher un peu du lest côté blogue, ces temps-ci.
Un peu de dégoût, de fatigue du moins, devant ce qui passe pour de l’actualité politique en France, ces temps-ci. Un sentiment d’impuissance vis-à-vis de l’échelon planétaire, aussi. Il vient un moment, on n’a pas très envie de se tirer de la cervelles des choses intelligentes, alors que la maison brûle et que les gens se tapent dessus au lieu d’éteindre l’incendie.
Bref, un peu d’humeur. Qui rime avec horreur.
Et puis des raisons personnelles, un besoin de réfléchir et de faire le point dans ma vie. Dans ma tête.
Donc, voilà. Je suis désolée, mais il risque d’y avoir un peu moins de choses sur ce blogue pendant un certain temps. Moins de billets, ou plus courts, ou les deux. Des vacances.
Il se peut aussi que je change de façon plus ou moins radicale l’esprit de ce blogue. Peut-être vais-je le tourner plus vers la fiction ou des exercices d’écriture ? Ou essayer quelque chose de nouveau, je ne sais pas encore quoi. Des critiques de livres, peut-être ? Un feuilleton ? (C’est rigolo, les feuilletons.) Des interviouves de gens que j’aime bien et que j’aimerais mettre en valeur ?
Tiens, il faudra y songer. Il suffit d’un stylo et d’un bloc-notes, après tout…
Pour l’instant, je vous prie de ne pas m’en vouloir, chers ami(e)s et néanmoins lecteurs (trices), mais l’auteure a besoin de retourner un moment dans sa tanière de papier et de relire certaines pages. Après les avoir défroissées.
Je vous laisse avec les archives du blogue, cependant. Allez y faire un tour, il y a de quoi lire pour plus d’un après-midi pluvieux !
“Bien sûr, je pourrais soulager le sieur Flaubert avec des mots. Mais quelle est l’importance du dit sieur ?”
Gustave Flaubert, Lettres (cité par Julian Barnes dans Le Perroquet de Flaubert)
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