Ma binette chez les Simpson

31 07 2007

La “Simpsonite” a frappé sur le forum du Navire en pleine ville ! Et c’est la faute de Sand ! ;)

Because, sur le site officiel du film, on peut créer son “moi Simpson”, un avatar de couleur jaune — plutôt ressemblant, ma foi…

Irène Delse chez les Simpsons (clic pour agrandir)

Bon, je n’ai pas de t-shirt avec un chat loufoque, mais c’est vrai que je porte souvent du rouge…

P.S. Et oui, c’est bien “Les Simpsons”, avec le pluriel anglais, même si le titre du film a été francisé, contrairement à celui de la série.

P.S. Bon, en fait, c’est “Les Simpson”, avec le pluriel français. Le titre du film a d’ailleurs été francisé, même si le titre de la série est parfois écrit avec le pluriel anglais.



Rêve de chat

26 07 2007

Chat regarde par la fenêtre. Il y a des choses qui bougent, là-derrière, des choses ailées et emplumées. Des pigeons qui font les malins et causent aux pattes félines de furieuses démangeaisons.

Mais pourquoi je ne peux pas les atteindre, hein ?

Chat suppute, chat observe, chat fait du repérage et de l’évaluation sur les mouvements de ces fascinants volatiles… Oh, chat est un vrai expert !

La vitre est toujours là.

Chat s’allonge, sa queue fouette l’air un moment, tap tap sur la table, puis ralentit doucement. Puis s’immobilise. Soupir félin. Perdent rien pour attendre, tiens ! Je les aurai, un jour, je les aurai…

Chat s’endort devant la fenêtre. Ses pattes s’agitent doucement en rêve, doigts tendus puis fléchis, muscles frémissants.

LOLcat - Surrender, fuzzy one!



Langage Academy

24 07 2007

Quand un traducteur/sous-titreur planche sur une effroyable émission de télé-réalité franchouillarde made in M6, il lui vient des idées étranges… Placer des profs de français, des écrivains et autres praticiens du langage en immersion totale dans un petit village bien d’chez nous (ou un quartier urbain bien populo, pourquoi pas !), avec pour mission d’apprendre aux habitants le français de Bernard Pivot. Une sorte de langage academy, quoi… Et Alan King de s’interroger :

Y parviendront-ils ?
Se feront-ils jeter dans le ruisseau voisin, étroit mais profond ?
Sauront-ils se faire accepter ?
Des romances inattendues se noueront-elles entre les lettrés et les illettrés ?
Les ventes du Petit Robert s’envoleront-elles à l’issue de la semaine ?

Reste à trouver un titre… “Les accords dangereux” ? “Verve et adverbes” ? “Les lettrés sont dans le pré” ?

Mine de rien, c’est que ça pourrait marcher ! Reste à trouver un producteur.

Hmm…

Euh, m’sieur Pivot, vous seriez disposé à reprendre du service ? Ce serait pour la bonne cause… ;)



Prix Merlin : L’Héritier du tigre est au second tour

23 07 2007

couverture de L’Héritier du tigre (Shalinka tome 1) par Irène DelseBonne nouvelle pour moi, pour mon éditeur et pour tous les fans de Shalinka : L’Héritier du tigre est au 2nd tour du prix Merlin !

Eh oui, il fait bien partie des cinq romans sélectionnés à l’issue du premier tour de ce prix de la fantasy et du fantastique francophone, édition 2007. Je le savais depuis samedi, en fait, mais cette fois c’est officiel.

Pour info, il s’agit d’un prix du public organisé par le Club Présences d’Esprits, décerné chaque année à un roman et une nouvelle dans les domaines de la fantasy et du fantastique. Sont éligibles les textes écrits en français, publiés sur support papier et faisant l’objet d’une première édition disponible sur le territoire français (pour tenir compte du fait que les bouquins publiés au Québec sont rarement diffusés en France, et vice-versa).

Enchanteur, prophète, créature féérique, mentor des héros : quel meilleure référence que Merlin pour patronner un prix littéraire dédié à la fantasy ?

La liste complète des textes en lice pour le second tour est donc publique à partir de ce soir.

Dans la catégorie roman :

  • Sire Cédric, Angemort, éditions Nuit d’avril
  • CROS Anaïs, Les Lunes de sang, éditions Nestiveqnen
  • BOUSQUET Charlotte, Les Arcanes du jugement (Le cœur d’Aramantha 3), éditions Nestiveqnen
  • DARNAUDET François, Le Papyrus de Venise, éditions Nestiveqnen
  • DELSE Irène, L’Héritier du tigre (Shalinka, tome 1), éditions Le Navire en Pleine Ville

Et dans la catégorie nouvelle :

  • BOUSQUET Charlotte, “Lune de sang”, dans Faeries n°21, Nestiveqnen
  • BIDCHIREN Olivier, “Parole silencieuse”, dans Dans l’antre des esprits, Nuit d’avril
  • AMSHANI Willy, “Peur au ventre”, dans AOC n°5, Club Présences d’Esprits
  • SILHOL Léa, “Le Rêve en la cité”, dans Elric et la porte des mondes, Fleuve Noir
  • VALLS DE GOMIS Estelle, “Circé et la Malédiction du Déméter”, dans Le Cabaret vert, Nuit d’avril

On peut voter jusqu’au 30 septembre sur le site officiel du prix Merlin, ou par courriel ou même courrier papier. Qu’on se le dise !

” Tu chercheras un pays qui est appelé Northumberland. Il se trouve que cette terre est si pleine de grandes forêts qu’elle est peu connue de ceux-là même qui y vivent : il y a des régions où personne n’a encore pénétré. C’est là que tu habiteras ; quant à moi je te rendrai visite et je te conterai tout ce qui sera nécessaire pour continuer ce livre que tu as commencé. Et tu auras bien intérêt à t’y appliquer, car tu en recevras un bon salaire : de ton vivant un sentiment d’accomplissement et, après ta mort, la joie éternelle. En outre ton œuvre sera désormais, aussi longtemps que le monde durera, racontée et appréciée.”

Paroles de Merlin à Blaise, son scribe (extraits du Merlin de Robert de Boron)



La France, la police et le légume hors-la-loi

22 07 2007

Pendant que le président Sarko joue les super-redresseurs de torts tous azimuths, de l’Europe au Darfour, de la Lybie et de l’Algérie (pétrole oblige !) à l’UMP, pendant que son agitation perpétuelle et quelque peu décérébrée l’amène à commettre des lapsus édifiants (“fêter l’anniversaire du Vel’ d’Hiv”, a-t-il dit, comme en témoigne David Abiker sur le BigBangBlog), la police française ne trouve rien de mieux à faire que de procéder à des arrestations musclées de… marchandes de légumes.

C’est le blogue Indociles, chroniques de société d’un journaliste de Libération, qui publie ces témoignages, et la vidéo qu’un passant a réussi à filmer sur son portable.

Cela se passe à la Goutte d’Or, à deux pas de chez moi. Les femmes africaines qui vendent des safous sur la voie publique n’ont pas d’autorisation préfectorale, n’est-ce pas, et la police (qui, à Paris, est sous l’autorité du préfet, donc de l’État) sévit contre ces délinquantes, d’une façon qui serait déjà choquante appliquée à des dealers. Coups, lacrymogènes… Même une femme enceinte est brutalisée. Même les gens qui sont en France légalement sont traités comme des malpropres. C’est quoi, cette façon de faire ?

À l’heure où on parle beaucoup de favoriser les entreprises, l’initiative privée et l’enrichissement par le travail, c’est une curieuse façon de traiter de petits entrepreneurs, dont il serait peut-être plus judicieux de légaliser et encadrer l’activité ? Et quand on pense aux barrières légales et règlementaires qui restreignent toujours le commerce des produits alimentaires africains à l’OMC (pour protéger les agricultures européennes et nord-américaines…) et qu’on le rapproche des discours pieux de nos dirigeants sur le co-développement… On en vient à penser : et si, monsieur le président, vous cessiez de faire des courbettes aux dictateurs pétroliers, et que vous fichiez la paix aux marchandes de safous ?



Croquis : le copyright pour les nuls

19 07 2007

Comment comprendre (et appliquer…) les lois sur le droit d’auteur et les droits voisins ? Quels sont les usages légaux d’une œuvre protégée, et dans quels cas faut-il l’autorisation du détenteur des droits ? L’avocat Erik J. Heels a publié sur son blogue un petit schéma [en] (maintenant en licence Creative Commons) qui explique le système du copyright de façon à ce qu’un enfant puisse comprendre. Ce que je découvre grâce à un billet de Cory Doctorow sur Boing Boing [en].

Et comme la maison ne recule devant aucun sacrifice, on trouvera ci-dessus une version traduite et adaptée par mes soins.

croquis : les usages du copyright

Le droit anglo-saxon sur le copyright (littéralement : “droit de copie”) n’est pas identique à celle qui existe en France et protège les droits des auteurs d’œuvres de l’esprit, mais dans l’ensemble le même schéma s’applique. Pour une œuvre protégée, il y a trois types d’utilisation légale :

  • représentées à droite, les utilisations qui ne nécessitent pas de demander une autorisation au détenteur des droits (lire un livre ou l’emprunter à la bibliothèque, par exemple) ;
  • au milieu, les cas où une utilisation totale ou partielle est accordée par les usages (citations, critiques littéraires, parodies…), bref ce que les Anglo-saxons appellent “fair use” ;
  • et à gauche, les cas où il faut l’autorisation du détenteur des droits pour utiliser l’œuvre, bref tout ce qui concerne la reproduction, distribution ou adaptation de l’œuvre (exemple : l’éditeur acquiert auprès de l’auteur le droit de reproduire et publier un livre).

Il y a des cas où l’autorisation est implicite (quand on achète un livre, on acquiert du même coup l’autorisation de l’emporter hors de la librairie ; mais une fois qu’on l’a acheté, on peut le lire ou le prêter sans plus de formalités), d’autres où il faut la demander (un éditeur étranger devra signer un contrat pour obtenir le droit de publier une traduction). Et enfin, il y a la zone où l’autorisation n’est pas nécessaire, mais où on peut aussi la demander : pour utiliser une citation, pour publier une critique ou une parodie de l’œuvre…

Bref, le copyright, c’est peut-être complexe, mais tout devient plus simple avec les bonnes vieilles “patates” de l’école primaire !

Ah ! et puis aussi avec The Gimp pour les retouches… ;)



Une critique de “Cause perdue”

15 07 2007

Tiens, Les Chroniques de l’Imaginaire ont publié une critique de l’anthologie Solstice… Je ne résiste pas au plaisir de citer ce passage :

Le texte suivant, Cause perdue d’Irène Delse est un peu dans la même optique, celle d’une armée. Sauf qu’ici, c’est un capitaine issu du bas peuple qui discute avec son commandant, jeune, et issu de la noblesse. Les visions de la stratégie vont différer entre les deux protagonistes. J’avoue avoir eu un faible pour cette histoire […]

Voilà qui fait plaisir, non ? Allez, pour être honnête, je n’omets pas la suite :

[…] peut-être aussi parce qu’Irène a travaillé sur le site de Tolkiendil, dont je m’occupe actuellement, en écrivant la biographie de Tolkien : forcemment, cela crée un lien !

Ah, oui ! des affinités littéraires, disons… ;)

L’anthologie Solstice, Vol. 1 : Facettes d’Imaginaire est parue en juin 2007 aux éditions 5ème Saison des Mille Saisons. Elle est disponible dans les Fnac ou directement auprès de l’éditeur.



Une chanson pour “L’Inuit”

14 07 2007

Adorable ! Allez vite sur la page d’accueil du Navire en Pleine Ville et cliquez sur la p’tite couverture de C’est l’Inuit qui gardera le souvenir du Blanc… Oui, le truc marqué “Inuit MP3” dessus et “A écouter absolument !” à côté.

Inuit MP3

C’est “L’Inuit”, une chanson de Fransko écrite par composée par Voltène Sue… et inspirée du roman de Lilian Bathelot !

Sacrées connexions, le Navire, mine de rien ! ;)



Programme d’été

9 07 2007

C’est l’été, même si pour moi ce n’est pas les vacances. Il suffit d’allumer la radio ou d’ouvrir un journal pour voir que tout le monde s’est mis, peu ou prou, au rythme estival (qui rime avec festival), et même si on n’a guère envie de faire “comme tout le monde”, on ne peut pas ne pas en être influencée…

Mais surtout, il y a pas mal de choses qui m’incitent à, disons, lâcher un peu du lest côté blogue, ces temps-ci.

Un peu de dégoût, de fatigue du moins, devant ce qui passe pour de l’actualité politique en France, ces temps-ci. Un sentiment d’impuissance vis-à-vis de l’échelon planétaire, aussi. Il vient un moment, on n’a pas très envie de se tirer de la cervelles des choses intelligentes, alors que la maison brûle et que les gens se tapent dessus au lieu d’éteindre l’incendie.

Bref, un peu d’humeur. Qui rime avec horreur.

Et puis des raisons personnelles, un besoin de réfléchir et de faire le point dans ma vie. Dans ma tête.

Donc, voilà. Je suis désolée, mais il risque d’y avoir un peu moins de choses sur ce blogue pendant un certain temps. Moins de billets, ou plus courts, ou les deux. Des vacances.

Il se peut aussi que je change de façon plus ou moins radicale l’esprit de ce blogue. Peut-être vais-je le tourner plus vers la fiction ou des exercices d’écriture ? Ou essayer quelque chose de nouveau, je ne sais pas encore quoi. Des critiques de livres, peut-être ? Un feuilleton ? (C’est rigolo, les feuilletons.) Des interviouves de gens que j’aime bien et que j’aimerais mettre en valeur ?

Tiens, il faudra y songer. Il suffit d’un stylo et d’un bloc-notes, après tout…

Pour l’instant, je vous prie de ne pas m’en vouloir, chers ami(e)s et néanmoins lecteurs (trices), mais l’auteure a besoin de retourner un moment dans sa tanière de papier et de relire certaines pages. Après les avoir défroissées.

Je vous laisse avec les archives du blogue, cependant. Allez y faire un tour, il y a de quoi lire pour plus d’un après-midi pluvieux !

“Bien sûr, je pourrais soulager le sieur Flaubert avec des mots. Mais quelle est l’importance du dit sieur ?”

Gustave Flaubert, Lettres (cité par Julian Barnes dans Le Perroquet de Flaubert)



Départements 29 et 64, marques déposées…

6 07 2007

Psst… 64 ! Répétez-le et écrivez-le partout : 64 ! Et 29 aussi, par la même occasion.

Et 75, tiens, tant qu’à faire.

Que diantre ? Non, rassurez-vous, je n’ai pas perdu la tramontane. Il se passe que je viens d’apprendre une chose bouleversifiante : les numéros de département seraient des marques déposées ! Qu’es aco ? Pour comprendre, voir cet article de l’indispensable Rue89.com (trouvé chez Le Petit Champignacien illustré)…

Ceci n’est pas un numéro de département

Eh oui. La justice a donné raison à la société basque Bil Toki (du 64, justement), qui commercialise des t-shirts frappés d’un fier “64”, et qui a déposé à l’INPI (!) les numéros de départements eux-mêmes, pas seulement le dessin du numéro imprimé sur les frusques en question. Résultat : une société du Finistère, qui utilisait de la même façon leur “29” départemental, doit de lourds dommages et intérêts.

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