19th Nervous breakdown à droite ?
Irène | 11 avril 2007 | 1 h 11 minCette fichue campagne a de quoi donner des ulcères à un moine zen. Cela sent le rapprochement tactique UMP/FN. Sarkozy nous joue Minority Report. Et il s’apprêterait à faire une fleur à un cerain Jacques C. en procédant à un “nettoyage approfondi” dans l’administration de la justice. Pendant ce temps, les journalistes du Monde regardent par-dessus leur épaule (pas de signature au bas d’un article sur les “enjeux” de la personnalité de M. Sarkozy, au cas où les rédacteurs devraient démentir toute participation à l’écriture du texte, j’imagine). Et les questions posées lors des sondages deviennent de plus en plus téléphonées, pour ne pas dire orientées. (“Qui a le plus de chance de gagner l’élection ?” C’est quoi, ça, les pronostics des courses ? Du loto sportif ?)
Électeurs, électrices, encore un effort : après un nouveau plantage sondologiste le 22 avril, les instituts et leurs commanditaires iront tous s’inscrire aux Incohérents Anonymes.
Et on pourra enfin, si on a la possibilité d’un vrai débat, parler du fond.
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Yep, tout à fait d’accord (cf mes propres “pronostics”) et excellent dernier lien.
Dans le Canard, “Sarkozy réfléchit certes à une alliance avec le FN, mais pas avant 2012, histoire, dit-il à son entourage que “la droite se maintienne durablement au pouvoir”. Il n’exclut pas, à terme, a-t-il confié aux mêmes, un rapprochement avec le Front national, dont Marine Le Pen aurait pris les rênes… “Marine pourrait même intégrer le gouvernement à la fin de mon premier mandat”, a lancé Sarko en se marrant.”
Un scénario à la polonaise, à l’italienne, à l’autrichienne…
@ Alan : Merci
@ Dominique : J’ai lu ça en effet. À propos de Marine Le Pen, certains observateurs de la politique italienne voient en elle une sorte de Fini à la française. Ce même Gianfranco Fini, issu du mouvement néofasciste, qui a fait partie du gouvernement Berlusconi… et qui a préfacé la version italienne du bouquin de Sarkozy.
Je note que les sondeurs ne posent plus la question “quel candidat vous inquiète le plus?”
…
Et aussi que le traitement de certains faits-divers par les médias ont un curieux parfum de 2002. Le Midi Libre parlait encore aujourd’hui d’un homicide “possible” dans le cas du policier tué à la Foire du Trône, alors que pour la préfecture c’est un accident dû au mouvement de foule. Sans compter les déclarations de Baroin et Sarkozy sur les “risques accrus” d’attentats d’Al-Qaida en France, car “le détroit de Gibraltar n’a que 14 km”… NS aura décidément mis jusqu’au bout ses pas dans ceux de G. W. Bush, qui avait placé l’année électorale 2004 sous le signe de la “vigilance” et de la “sécurité” ! Espérons que cette fois, l’histoire ne se répétera pas jusqu’au bout.
Ah ben le gars de ton avant-dernier lien, il a découvert ce qui est écrit en tout petit : les sondages, c’est avec /- 3, avec une certitude de 95%.
Autrement dit : les sondeurs sont sûrs que le “vrai chiffre” est à 95% situé dans un intervalle de -3 / 3 points autour du chiffre qu’ils indiquent. Il y a 5% de chances que le vrai chiffre soit en-dehors de cet intervalle (dans un sens ou dans l’autre).
D’ailleurs, constater que les chiffres définitifs s’écartaient de 2 à 4% des prévisions, c’est quelque part conforter lesdites prévisions : on est bien dans la fourchette -3/ 3 la plupart du temps.
Enfin quand on sait ça, et qu’on voit que les chiffres des sondages sont à moins de 6 points d’écart, ben… Tout est possible !
En particulier, comment imaginer que Le Pen fera moins de 16 % ? Il a toujours fait plus que les sondages, et jamais moins que l’élection précédente. Il est donné à 13. Donc là il manque 3 points, qui sont “cachés” chez un ou plusieurs autres.
Enfin comme d’hab’, pas un seul sondeur n’aura eu le duo dans l’ordre, au soir du 22 avril.