Journée internationale sans DRM

3 10 2006

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Aujourd’hui, mardi 3 octobre, c’est la journée internationale sans DRM. On peut s’attendre à des flashmobs (pardon, des manifs), des expos, des débats… Tout ça "en vrai" ou sur le Net.

Bon, de mon côté, je vous propose ces deux articles redoutablement informés et argumentés de Cory Doctorow, sur la liberté de l’information et sur le cheval de Troie des DRM que représente la TVHD. Aïe, désolée, c’est uniquement en anglais…

Allez, les francophones devraient déjà trouver du grain à moudre dans cette traduction de la célèbre communication à la conférence Microsoft Research en 2004, où l’écrivain de SF / journaliste / activiste explique pourquoi les DRM sont aussi mauvais pour l’industrie du divertissement, à la longue, que pour les consommateurs. Et en plus, les protections techniques sont des passoires, puisqu’on est obligé de mettre la clef du code sur le même support que le document codé…

Et aussi, toujours d’actualité, l’article de l’éditeur Tim O’Reilly : "Le piratage est un impôt progressif". Ou quand l’obscurité est plus mauvaise pour les auteurs débutants que le piratage. Au contraire de ce qui se passe avec les best-sellers !

Et vous, me dira-t-on peut-être, faites-vous ce que vous prônez ?

Oui, dans la mesure du possible. Les textes de ce blog, sauf mention contraire, sont sous licence Creative Commons 2.0. On peut aussi y lire gratuitement, sans code ni clef, des nouvelles et de la poésie.

Quant au roman, pour l’instant, il n’existe encore que sous version papier. Lorsqu’on passera sous forme d’ibouq, alors… La question reste ouverte.

Pour l’instant, les auteurs qui ont essayé l’aventure des livres électroniques gratuits sans DRM (Cory Doctorow, Eric Flint…) sont d’avis que c’est un plus pour eux : d’abord pour leur notoriété (les lecteurs qui n’achètent pas vos livres sont ceux qui n’ont jamais entendu parler de vous !), ensuite parce que le fichier électronique gratuit valorise, par comparaison, le livre papier, pratique, accessible immédiatement, qu’on peut emporter partour et utiliser sans électricité. C’est un objet personnel, aussi, qu’on peut toucher et auquel on s’attache… Donc les lecteurs qui ont lu l’auteur sur Internet achètent aussi le livre papier pour l’avoir entre leur mains.

Mais le modèle de l’édition classique (l’auteur cède tous les droits sur son œuvre à l’éditeur, à charge pour celui-ci de la porter à la connaissance du public) risque d’être bientôt bousculé par cette question des DRM.

Car aujourd’hui, comme pour les artistes à la SACEM, si on veut donner un texte en libre accès sur le Net, on doit compter avec l’éditeur auquel on a cédé les droits. Et qui a payé pour ce droit. En contrepartie, l’auteur est déchargé des corvées de fabrication du livre, référencement, service de presse, promotion, suivi des ventes, etc. Du côté de l’éditeur, cependant, l’option d’une publication gratuite sur le Net, totale ou partielle, peut entrer dans une logique de promotion de l’œuvre auprès d’un large public.

Auteurs et éditeurs ont là de quoi réfléchir.

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2 réponses à “Journée internationale sans DRM”

4 10 2006
libre fan (07:48:21) :

Bonjour,

Non, ce n’était pas la journée *sans* DRM (vieux pieu) mais *contre* les DRM.

Et si vous vous intéressez aux licences libres comme Creative Commons peut-être serez-vous intéressée par cet éditeur orginal?
InLibroVeritas http://www.inlibroveritas.eu/ vous trouverez d’autres liens du réseau InLibroVeritas sur cette page.

Pour être publié et rester libre.

Bonne journée

4 10 2006
Irène Delse (09:58:24) :

Sans, contre : ne pinaillons pas, il n’y a pas copyright dessus ;-)

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