Le vieux fascisme est toujours là

8 09 2006

Franchement, avant de déblatérer des à-peu-près douteux sur les “islamo-fascistes”, George Bush, Tony Blair et leur partisans feraient bien de ne pas perdre de vue les vrais fascistes, qui n’ont toujours pas disparu. Ni désarmé.

Il y a bien un fanatique islamiste, antisémite et anti-occidental, de nos jours : c’est Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien. Et divers mouvements (comme le Hezbollah) entretiennent soigneusement la confusion entre opposition à Israël et antisémitisme (hélas, bon nombre de leurs adversaires font de même, mais c’est une autre histoire). Sans parler d’Al-Qaida, bien sûr, qui cherche à déstabiliser les gouvernements pro-occidentaux dans les pays musulmans (et donc leurs alliés occidentaux) pour y prendre le pouvoir et y établir un régime théocratique.

Mais de là à étiquetter “fasciste” le moindre apprenti terroriste maladroit qui se fait prendre avant même d’avoir commencé, il y a de la marge.

Et puis surtout, on pourrait peut-être commencer par balayer devant notre porte, ici même, en Occident…

Des néo-nazis bien vivaces

La nouvelle tombe ce matin : un complot néo-nazi déjoué dans les rangs l’armée belge… Leur idéologie : xénophobie, racisme, antisémitisme. Au programme de ces sinistres salopards, des attentats terroristes pour déséquilibrer la démocratie. Ce n’était pas une menace en l’air, puisqu’on a saisi des armes et explosifs dans plusieurs caches.

La nouvelle étonne beaucoup, semble-t-il. Et pourtant… Les mouvements fascistes et xénophobes ont périodiquement le vent en poupe dans de nombreux pays occidentaux.

On se souvient de Jörg Haider en Autriche (il y est toujours gouverneur du Land de Carinthie et sa soeur lui a succédé à la tête de son parti), des alliés néo-mussoliniens de Berlusconi en Italie (dont la propre petite-fille du dictateur). Plus récemment, on a vu une famille d’extrême-droite prendre le pouvoir en Pologne. Sans parler de l’ex-Vlaams Blok en Belgique (24 % aux dernières élections) ou du British National Party anglais, qui a aussi fait récemment une percée électorale…

Aux Etats-Unis, les suprématistes blancs (White Supremacists) forment une nébuleuse dangereuse, parfois violente, incluant le tristement célèbre Ku Klux Klan, qui n’a toujours pas désarmé. Sans parler du mouvement Christian Identity (identité chrétienne), qui “justifie” par la Bible la supériorité des chrétiens sur les autres religions ainsi que l’emploi de la violence. Et puis il y a diverses milices survivalistes, anti-gouvernementales ou sectaires qui flirtent avec le racisme et le fascisme, qui ont probablement inspiré l’auteur de l’attentat à la bombe contre un batiment fédéral d’Oklahoma City en 1995, l’acte terroriste “domestique” le plus meurtrier aux Etats-Unis.

Mais avec un président qui se définit principalement d’après sa religion, n’avait jamais voyagé hors de son pays avant son élection à la présidence, doit principalement sa carrière à sa qualité d’héritier d’un clan patricien lié à la grande industrie (pétrole, armement), qui défend (et pratique) la guerre préventive et la torture envers les suspects de terrorisme, est conseillé par des idéologues extrémistes tenant de la “mission civilisatrice” de l’Occident judéo-chrétien et du “choc des civilisations”… On peut se dire que l’obscurantisme, la collusion du pouvoir et des intérêts privés et, pour tout dire, des tendances fascisantes, pèsent d’un poids inquiétant dans cette démocratie

Vainqueurs et vaincus de la Seconde Guerre mondiale ensembles

Au Japon, le retour du nationalisme réactionnaire a également lieu au sommet même de l’Etat. Le premier ministre Koizumi envoie régulièrement des signes politiques en direction des nostalgiques du Japon militariste et conquérant et des xénophobes. Il est également l’héritier (3ème génération) d’une famille de politiciens.

Et en France ? Franchement, on n’a pas vraiment non plus de quoi pavoiser. Il y a chez nous actuellement pléthore de politiciens ancrés très, très à droite.

Les Le Pen père et fille, qu’on ne présente plus. Mégret, qui avait fait sécession d’avec le “grand chef”, n’a pas renoncé à jouer un rôle politique. Mais les nouveaux prétendants aux suffrages des xénophobes et des réactionnaires (comme on peut en juger par leurs discours et leurs actions) sont aujourd’hui Philippe de Villiers et Nicolas Sarkozy.

Curieux, d’ailleurs, comme la “révolution nationale” fait bon ménage avec le conservatisme le plus réactionnaire : père, fille, soeur, frères, le pouvoir se transmet par le sang aux membres de la famille proche, souvent au détriment des militants… Culte du chef, mis au-dessus du reste de l’humanité, libre même de se passer tous ses caprices, mais qui n’a confiance en personne que ses propres consanguins. Mussolini, qui était pour lui-même adepte de l’union libre, a exalté à l’usage des gouvernés la famille traditionnelle ; Hitler avait le même genre de contradictions ; quand à la vie sentimentale/matrimoniale agitée des Le Pen et Sarkozy, elle a défrayé la chronique à plusieurs reprises : on se souvient encore des “ménages” de Pierrette Le Pen ; quant à Cécilia, est-il besoin d’épiloguer sur la biographie, les photos et le reste ?

Le principe du chef, le sang comme principe ultime d’appartenance au groupe (d’où le racisme) et comme légitimité du gouvernement (préférence familiale), enfin la fascination pour la violence, non seulement comme outil pour conquérir ou garder le pouvoir, mais parfois pour elle-même, comme un mode de vie…

Le pouvoir par la violence, pour la violence

Les rationalisations abondent chez les fascistes pour justifier la guerre, la torture, la violence de rue, les coups d’Etat. On veut “sauver” le peuple ou la nation d’une démocratie prétendument corrompue ou de députés affairistes et inefficaces. Ou sauver des vies, théoriquement, attaquant le premier (et bonjour la “guerre préventive !), en torturant des suspects de terrorisme, est un leurre : si on sait exactement qui a posé une bombe à un moment donné, avant que la bombe explose, grâce à des tactiques policières classiques (informateurs, surveillance, infiltration de groupes suspects…), alors en général on en sait tellement sur le groupe et ses actions qu’on a une idée de la cible. Soyons clair, c’est extrêmement rare d’avoir dans les mains un individu dont on est absolument sûr : 1) qu’il est un terroriste ; 2) qu’il a posé une bombe qui va exploser dans les heures qui viennent, sans qu’on sache où. C’est un scénario hyper-dramatique pour série télévisée, pas la réalité.

Ce qui se passe en pratique, c’est qu’on attrape des suspects sur les soupçons les plus futiles, qu’on les torture et que, bien souvent, on les tue (s’ils n’ont pas déjà succombé) et que l’on fait disparaître le corps pour éviter d’être rattrapé ensuite par la justice et l’opinion publique.

Ceux qui ont un peu de culture historique et géostratégique auront reconnu là la doctrine de la “guerre subversive” ou “guerre révolutionnaire”. Qui a été élaborée, c’est triste à dire, par des officiers français après la guerre d’Indochine. En réaction à une guerre où les combattants ennemis était “comme des poissons dans l’eau” dans la population civile (selon le mot d’un autre dictateur, Mao Zedong, qui n’hésitait pas à faire mourir le peuple en masse quand cela l’arrangeait), ces théoriciens de l’horreur ont choisi de faire la guerre à la population elle-même, dans le vain espoir que les civils accablés par cette violence rejettent les “terroristes (c’est-à-dire les combattants ennemis) comme un corps étranger, pour faire cesser cette terreur.

Quand la lutte “anti-terroriste” renforce le terrorisme

Vain espoir, comme on le voit chaque fois qu’une population est prise entre un groupe d’extrémistes, mais qui ont pour eux une certaine légitimité (origine nationale, religion, appartenance à un parti), et une armée d’occupation aux méthodes brutales. Au lieu de monter le peuple contre les extrémistes, cette terreur d’Etat donne le résultat inverse de renforcer la légitimité des extrémistes !

Cela s’est passé en Algérie, où s’est notamment “illustré” J.-M. Le Pen, cela s’est passé au Vietnam. Cela se passe encore en Tchétchénie, en Irak, en Palestine.

Le peu d’efficacité à long terme de cette “guerre subversive” ou “école française” (hélas…) ne décourage pas les gouvernements autoritaires d’y avoir recours. Les officiers français qui ont formalisé le système ont notamment été invités à donner des cours dans les académies militaires américaines, pour la formation d’officiers de renseignement. Le général Aussaresse, notamment, a enseigné dans la sinistre École militaire des Amériques, financée par les USA, qui a contribué à former les tortionnaires des régimes sud-américains. Régimes que la France, par ailleurs, affectait de ne pas soutenir, mais dans les faits renseignait sur les allées et venues des dissidents, qui étaient ainsi cueillis lorsqu’ils quittaient notre territoire.

Paradoxalement, les théoriciens de la “guerre subversive” étaient pour beaucoup d’anciens résistants à l’occupant nazi. Certains avaient été torturés. On peut gager que le motif de leur entrée dans la résistance était plus la défense du territoire national que celle de la démocratie, mais enfin… Pourquoi cette identification assumée avec les bourreaux de la Gestapo ? (Henri Alleg, dans son livre-témoignage sur la torture en Algérie, La Question, rapporte que lorsqu’il avait traité ses tortionnaires de “gestapistes”, ceux-ci avaient ricanné et s’en étaient vantés, apparemment fiers d’être “pires que la Gestapo”, selon leurs mots. Cet “étalon-or” de la barbarie était devenu une référence pour les tortionnaires d’Alger.)

Les Nazis superstars

Je me demande s’il n’y a pas là un curieux phénomène psychologique. Un peu comme les officiers français fidèles à Pétain, le choc de la défaite a conduit à l’exaltation de l’ennemi, de sa puissance et de sa force en tant que telles, et non comme moyens pour une fin, puis à une identification à cet ennemi, par une sorte de mécanisme de conservation de son univers mental. En somme, la logique était : “Nous n’avons pas été vaincus parce que nous étions mal organisés, mais à cause d’une faiblesse inhérente des démocraties vis-à-vis d’une dictature. Pour vaincre, nous devons donc imiter les dictateurs, employer les mêmes méthodes. La fin justifie tous les moyens.”

Les responsables de ces filières françaises des escadrons de la mort sont pour la plupart impunis. De Gaulle a également pardonné à l’OAS peu après la guerre d’Algérie. Sous sa présidence et celles de Pompidou et Giscard d’Estaing, une milice semi-politique, semi-crapuleuse, le SAC, a joué le rôle de “casseur de gauchiste” avec la bénédiction discrète des autorités (et, en partie, les finances de la CIA). Cela s’est terminé en 1982, la paranoia anti “socialo-communistes” aidant, avec la tuerie de toute une famille. Il est de cette milice et du RPF qui l’avait resté des réseaux et des cercles de sympathie ultra-nationalistes, “identitaires” et autoritaristes comme l’UNI et le MIL, qui comptent ou ont compté de nombreuses personnalités de l’UMP.

Nicolas Sarkozy ne s’y affiche pas expressément, mais à lire les mots d’ordre du MIL, on croirait voir défiler les récentes interventions politiques du candidat-ministre… Vous avez dit bizarre ?

“The only thing we have to fear is fear itself” - F. D. Roosevelt

Aujourd’hui, à chaque attentat ou simple menace d’attentat, même vague (comme on l’a vu avec l’affaire des “mosquées de Roissy” ou le complot mal ficelé qui a paralysé les aéroports britanniques), des voix s’élèvent pour réclamer la suppression de nouvelles libertés, pour ficher tous les citoyens et surtout les étrangers. On réclame des expulsions par “charter républicain” (encore de Villiers, qui semble avilir ainsi à plaisir le mot de République), des contrôles au faciès, de la biométrie dans les écoles, de la préférence nationale, de la “fermeté” (lire “brutalité”) à tout va… Le ministre de l’Intérieur, qui semble oublier qu’il est au service du peuple français, et non le contraire, fait du corporatisme policier dans l’exercice de ses fonctions.

Mais s’il y a une leçon à tirer de la confrontation des démocraties avec le fascisme lors de la Seconde Guerre mondiale, c’est que les démocraties qui étaient déterminées à gagner en tant que démocraties y ont réussi ! Roosevelt, Churchill, et même de Gaulle, qui avait plus le mot de “France” que de “démocratie” à la bouche, mais ne voulait pas d’une France sujette, ont défendu un système politique autant que des territoires, une identité démocratique autant qu’une identité ethnique ou nationale.

C’est toute la différence entre ceux qui entrent en guerre pour se défendre et ceux pour qui la guerre sert à faire avancer des pions (encore l’Irak…) sur l’échiquier géopolitique. C’est la différence entre l’emploi de la force (armée, police…) pour défendre son existence et son autonomie, et son emploi pour forcer d’autres à se soumettre à votre autorité.

La droite et l’extrême-droite, unies ou divisées

Je ne voudrais pas sombrer dans le manichéisme (Roosevelt, par exemple, ne faisait pas non plus toujours dans le détail, comme on l’a vu avec l’internement des nippo-américains après Pearl Harbor). Ni dans l’illusion contraire, de voir tous les droitistes, nationalistes et conserveateurs avec des lunettes brunâtres : ce serait faux. On peut être pour un certain statu quo social et une bonne dose de tolérance et de respect d’autrui dans ses convictions, comme le montrent (prenons des exemples parmi les personalités politiques françaises) un François Bayrou, ou, dans un registre supérieur, à mon avis, Simone Veil.

N’empêche. N’empêche que ce n’est pas un hasard si les services secrets américains (et pire, les entreprises de sécurité privés sous contrat avec l’armée, encore une particuliarité américaine favorisant les abus) ont remis en usage les méthodes gestapistes de torture, sans vraiment se cacher puisqu’ils ont simplement changé l’étiquette de ces “méthodes sévères d’interrogatoires”. La paranoia anti-subversion alliée à la nécessité de défendre une présence militaire en pays hostile : les mêmes causes conduisent aux mêmes effets.

Ce n’est pas un hasard si J.-M. Le Pen est proche de divers dictateurs (en particulier Saddam Hussein) et d’hommes d’Etat autoritaires (Poutine…) et s’il défend les intérêts particuliers des contribuables à l’ISF. L’argent va à l’argent, le goût du pouvoir pour lui-même au pouvoir.

Cela ne les empêchera pas de défendre, sans rire, les “petits” contre les “gros” (selon la réthorique poujadiste) : aspirant au rôle de berger, ils ont soin de flatter les brebis.

Ce n’est pas un hasard non plus si les mêmes, en France et ailleurs, qui prônent le traditionnalisme dans les moeurs et l’honnêteté en politique (“mains propres et tête haute”, dit le FN : tu parles !) ne s’appliquent guère à eux-mêmes ces valeurs : le chef, du seul fait qu’il est le chef, fait tout ce qu’il veut. Pour la même raison, il favorisera ses enfants et ses frères et soeurs par rapport à des “étrangers”.

Ni morale, ni règle, ni vérité

On reconnaîtra aussi les candidats à un pouvoir autoritaire, voire dictatorial, à ce qu’ils ne respectent pas plus le langage que la vérité : c’est une manipulation permanente des mots, une novlangue où l’on appellera “immigration choisie” le tri des immigrés à l’entrée du pays, “réalisme” les réactions racistes de base des “français de souche” envers les nouvaux venus, “staliniens” les gens de gauche, “terroristes” les combattants ennemis (même lorsqu’ils défendent leur propre territoire), et, bien sûr, “populaire” un menteur habile qui caresse les brebis dans le sens de la laine pour mieux les mener à la tonte. Ou à l’abattoir.

Car le problème, avec ces gens fascinés par la violence, obnubilés par le principe du chef et la légitimité par le sang, c’est qu’ils ont tendance à créer le chaos dont ils ont besoin pour prendre le pouvoir et ensuite s’y maintenir. Pour prétendre “sauver” le peuple, on commence en fait par le mettre en danger.

Comment se souviendra-t-on, en 2007, des émeutes de novembre 2005 ? Comme le danger venu des “bronzés” dans nos banlieues, ou comme le face-à-face explosif d’une population frustrée et défavorisée avec un autocrate arrogant ?

Pourtant, nous ne sommes pas (encore ?) dans un pays où ethnies, religions et classes sociales sont aussi sanctuarisées qu’aux USA et Angleterre (ce qu’on appelle “communautarisme”), et que la culture de violence parmi l’ensemble de la population est bien inférieure à celle des Etats-Unis, de sorte qu’on n’a pas eu droit à de vraies guérillas interraciales. Mais avec un candidat chef qui modèle ses convictions, ses discours et ses attitudes sur ce qui se passe au-delà des mers, à l’Ouest, qui peut savoir ce que l’avenir nous réserverait ?

«”On Komarr… The war made a lot of victims.”

“Among the ennemy,” said Vorkalloner. “Isn’t that the idea?”

Vorkosigan sighed. “Not if you want to stay.”»

— Lois McMaster Bujold, Shards of Honor

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5 réponses à “Le vieux fascisme est toujours là”

8 09 2006
Titophe (16:59:52) :

Il n’y a pas que dans l’extreme droite que subsistent des idees racistes. Notre memoire collective est encore bien trop confuse, et cela durera tant que nous ne saurons regarder notre histoire en face, l’accepter et l’assumer.
Titophe - Blog Racisme et Histoire ( http://colonisation.blogspot.com )

8 09 2006
Irène Delse (23:09:28) :

Exact. Si l’extrême-droite a tant de poids, c’est surtout parce que ses thèmes, idées et schémas de pensée rencontre de l’écho dans une bonne partie de la population…

9 09 2006
Dominique (13:21:16) :

Ce qui s’est passé en Belgique récemment est plus qu’inquiétant. Il existe un cordon sanitaire autour de Vlaams Belang, mais le CDV (parti chrétien-démocrate flamand) collabore de fait avec lui dans certaines instances. La présidence de la région Flandre prend des mesures pour flamandiser la Flandre, qui sont à la fois hostiles aux francophones même dans les communes à facilités et aux immigrés, l’accès aux logements sociaux est par exemple conditionné au fait de pouvoir parler le flamand (qui n’existe pas puisque c’est un ensemble de dialectes très locaux éloignés du néerlandais). Le complot nazi récemment découvert montre qu’il y a la possibilité d’une guerre civile ouverte à partir de la propagande du VB et c’est vraiment nouveau, même si on connaît les liens entre le mouvement indépendantiste flamand et le nazisme avant la Deuxième Guerre mondiale. S’il y a un effondrement de la Belgique, ce sera contre les Flamands francophones (qui existent en forte minorité) et contre les immigrés : lors des crimes racistes d’Anvers, il n’y a pas eu de mobilisation flamande pour protester ou plutôt cela a été pour dire que VB n’était pas du tout responsable. Si VB fait plus que 25 % des voix aux élections communales de ce mois, il gouvernera la plupart des grandes villes avec l’appui du CDV contre les libéraux, socialistes et écologistes. Et la division de la Belgique sera encore plus proche, avec comme conséquences une ethnicisation de la Flandre et un appauvrissement de la Wallonie où viendront se réfugier tous les immigrés exclus et les francophones chassés. Et si on ne voit pas les conséquences aussi sur le reste de l’Europe…

13 09 2006
Alan King (00:57:12) :

Joli, Irène, excellente synthèse développée (…mh…).
Je suis tombé récemment là-dessus, dans la catégorie Vive la Race Blanche américaine : http://www.nationalvanguard.org/index.php
Assez sidérant, en plus des autres organisations que tu cites.
Je n’imaginais pas, pour Le Pen et Poutine. Là, pour le coup, des photos m’intéresseraient plus que celles de Cécilia S. A propos de Poutine, la soirée spéciale sur Arte ne remontait pas particulièrement le moral.

17 03 2008
Blueberry (19:06:20) :

C’est assez amusant de constater que même une éditrice, c’est à dire quelqu’un qui devrait entretenir un certain amour des mots, s’amuse à rechercher des “fascistes” un peu partout pour les mettre dans le même grand sac du “fascisme” .

Irène : Oups ! Ça commence mal, mon vieux : je ne suis pas éditrice, mais auteure. Apprenez d’abord à lire un texte, avant de le critiquer…

Le goût de l’anathème sans doute.

Ah, c’est donc la seule explication que vous pouvez imaginer. Ben voyons.

Et ce tout en les dénonçant comme étant les premiers manipulateurs en matière de mots.

Hum. En dénonçant qui ça, au fait ? Les fascistes ? Vous me reprochez de les dénoncer ?

Alors même que, justement, ce qu’on reproche souvent à ces grands méchants fascistes, c’est justement de ne pas adopter la novlangue.

Ah bon ? Ce sera une première nouvelle pour les historiens, alors !

Ou, plutôt, de ne pas adopter la novlangue qui a l’insigne honneur de vous plaire. Ainsi, la fameuse “gauche plurielle” ne saurait devenir “socialo-communistes”. Les communiqués de la Marie de Paris ne sont pas rédigés en novlangue.

Tiens, un vexé du deuxième tour ! On dirait que ça vous est resté en travers de la gorge, la victoire de Delanoë…

Non, la novlangue, ce n’est qu’immigration choisie pour parler de sélectionner les candidats à l’immigration. Il n’y en a qu’une. Elle est de droite. Vilainement de droite. Et il faut la combattre.

Si vous défendez l’emploi de termes spécieux par la droite, nous n’allons pas nous entendre, je le sens.

La paille et la poutre…

Sans doute. Cela dépend dans quel sens on les place, évidemment !

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